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apocalypse

  • Intermède politique (suite et fin).


    Mon rôle de conseiller spécial du futur président ukrainien a tourné court hier. Suis allé à Maïdan (la place de l’Indépendance occupée) essayer de le rencontrer pour lui botter le moral et l’inciter à passer à l’action. Mais ces démocrates, la première chose qu’ils commencent à faire dès qu’ils possèdent un peu de pouvoir c’est de se fermer au démos, au peuple. Impossible donc de rencontrer Klitchko, on m’a rit au nez. Ironie du sort je tombe sur une journaliste française. Comme tous les gens de sa caste elle a tout lu, tout bu, tout vu, y compris la nuit du 10 décembre où ça a chauffé sa mère. Ha c’était bien ça ! me confie-t-elle. Deux fois vautour, femme et journaliste, un pléonasme vivant tant la profession de rapporteur convient naturellement à la lâcheté des femmes. Qu’on vienne pas me parler de ces journalistes héros de l’information qui se font tabasser, voire assassiner, à ça je réponds que rapporter comporte des risques, on l’apprend dès la maternelle. Vous pouvez lire son article ici, voilà ce qu’elle a tiré de cette nuit, cette branleuse. Typique de l’esprit de vautour de ces lèche-culs, le type ne se considère pas comme un héros mais pour autant elle en fait le titre de son article. Ça doit être la dernière tendance en journalisme, c’est celui qui le dit pas qui l’est !

     

    Sur ce j’ai chopé deux branleurs qui tenaient une caméra et un micro, des gars de la télé, m’ont écouté puis un jeune journaliste s’est pointé, sourire aux lèvres, et te les a embarqués, sans doute m’a-t-il trouvé pittoresque. Mon propos est pourtant simple et vrai. Le peuple ukrainien à 99% en a marre de son chef et veut le virer. Mais pour ça faut y aller, le prendre par le collet et le descendre dans la rue, l’amener à Maïdan et déclarer des élections anticipées. Autrement dit, il faut agir. Moi du haut de mes soixante kilos tout mouillés, mon anonymat et mon grand âge, je peux même pas l’approcher le cochon géant, tandis que Klitchko il peut lui, et le conduire fermement jusqu’à la mairie occupée par le peuple. Ces deux-là jouent dans la même catégorie des 2mètres pour 100 kg. Alors la question se pose, qui tirerait sur Klitchko ?  tout le monde me répond spontanément « personne ». Sauf naturellement quelques européens en mal de romantisme qui s’imaginent que des costauds encore plus costauds que lui, auraient vite fait de te le mettre à terre, ni une ni deux, et que tout ça est vraiment puéril, la politique c’est sérieux mon vieux Fodio !  les pauvres innocents. Si Klitchko avaient des couilles il aurait fait ce que je dis depuis longtemps, mais c’est un démocrate chrétien, hum, Judas aussi l’était. Mais trêve, la raison pour laquelle personne ne tirera sur Klitchko, quoiqu’il fasse, en fait il y en a plusieurs : d’abord c’est un champion du monde, de boxe qui plus est, pas de patinage artistique, une sorte de héros national, deuzio, il est l’adversaire déclaré du président, et troizio il a un frère ! Et le petit frère c’est pas de la gnognotte non plus, boxeur itou et pas moins bon que son ainé.

    En vérité je n’y ai jamais cru à l’homme providentiel, le peuple ukrainien en revanche, si. Mais voilà, on s’aperçoit à présent que le héros n’est qu’un bavard et que comme président, il vaudra pas mieux que les autres. L’Ukrainien n’est pas foncièrement démocrate, en tous cas pas si on en revient à l’époque des cosaques qui n’étaient pas des mercenaires quoiqu’en disent certains historiens mal renseignés. C’était des types qui se voulaient chrétiens et libres. Comme à cette époque et comme à toutes les époques d’ailleurs, pour être libre il faut sans arrêt se battre contre les jaloux, les possédés, les aliénés, ils se battaient pour se protéger. Pas vraiment chrétiens donc, ou disons pas assez. Ils aimaient un peu trop le monde, leur terre, leur femme, leur mère, la bagarre et la vodka, tout le contraire du Christ en somme. Pour autant c’était des hommes qui se respectaient dans la mesure où ils ne s’imposaient pas de lois inutiles, chacun pouvait vivre comme bon lui semble en s’en remettant au chef, le Hetman qui, quand il se montrait incompétent, se voyait renvoyé dans ses foyers, quitte à se faire couper un bras ou la tête en cas de faute grave. Mais ce monde n’étant pas le royaume de dieu sur la terre ils se sont fait manger par les armées de la tzarine Irène les cosaques, avant de se faire découper en morceaux par l’armé rouge, et Staline s’en est finalement servi pour ses basses œuvres, destin tragique. On en appellerait en vain à l’esprit cosaque désormais. Les Ukrainiens comme tous les peuples de la terre sont amenés à devenir des démocrates et grossir le troupeau mondial qui se rue à fond de ballon ovale ou rond dans la géhenne.

     

    Voilà, je clos donc cette parenthèse politique, Maïdan est en train de devenir un haut lieu romantique de culture de la révolte, un peu comme le journal Libération en France, ils seront demain au pouvoir et boucleront tous les postes à responsabilité pour instaurer le totalitarisme des lâches. Au point qu’on en regrettera la « famille » dans dix ans.

