mon compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Canards Laquais

Du droit encore du droit, on cause que de ça partout. Découvert l’existence d’un nouveau parti politique suédois, des pirates comme ils se sont nommés. Ce qu’ils veulent : réformer la loi sur les droits d'auteur ; abolir les brevets sur les logiciels et le vivant; améliorer la protection de la vie privée. Ils ont même obtenu un siège au parlement européen suite à leurs trente et quelques mille d’adhérents. L’homme égoïste est très en bagnole sur ses droits, c’est même à ça qu’on le reconnait. Le cheval a toujours été un signe extérieur d’égoïsme. On ne peut guère y monter qu’à deux. Après y a les voitures à cheval, et les chars romains mais l’utilisation optimale de cet animal reste la monte individuelle. Idem pour la bagnole, rien de plus chiant que de conduire avec une femme apeurée à ses côté, sur le cheval elle est derrière et contrainte d’admirer le paysage ou de pratiquer des attouchement sur l’une des deux bêtes qu’elles enchâssent de ses adducteurs puissants, ce qui constitue, et là il serait temps d’ouvrir une parenthèse avant que cette phrase ne vous étouffe ( Les amazones ont montré à quel point ces muscles intérieurs des cuisses était utile à autre chose qu’à retenir le mâle au moment du coït).

Les droits de l’homme égoïste, cet homme très à cheval, sont en vérité d’une hypocrisie rarement égalée. Plus ou moins en cheville avec WikiLeaks, cet organe d’information qui fait trembler le pentagone et dont le but avoué est de devenir l’organe de presse le plus puissant du monde ( ils doivent ajouter « libre » mais c’est de la propagande, suis pas un journaliste intelligent qui répète les mensonges), ce groupe de pirates suédois défient les socialistes puritains et les chrétiens démocrates en places. Les tempéraments à cheval donnent souvent dans la politique ou le journalisme qu’on peut résumer par le terme de publiciste comme le fait remarquer Lapinos. L’anecdote intéressante malgré son caractère libidineux c’est le fait que Dick Augustsson, alias Rick Falkvinge a été traumatisé par la discrimination due à son prénom de baptême ; Dick = bite en anglais d’Oxford. Le voilà donc parti à changer de nom et créer un parti politique. Son nouveau nom signifie « aile de faucon » Rick étant l’abréviation de Richard, car de son propre aveu le pirate rêve de devenir aussi riche que Bill Gates, son auguste père spirituel. Toujours le même concourt de bite!

Des idées plus tordues les unes que les autres et pour cette raison qui plaisent à de nombreux tordus, disons le genre de paumés que nous sommes tous plus ou moins dans le merdier des idées. Le type se dit ultra capitaliste et communiste numérique, le grand écart que j’explique comme étant le syndrome disons napoléonien : je suis le seul (nous sommes une poignée en fait) à être assez puissant pour vous offrir la liberté, je dois être le plus libre de tous. Dans les faits il suffit de remplacer liberté par richesse.

Je pompe un peu wiki pour vous donner une idée du genre de torderies dont je parlais plus haut :

« Le Parti pirate souhaite établir un équilibre juste entre les intérêts des consommateurs et des éditeurs. Selon le parti, le peer-to-peer devrait être encouragé et non criminalisé et l'usage non commercial des œuvres devrait être libre. Le parti souhaite aussi la disparition des DRM.

Extrait du site officiel du Parti pirate (traduction non officielle) :

« Le but officiel du système de droits d'auteur a toujours été de trouver un équilibre entre les intérêts des éditeurs et des consommateurs, afin de promouvoir la création et la diffusion de la culture. (en gros les droits de l’auteur à se soumettre aux caprices de la publicité) Aujourd'hui cet équilibre a été complètement perdu, à un point où les lois sur le droit d'auteur limitent considérablement la chose même qu'ils sont censés favoriser. (l’enrichissement fiduciaire des éditeurs et culturel des consommateurs, chacun dans son petit coffre fort « chiffré »)  Le Parti pirate veut reconstituer l'équilibre dans la législation sur le droit d'auteur. Tous les usages et copies non commerciales devraient être complètement libres. Le partage de fichiers et les réseaux P2P devraient être encouragés plutôt que criminalisés. La culture et la connaissance sont de bonnes choses, plus elles sont partagées plus leur valeur augmente. »

ça a au moins le mérite de montrer que lorsque la culture devient un bien de consommation, les théories de l’information fusionnent avec celle de l’économie puisqu’elles ne sont pas différentes de nature et le résultat en est la désintégration de l’esprit. Accumuler et diffuser des connaissances sous la forme d’informations, tel que le fait Wikipédia est une entreprise commerciale, d’ailleurs la tronche de cake de son fondateur qui fait la manche sur son site ressemble à n’importe quel tronche de directeur commercial américain. Que cette entreprise essaye de passer pour autre chose et la réalité la rejoint, voyez plutôt : (je laisse les liens pour les curieux)

« Le Parti pirate souhaite limiter les droits d'auteur à cinq ans. Cinq ans après la publication originale, tout travail publié serait dans le domaine public. Selon Richard Stallman, le fondateur du projet GNU, cette intention est contraire aux intérêts des logiciels libres. Ceux-ci se retrouveraient discriminés par rapport aux logiciels commerciaux car ces derniers n'auraient, en l'état actuel des intentions du Parti pirate, aucune obligation de publier leurs codes sources. Les sociétés commerciales pourraient ainsi, passé ce délai de cinq ans, incorporer du code libre dans leurs projets alors que les programmeurs du monde libre ne pourraient pas incorporer le code non divulgué des projets commerciaux. »

Le diable se mort la queue en somme car dans cette affaire on ne pense pas on compte. La pensée est reléguée au stade de l’information. Ça date pas d’hier. C’est la philosophie question pour un champion.

Ça vaut pas la «philosophie » de La Fontaine dans Les poissons et le Cormoran. Ce dernier se voyant acculer par l’âge, il crée un canard (une fausse information) dont la nécessité, docteur en stratagème lui fournit l’idée. Il fait courir le bruit d’un grand malheur à venir (la pêche des hommes, à comparer avec la recherche de clients, cette pêche au pigeon du capitaliste) qui finit par convaincre le peuple des poissons, ces pigeons, de venir se protéger dans son garde manger à lui. Pour l’instant notre Rich potential Dick Augustsson Aile de faucon ne demande lui que 1500 euros par mois pour  mener à bien cette mission, mais le besoin qu’il a d’être le plus riche va le pousser à canarder grave dans un avenir proche. 

Je laisse la parole au divin La Fontaine.

…Là Cormoran le bon apôtre,
Les ayant mis en un endroit (les poissons/pigeons)
Transparent, peu creux, fort étroit, (un petit écran connecté)
Vous les prenait sans peine, un jour l'un, un jour l'autre.
Il leur apprit à leurs dépens
Que l'on ne doit jamais avoir de confiance
En ceux qui sont mangeurs de gens.
Ils y perdirent peu, puisque l'humaine engeance
En aurait aussi bien croqué sa bonne part ;

Qu'importe qui vous mange ? homme ou loup ; toute panse
Me paraît une à  cet égard ;
Un jour plus tôt, un jour plus tard,
Ce n'est pas grande différence.

 

 

Les commentaires sont fermés.