    Serais pas étonné qu’Akhmetov en fasse partie, lui le voleur, le parrain de Yanoukovitch, celui dont la fortune s’élève comme par hasard à 15 milliards de dollars, le mentor du parti des régions, le parti de la famille, le patron du seul journal qui titre aujourd’hui sur un « Maïdan caché », que soit disant certains oligarques seraient en lutte sournoise contre la famille. L’art de se ménager des portes de sortie. En même temps qu’il a l’air de dire avec courage et objectivité une vérité au peuple, il suggère clairement à son président que si le vent tourne il sera du côté des vainqueurs. Ces types-là ont toujours raison, comme les jongleurs, le genre Gallimard par exemple qui possède deux bureaux en temps de guerre, ou ces américains qui font partir trois avions porteurs de bombe atomique sur Hiroshima au cas où. Tout prévoir, avoir un pied dans chaque camp et une multitude de bras dans chaque panier, ces types sont des activistes bouddhistes, zen qu’ils restent dans n’importe quelle situation puisque tout leur rapporte. Le mensonge est légion ils en ont fait leur fond de commerce, et le commerce étant satanique… Bref, la vérité restant une et indivisible, ils brûleront dans les flammes de l’Enfer, c’est-à-dire que leur vie n’est qu’une longue agonie sans aucun répit. Même en repos ils trouvent le moyen de s’agiter, et de cauchemar en mauvais rêves ils parviennent au terme de leur vie avec un immense sentiment d’injustice : quoi ! quoi ! quoi ! coassent-ils, tout ça pour finir entre quatre planches ! c’était bien la peine !

    Oui-da, on appelle ça la justice du Ciel.

    Allez qu’on envoie les trompettes de l’Apocalypse, putain de moine ! et venez pas me parler de Noël ou je vous fous mon poing sur la gueule, que le ciel me le pardonne, les vrais chrétiens me comprendront.

  • Ben ouais mais bon hein!

    On voudrait bien tous aller au paradis et dieu n’est pas contre a priori, il a même tout fait pour ça, seulement voilà on a la tête dure, de l’orgueil à revendre, et paresseux, gourmand, luxurieux comme c’est pas permis. Alors faut pas s’étonner si l’enfer est notre lot sur terre. Il existe de par le vaste monde des milliers de gens bien meilleurs que ma pomme, prêts à donner leur vie pour leur prochain, mais quoi, la plupart sont des désespérés, leur vie elle vaut peau de balle. Les gens sont tellement déterminés par leur environnement que les bons comme les mauvais ne le sont qu’en vertu de la situation qui leur échoie. Un tel qui au village est un parangon de charité peut devenir à la ville le pire des égoïstes, tout ça parce que la ville le rendra insensible au prochain, qu'il lui sera pas possible de reconnaitre tous les passants, les zombis qui lui ressemblent et qui défilent dans le métro. Et inversement le robot urbain placé à la campagne ne pourra guère faire autrement que devenir aimable avec son voisin, ne serait-ce que par intérêt. De nature les hommes ne sont ni bons ni mauvais, c’est contre nature qu’ils peuvent le devenir, non pas culturellement, car la culture, la civilisation est aussi naturelle à l’homme qu’aux singes ou aux girafes, mais surnaturellement, c’est-à-dire à travers la parole de dieu, et là encore le piège de la culture s’ouvre devant lui camouflé sous une couche de croyances et de paroles humaines. A commencer par la croyance dans ses propres mots. Croire est aussi foireux qu’un pet de tourista. Dieu n’a pas caché les clefs du paradis, ce sont les hommes qui les ont tellement enduites de leurs délires visqueux qu’elles lui sont devenues impossibles à saisir. A tel point qu’il se fait gloire de transmettre à sa progéniture cet amour du vide en le faisant passer pour du plein. Pour le dire plus clairement l’homme transforme le vin en eau de boudin avec son esprit corrompu et c’est sûrement pas un hasard si le premier miracle du christ a consisté à faire précisément le contraire. Comprenne qui peut ? Dieu nous a fait libres et la première conséquence à en tirer pour quiconque est doté d’un cerveau en état de marche c’est que l’égalité c'est carrément pas possible. Si nous étions tous égaux nous ne serions pas libres et il n’y aurait aucun mérite à faire le bien, ni le mal. Autrement dit le bien et le mal n’existerait pas et nous y serions déjà pour ainsi dire au paradis. Mais c’est pas parce que les choses ont foiré dès le départ, que ce con d’Adam et cette pauvre conne d'Eve ont lamentablement merdé, qu’il faut baisser les bras, bien au contraire, ça devrait être une motivation d’enfer, pas commettre la même erreur, le même crime contre soi-même. parce que bon qu’on ne s’y trompe pas, l’histoire d’Adam et Eve c’est tous les jours à chaque seconde et pour chacun d’entre nous que ça se joue. Quand on a pigé ça on n’a plus besoin de donner sa vie pour rien, son prochain, on peut essayer de faire mieux. Et c’est là que s’entrouvre le chemin de la liberté qui conduit à la vérité, là que les amours mortes en finissent de mourir comme dit la chanson, là que l’amour qui est la véritable nature de l’homme reprend tous ses droits, à savoir le seul qui nous est donné, celui de nous aimer les uns les autres, non pas en nous gavant de rêves, mais au contraire en réduisant nos délires à une peau de chagrin et en faisant de chaque instant, dans la joie et la douleur, un petit coin de paradis pour l'autre. Ce qu’il faut de patience et de persévérance ? pas moins qu’il n’en faut pour devenir damné. Comme disait Robert Marley, on croit être au paradis et on est en enfer, mais Seigneur, qui le sent le sait. Mon frère, arrête de croire au père Noël, c’est une ordure qui existe à grand peine, crois-moi, mieux vaut passer à autre chose, à l’action par exemple. Croire, penser, réfléchir, tout ça fait de nous des lâches, le vrai courage c’est de tendre la joue gauche, de pardonner et de se mettre au turbin, au vrai turbin, celui qui consiste à trouver la raison de notre présence ici-bas, le reste c’est du délire de petit garçon accroché aux jupes de sa mère pour petits garçons accrochés aux jupes de leur mère, c'est le travail de la femme, la raison de notre absence, le délire qui mène tout droit au cimetière, c’est pas pour toi. L’Apocalypse ou la mort, c’est pas une question pour les gonzesses et les pédés, c’est la dernière question d’homme pour homme, pas une pub pour Dégueulis de Lancôme ou Pet gluant de Chanel. L’apocalypse ou la mort c’est le trousseau de clefs ramassé dans le caniveau, te reste plus qu’à trouver les trous de serrure et les portes qui vont avec. C’est sûrement pas une mince affaire mais quoi, t’as mieux à faire ? 

    Putain de moine mais réveille-toi nom de dieu!

    Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre, afin que les hommes s'égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée.  Apocalypse 6:4

  • Patience.1

    Dans l’attente de deux poèmes de Shakespeare (qu’une jeune ingénue a soumis à ma lecture l’été dernier et dont il m’est parvenu, par l’intermédiaire de Lapinos, qu’il pourrait bien y avoir un lien spirituel ou métaphysique de première importance, les poèmes de Shakespeare étant les seules véritables productions modernes de valeur en ce foireux domaine), je m’en laisse un peu conter par Caïn Marchenoir.

      

    « Vous voudriez savoir quelle est la récompense  ou le salaire des animaux. Si je le savais pour vous l’apprendre, je serais Dieu, car je saurais alors ce que les animaux sont en eux-mêmes et non plus, seulement, par rapport à l’homme. N’avez-vous pas remarqué que nous ne pouvons apercevoir les êtres ou les choses que dans leurs rapports avec d’autres êtres ou d’autres choses, jamais dans leur fond et dans leur essence ? Il n’y a pas sur terre un seul homme ayant le droit de prononcer, en toute assurance, qu’une forme discernable est indélébile et porte en soi le caractère de l’éternité. Nous sommes des « dormants», selon la Parole sainte, et le monde extérieur est dans nos rêves comme « une énigme dans un miroir ». Nous ne comprendrons ce « gémissant univers » que lorsque toutes les choses cachées nous auront été dévoilées, en accomplissement de la promesse de Notre Seigneur Jésus-Christ. Jusque-là, il faut accepter, avec une ignorance de brebis, le spectacle universel des immolations, en se disant que si la douleur n’était pas enveloppée de mystère, elle n’aurait ni force ni beauté pour le recrutement des martyrs et ne mériterait même pas d’être endurée par les animaux. »

     

    Bloy parle d’apercevoir le rapport entre les êtres quand Simone Weil dit que les mots ne devraient servir qu’à décrire le rapport entre les choses. De toute évidence, ces deux chrétiens savent le danger qui réside dans la parole. 

    Cela dit, Bloy confond ici force et beauté (puissance et beauté du diable) avec la force de l’amour, cet œuf de la nuit, comme disent les Anciens, voir les fables d’Orphée et de Cupidon révélés par Bacon. Ça doit tenir à son désir de sauver l’Eglise catholique. Il a dû oublier que cette putain est condamnée depuis L’Apocalypse. La douleur n’est plus un mystère dès lors que le christ a montré qu’elle provenait du péché, épisode qui revient dans les quatre évangiles. Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche? Mathieu 9:5, Luc 5:23 Lequel est le plus aisé, de dire au paralytique: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, prends ton lit, et marche? Marc 2:9 Cependant, Jean, lui, ne relève pas l’allusion au péché. Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. 5:8.

    Bloy aurait été mieux inspiré de lire Swedenborg comme Balzac, ou Shakespeare comme Céline, plutôt que Joseph de Maistre, cet intello si peu sincère qui a osé écrire L'évangile hors de l'Eglise est uque l'Evangile hors de l'Eglise est un poison (alors que c'est précisément le contraire qui est vrai) et que « Jamais le christianisme, si vous y regardez de près, ne vous paraîtra plus sublime, plus digne de Dieu, et plus fait pour l'homme qu'à la guerre. » l’a dû lire les Ecritures d’une main ce galfâtre (ou alors c’est moi qui n’y regarde pas d’assez près, mais c’est quand même assez pernicieux).

     

     

    Voici ce qu’il est écrit dans le livre de Jean, l’adresse, par « quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme », à Laodicée, qui est l’église de notre temps puisque chacune correspond à un moment de l’Histoire :

    De 3:14 à 3:22 Ecris à l'ange de l'Eglise de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!

    J’y reviendrai. En particulier pourquoi, si ce fils d’homme est le christ, se définit-il comme le commencement de la création de dieu, ce qui remet en question le rôle d’Adam et Eve.

     En tous cas on pourra guère pas reprocher à Bloy d’avoir été tiède :

    « Marchenoir, ce perpétuel vaincu de la vie, avait reçu le privilège ironique d’une éloquence de victorieux. »

     

     

     

  • Mur mûr

    Un héros bernanosien me parle :

     « J’ai le souffle un peu court dans les côtes.

    Un sens heureux de ma faiblesse intellectuelle m’a toujours apaisé et fortifié, comme un signe ineffable de la présence de dieu. Jamais rien désiré de plus que je ce que je pouvais atteindre et toujours pourtant, le moment venu, l’effort moins grand que je n’aurais  imaginé, comme si miraculeusement me devançait la céleste compassion. Une pauvreté intellectuelle surnaturelle a brillé sur mon enfance comme un petit astre familier, au point que plusieurs fois perdu en mer j’ai pu m’écrier «  je ne peux me perdre qu’en dieu ! ».

     Si pauvre était mon intelligence, ma raison restait droite, ma conscience claire, le sentiment de la faute ne me tenait pas au cœur. Comment se plaindre de sa pauvreté à un maitre plus riche que tous les rois. 

    Aucune épreuve, aucune lecture, ne pouvait mettre en péril l’humble allégresse, la certitude d’être né pour les travaux faciles qui rebutent les grandes âmes, ni cette espèce de clairvoyance malicieuse qui surprenait les moins réfléchis, et dont personne ne savait le secret.

    Puis j’ai pénétré ce secret … à la longue ! Oui car j’ai longtemps crains de m’interroger, redoutant surtout, par une vaine impatience à connaître et à admirer, de me blesser au point le plus sensible, là où se consomme, à l’insu de tous, dans un silence plus pur que l’immense quiétude céleste, l'alliance divine, l'inégalable accord. Peut-être même ai-je pris le risque un temps d’être piégé par ma propre conscience claire et profonde ; moins indifférent que je le croyais au monde, à ses succès véniels, au luxe, au calme, à la volupté. J’aurais dû m’inquiéter plus tôt de ces coquetteries, mais bon… j’ai fini par  apercevoir en moi ce que je cherchais depuis si longtemps à travers le monde bruyant et vide où j’errais en étranger : l’esprit, le rayonnant esprit de confiance et d’abandon. J’étais un peu femme. Pédéraste tu dirais!

    Comment prendre alors en charge cette joie mystérieuse qui pèse son poids de surnaturel ? Suave fontaine de suavité !

    La certitude de ne tenir la paix que d’un admirable caprice de dieu suffit dès lors à m’éviter la moindre complaisance pour cette découverte imprévue dont je connais à présent le péril artificieux.

    Oui, longtemps j’ai pris le soin et la peine de ne rien garder, de dépenser au jour le jour l’aumône tombée du ciel – et pourquoi la peser, qu’importe ? Il me semblait quand même nécessaire de pouvoir en rendre un compte exact. Et puis demeurer, plus impénétrable, dans une extraordinaire douceur, attendre patiemment que la mesure soit comble, et que dieu se révèle de lui-même à un cœur qui déjà débordait de lui, et ne s’en doutait pas. Que je suis donc né prodigue ! il y a trop d’âmes dévotes qui ont besoin d’apprendre à dépenser, qui thésaurisent. Ça gâte un peu le jugement, quelle misère ! Il n’y a rien de pire que mépriser la grâce de dieu, mais il ne faut pas non plus l’épargner sou par sou, non ! notre maître est riche.

    Mais une vie doit s’écrire dans un style très familier dont dieu seul a la clef, s’il y a une clef.

    Qui a le plus à craindre du monde ? vous ou moi ?

     Ce qu’il nous faut ? La chose vient en son temps, parce qu’il y a des saisons pour les âmes. Oui ! il y a des saisons. La gelée viendra, même en mai. Est-ce que ça empêche les arbres de fleurir ? Est-ce que dieu ménage son printemps, mesure le soleil et les averses ? Laissons-lui jeter son bien par les fenêtres. Et puis je sais encore ceci, qu’il importe avant tout de s’écarter le moins possible de ce point précis où il nous laisse, et où il peut nous retrouver dès qu’il lui plaît.

    L’incomparable détresse de notre espèce est son instabilité.

    (J'ai pensé: le diable a la bougeotte.)

    Il faut être aveugle pour croire que le mal ne se montre qu’aux misérables qui s’en laissent peu à peu dévorer. Ils ne connaissent que les aléatoires jouissances, la peine idiote, le ressassement mélancolique et stérile. Effondrement dérisoire, ces hurlements qu’aucun vivant n’entend, comme des messagers d’une nuit sans fin ! Si l’enfer ne répond rien ce n’est pas qu’il refuse de répondre, c’est qu’en vérité l’enfer n’a rien à dire et ne dira jamais rien, éternellement.

    Seule une certaine pureté, une certaine simplicité (l’ignorance des saints ?) prenant le mal en défaut, pénètre dans son épaisseur, dans l’épaisseur du vieux mensonge. Qui cherche la vérité de l’homme doit s’emparer de sa douleur, par un miracle de compassion, et qu’importe d’en connaître ou non la source impure !  Ce que je sais du péché, disait le curé d’Ars, je l’ai appris de la bouche même des pécheurs. Et qu’avait-il entendu le vieil enfant, entre tant de confidences honteuses, de radotages intarissables, sinon le gémissement, le râle du désir exténué, qui crève les poitrines les plus dures ? Quelle expérience du mal l’emporterait sur celle de la douleur ? Qui va plus loin que la pitié ?

    L’amour, cette charité plus humaine, plus charnelle, qui découvre dieu dans l’homme, et les confond l’un et l’autre, par la même compassion surnaturelle. Transformation trop intime, trop profonde de la vie de l’âme, pour qu’en paraissent au-dehors les signes visibles. Ça vient par degrés, insensiblement, ça lève lentement dans le cœur. Ne pas ignorer le mal et ne jamais feindre de l’ignorer, rester sensible et vif pour ne pas se dissimuler à soi-même, comme tant d’ingénus volontaires, certaines méfiances et certains dégoûts, enfin, que la droiture soit la plus forte ! Ce pressentiment du péché, de ses dégradations, de sa misère, peut rester vague, indéterminé, parce qu’il faut la déchirante expérience de l’admiration ou de l’amitié déçue pour nous livrer le secret tragique du mal, mettre à nu son ressort caché, cette hypocrisie fondamentale, non des attitudes, mais des intentions, mensonge qui fait de la vie de beaucoup d’hommes un drame hideux dont ils ont eux-mêmes perdu la clef, un prodige de tromperie et d’artifice, une mort vivante. Mais qui peut décevoir celui qui croit d’avance ne posséder ni mériter rien, n’attendre que de l’indulgence ou de la charité d’autrui ?

    Oui, qui peut décevoir la joie des humbles ?  Ils voient des choses extraordinaires, des choses comme on n’en voit pas dans les livres. Et ils n’ont rien, absolument rien.

    Le plus lourd dans l’homme, c’est le rêve. »

     

    Il chuchotait presque.

    Alors j’ai dis :

    Le rêve, un mur contre la mort… mûr pour l’apocalypse !

  • In trust

    Dans l’Apocalypse, chaque lettre à une église correspond à un âge du christianisme, celui de Thyatire est le Moyen-âge de l’an 600 à 1500, surnommé aussi l’âge des ténèbres, c’est l’âge du catholicisme roi. On y retrouve le mot qui signifie ”constellation” et le verbe dont le sens dérivé, plus récent, est ”sacrifier”. L’étymologie de ce mot serait donc sacrifié aux étoiles, aux idoles. Vénus ou Astarté. Nom qui se trouve être en parfaite opposition avec la fin de la lettre qui dit au verset 2:28 « Et je lui donnerai l'étoile du matin. »  Le verset 28 doit être relier aux deux versets précédents pour retrouver tout son sens. « A celui qui vaincra, je donnerai autorité sur les nations, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père, je lui donnerai l'étoile du matin. »  

     

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    L’étoile du matin est donc l’image de la restauration de l’autorité royale, symbolisé par le soleil pourpre qui se lève tôt le matin juste avant que ne vienne la pleine lumière du jour, et que l’on nomme « L’aurore ». Malachie 4:2 « Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera Le soleil de la justice, Et la guérison sera sous ses ailes; Vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d'une étable. »
    L’étoile pourpre, symbole d’autorité sur les nations est l’apanage du Fils de Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, l’oint de Dieu et Messie d’Israël, lumière du monde et roi des rois.

    Apocalypse 22:16 « Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Eglises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l'étoile brillante du matin. »
    Mais jamais satan n’a été un porteur de lumière, ni jamais satan n’a été prénommé Lucifer dans la bible, ni appelé étoile du matin ou nommé fils de l’aurore. Le seul fait d’avoir créé de toute pièce ce nom est un blasphème à l’encontre de Jésus-Christ. Lucifer est un nom blasphématoire à bannir du vocabulaire des chrétiens, le prononcer ou l’écrire reviendrait en fait à ne plus dire satan, mais « Seigneur satan ».
    Satan n’était que rxS Nb llyh "fils de l’aube", l’aube qui est la lueur pâle et diffuse qui précède l’aurore. Cela signifie que le chérubin est créé juste avant que ne se lève le soleil de justice, qu’il doit servir et protéger.

    L’Eglise Catholique romaine, héritière et conservatrice des traditions babyloniennes, a donc traduit dans l’esprit qui est le sien le propos de Dieu dans un sens qui tord la vérité initiale jusqu’à en donner une définition totalement contraire à l’initiale. « Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore », devient donc après la traduction catholique, « te voilà comme l’Eternel, porteur de lumière tel l’étoile du matin ». Il va sans dire que ceci est un blasphème contre le nom de Jésus-Christ et l’autorité divine. Mais comme l’idée est maintenant émise elle sera reprise par les Franc-maçons américains qui sont à l’autorité politique ce que l’Eglise Catholique est à l’autorité religieuse dans le monde occidental et ils la graveront dans l’or et l’argent de leur monnaie, le dollar !

     

    666, etats-unis d'amérique, satan, lucifer, diable,

    Au premier étage de la pyramide est inscrite en chiffres romains l'année 1776 (date de la déclaration d’indépendance), MDCCLXXVI, qu'il divise d'abord en trois groupes, "MDC", "CLX" et "XVI", puis en sous groupes, "M.DC", "C.LX" et "X.VI". En regroupant les sous groupes ensemble, il obtient "MCX" et "DCLXVI", ce qui représente 1110 et 666. Mais si on utilise le système sexagésimal - base 60, utilisé anciennement par les babyloniens - au lieu du système décimal - base 10 - 1110 se transforme en 666, c'est-à-dire 1110 multiplié par 100 et divisé par 60. Ainsi DCLXVI donne 666 dans la base décimale et MCX donne 666 aussi mais dans la base sexagésimale babylonienne.

     Les Etats-Unis sont donc une nouvelle Babylone impériale, bâtit par les franc-maçons.

  • Satire Enfin

    Les policiers thérapeutes et les moralistes policés soutiennent volontiers que l’art de la satire tient à son iniquité. Mensonge absurde car du point de vue de la satire c’est la vie et les hommes qui sont iniques. Molière et Balzac sont deux exemples de satiristes dont l’excellence n’a d’égale que la perspicacité. On peut même affirmer sans craindre de se tromper que Balzac, dont le crétin Zola écrivit en 1881 que «Shakespeare seul a enfanté une humanité aussi large et aussi vivante.», que Balzac, donc, s’appuie sur Molière et que ce n’est pas par hasard s’il a choisi, pour nommer son œuvre, ce qui sert de cadre à celle de Molière : la Comédie. Pour Molière on est médecin malgré soi, ce qui fait qu’il se garde bien d’être moraliste et qu’il fait même tout pour l’éviter. Sans doute la force de Balzac vient de ce qu’il est le dernier artiste chrétien français non moraliste d’envergure si on veut bien excepter Léon Bloy, Georges Bernanos et Louis-Ferdinand Céline au vingtième siècle. Le médecin Céline un artiste chrétien ? J’ose dire que oui pour plusieurs raisons qui n’ont pas échappées à G. Bernanos lorsqu’il fit la critique du Voyage au bout de la nuit pour le Figaro en 1932 :

    « M. Céline scandalise. A ceci rien à dire, puisque Dieu l’a visiblement fait pour ça. Car il y a scandale et scandale. Le plus redoutable de tous, celui qui coûte encore le plus de sang et de larmes à notre espèce, c’est de lui masquer sa misère. Jamais cette misère n’a été plus pressante, plus efficace, plus savamment homicide, avec un tel caractère de diabolique nécessité, mais jamais aussi elle ne fut à ce point méconnue. Le grand seigneur d’autrefois pouvait vivre dans une opulence que l’abaissement de nos mœurs nous permet à peine d’imaginer. Il restait, par sa seigneurie, trop près de la terre, du peuple de la terre, de son peuple, pour risquer de montrer l’ignorance imbécile, béate, d’ailleurs repue d’enquêtes et de statistiques, de nos modernes bien-pensants. Nous disons qu’un palatin ou un boyard qui mangeait dans l’or, mais rendait lui-même la justice, et à l’occasion servait les pauvres et touchait les lépreux, en savait infiniment plus long sur la misère qu’un petit bourgeois de notre pays. Nous disons que des millions et des millions d’hommes meurent aujourd’hui sans avoir vu une fois, une seule fois le vrai visage de la Misère, la trogne horrible, le visage sacré de la Misère. En quoi les espèces de contremaîtres qu’une police vigilante filtre à la porte des usines nous renseignent-ils sur le prolétariat ? que diable les pauvres filles terrorisées de Pigalle peuvent-elles nous apprendre ? A lire les tirades ridicules de certains défenseurs de l’ordre, on comprend très bien que leur expérience de la Misère vaut celle qu’une demoiselle de magasin s’imagine avoir du grand monde. Quelle idée peuvent bien se faire de la Révolution ces gens-là ? Demain comme hier elle les trouvera occupés à astiquer soigneusement les buffleteries du gendarme, dans le ferme espoir que nulle révolution ne prévaudra contre un gendarme bien astiqué.

    Pour nous la question n’est pas de savoir si la peinture de M. Céline est atroce, nous demandons si elle est vraie. Elle l’est. Et plus vraie encore que la peinture ce langage inouï, comble du naturel et de l’artifice, inventé, créé de toutes pièces à l’exemple de celui de la tragédie, aussi loin que possible d’une reproduction servile du langage des misérables, mais justement pour exprimer ce que le langage des misérables ne saura jamais exprimer, leur âme puérile et sombre, la sombre enfance des misérables. Oui, telle est la part maudite, la part honteuse, la part réprouvée de notre peuple. Et certes, nous conviendrons volontiers qu’il est des images plus rassurantes de la société moderne, et par exemple l’image militaire : à droite les Bons Pauvres, gratifiés d’un galon de premier soldat, de l’autre côté les Mauvais, qu’on fourre au bloc… Seulement n’importe quel vieux prêtre de la Zone, auquel il arrive de confesser parfois les héros de M. Céline, vous dira que M. Céline a raison. […]

    En sorte que ce voyage au bout de la nuit n’est pas près de finir – mais on en verra sûrement le bout. Le bout de la nuit, c’est la douce pitié de Dieu […] c’est-à-dire la profonde, la profonde, la profonde Eternité. »

     

    Sans doute convient-il distinguer les moralistes du côté de la société et qui peuvent parfois apparaitre comme des anti-moralistes et ceux du côté des Ecritures qui s’érigent de fait contre la société puisqu’il n’est pas de royaume de dieu sur la terre.

    L’exemple type de l’artiste doublé d’un scientifique et qui n’est sans doute pas étranger à la puissance de Molière, c’est Shakespeare alias F. Bacon, grand théologien devant l’Eternel pour qui le plan social est régressif : il ne faut espérer aucun progrès moral ou politique. Rien ne dit qu'il n'y a pas eu, au moins dans le domaine des sciences naturelles et de leur usage, des civilisations plus avancées que la nôtre. Bacon/Shakespeare est d’ailleurs raccord avec un savant qui intéresse de près Balzac, Emanuel Swedenborg. Ce dernier comme Bacon/Shakespeare ne sépare pas le corps de l'âme, ayant compris que cette dissociation est une vue de l'esprit morale ou politique ; par conséquent on ne peut pas tirer de la Genèse, qui explique comment l'homme est devenu mortel, une leçon de morale, comme font beaucoup de juifs ou de chrétiens aujourd'hui. La morale n'est qu'un effet de notre condition de vifs-mortels. D'ailleurs nous ne choisissons pas telle ou telle morale, nous nous y soumettons ; elle nous est plus ou moins imposée par notre forme physique et par l'époque. Bacon et Swedenborg voient bien que le purgatoire, importé du paganisme romain, est une perspective juridique des plus hasardeuses. Il n'y a donc pas de morale chrétienne possible. Swedenborg disqualifie les interprétations morales de l'apocalypse ; la vision de Jean ne décrit pas la lutte du bien contre le mal, mais du mensonge contre la vérité, et ce n'est pas la même chose puisque la vérité n'a pas de caractère moral. La société requiert l'éthique ou la vertu, un point d’équilibre auquel elle ne parvient jamais à rester. "Le règne d'Auguste, avant d'être bénéfique aux citoyens de son Empire, commença par une période de répression cruelle, de sorte qu'Auguste n'aurait jamais dû régner, ou bien régner indéfiniment." dit Bacon pour signifier le mouvement absurde selon la vertu, de montagnes russes à l'infini. L'éthique est la bête de la terre.

    La mort n’est qu’un idéal social ou politique au sens où c'est une abstraction, un point de perspective, dont aucune institution morale ou politique ne peut se passer. Alors même qu'elle se renforce de la peur de la mort, la société ne mène personne nulle part ailleurs qu'à la mort : c'est le sens de la fameuse tirade de Hamlet, qui souligne ainsi l'absurdité de l'idéal social.

    Shakespeare comprend au XVIIe siècle que l'accroissement de la puissance des institutions politiques implique sur le plan collectif une résignation à la mort d'autant plus grande qu'il faut assurer la cohésion d'institutions plus vastes.

    Il comprend que la voie du salut et de la vie éternelle chrétienne va être obstruée par une science anthropologique, autrement dit une "éthique" qui, bien que née au sein de l'Eglise, renverse le cours de la spiritualité chrétienne, dont on peut dire qu'elle est un défi à la mort, celle-ci étant la rançon collective du péché.

     

    "Qui veut gagner sa vie la perdra !" affirme Jésus, ce qui revient bien à indiquer à la vie spirituelle un sens opposé à l'idéal social.

    Bien évidemment, la mort en tant que ressort social essentiel doit rester masquée, comme le tain du miroir est recouvert d'une pellicule brillante : ode à la joie, hymne à la vie, bonheur, avenir, sont autant de bannières mystiques destinées à cacher que la société est un plan incliné vers la mort. Des slogans plus mystérieux aujourd'hui qu'ils ne furent sans doute jamais. La quête désordonnée du plaisir ou du bonheur est un signe de détraquement politique.

     

    Bacon souligne dans un aphorisme le caractère idéologique de la mort, c'est-à-dire quasiment de "personne morale". En montrant qu'elle a moins de réalité physique que la douleur, que les gens du peuple ou les esclaves, qui y sont confrontés tout au long de leur vie, craignent plus que la mort elle-même, qui peut à la limite apparaître comme une douce détente. L'homme ne meurt pas, il s'use petit à petit. De même le corps social n'éclate pas brutalement, mais il se décompose petit à petit. La mort est quasiment une conception juridique faussée d'une réalité physique dans laquelle la subjectivité n'a pas de place. Elle est une conception du processus de vie et de mort épurée de la douleur.

    Lorsqu'il qualifie l'art abstrait de "refuge des lâches", L.-F. Céline est bien dans la suite de Shakespeare, qui a compris avant Karl Marx que la science juridique est un confort intellectuel. La règle est bel et bien un garde-fou macabre.

     

     Le cadavre ou la mort est une amélioration dans le sens où elle peut être prise comme une représentation abstraite plus esthétique du processus de vie et de mort, plus polie. L'art funéraire est ainsi conçu, comme une poétique de la mort. "Poésie" vient du grec "produire", production. La mort est le produit humain le plus raffiné. Si l'on considère la civilisation de manière réaliste comme un vernis ou un brillant, celui-ci est entièrement fait d'une esthétisation de la mort (la pyramide des Egyptiens est sans doute la plus belle formule de ce genre). "Sépulcres blanchis", "Laissez les morts enterrer les morts." : là encore on retrouve de la part de Jésus un dégoût de la mort égal à son dégoût du péché. 

     

    Aristote et Bacon sont tous deux matérialistes, c'est-à-dire qu’ils ne conçoivent les idées ou les concepts humains que comme des produits dérivés des formes ou phénomènes naturels. Le rapport avec la photographie, ou le reflet dans un miroir équivalent, c'est qu'il coïncide avec cette conscience superficielle des choses, au niveau du vernis ou du maquillage (de la mort), imprimée par l'inconscient collectif à tout un chacun, dès lors qu'il s'abstient d'esprit critique.

    Aux yeux d'Aristote, l'art commence avec l'esprit critique, quand il n'y a, au niveau de la production d'objets imités de la nature (qui atteint le niveau de l'abstraction dans la musique), qu'une bête répétition au service de la religion. La mort est une perception subjective, plus abstraite que la douleur. Le miroir est l'outil qui permet le rendu le plus subjectif de la nature ou des phénomènes naturels. Aristote constate en quelque sorte l'adéquation parfaite de la mort et de cet outil de mesure qu'est la réflexion. Tout est virtuel là-dedans, mais n'en est pas moins séduisant.

    Pour les besoins de la justification sociale, l'éthique et l'esthétique étouffent la critique, passant par des arts spéculatifs dont la vocation est de présenter la mort sous un jour favorable.

    Aristote tient les insectes pour les animaux les plus vils, dans l'ordre animal, parce qu'ils sont les plus virtuels ou éphémères. Démocrite dans le même sens prend la ruche et les abeilles pour symbole de la bêtise ou de la folie politique : ça fonctionne très bien, c'est très efficace, mais ça ne mène nulle part, et c'est la bêtise même de chaque élément qui rend l'ensemble efficace.

    C’est à la lumière de la poétique matérialiste d'Aristote et sa reconnaissance très ancienne que la charogne, sur le plan politique ou moral, peut avoir du charme, qu’on peut comprendre pourquoi ni Molière ni Balzac ni Céline et encore moins Shakespeare, et Marx à sa suite, ne sont des moralistes, mais d’authentiques hérauts chrétiens, forcément apocalyptiques. Seule la vérité les concerne et elle ne peut être qu’une et indivisible. L’apocalypse ou la mort, tel est le choix ultime, tout le reste n’est que de la branlette d’ectoplasme.  

  • Boniment qui mal y pense

    Miroir dis-moi que tu m’aimes même si tu mens !

    C’est évidemment le mensonge qui nous enchaine, fait de nous des esclaves, mensonge sur nous-mêmes, illusions rassurantes qui nous font nous prendre pour mieux ou pire que nous sommes. C’est pourquoi la recherche de la vérité est un acte libérateur. Le mensonge est au fond une chose qu’enfant nous rencontrons très tôt. Personnellement j’ai été confronté il y a longtemps à une enfant d’un an qui  m’a menti effrontément. Après m’avoir frappé plus ou moins involontairement puis voyant qu’elle m’avait fait mal, elle fit semblant, et ce d’une manière trop naïve pour me tromper, de s’être fait mal à la main. On en sourirait. On ment pour sauver sa peau, par instinct de conservation. C’est beaucoup plus tard qu’on peut être amené à comprendre que la peau ne vaut rien en dehors de la vérité. Un exemple me vient à l’instant à l’oreille. Ma Pénélope me raconte qu’un collègue lui a fait une confidence comme quoi elle serait sa motivation, que si il avait eu une femme comme elle, il aurait pu beaucoup. Moi : et alors tu lui as répondu quoi ? elle : que si il attendait après une femme pour pouvoir quoi que ce soit il en serait pour ses frais sa vie durant et pour l’éternité. Moi : c’est assez vrai quoique si c’est le pouvoir qu’il veut, il a pas tort ; mais s’il veut connaitre la vérité et avoir la force de l’affronter alors en effet il ferait bien d’arrêter de rêver. La puissance est du côté du mensonge, du rêve, elle est illusoire, puissance d’argent ou musculaire, politique ou sexuelle. La véritable force est dans la vérité. Il faut retourner le miroir ; ouvrir les yeux de ces femmes, enfants et hommes trop faibles pour résister à leur miroir existentiel. Ces femmes et ces pédérastes qui vont baillant après l’amour comme des carpes après l’eau sur le gazon comme dirait l’efféminé Flaubert, et qui, cherchant en vain à être adorés comme des petits dieux par leur copain/copine sur fond d’électriques synthétiseurs rocheux en guise de violons romantiques, quand ce ne sont pas des gueuloirs artificiels emplis de fausses paroles et de faux serments, sont des êtres aliénés à leur image tel ces narcisses de banlieue qui photographient chaque instant de leur misérable vie d’esclaves comme si l’illusion de pouvoir arrêter le temps était la limite de leur imagination.

    Je crois que plus on est intelligent moins on est patient. Je dis ça parce qu’il m’a fallu longtemps pour lever un peu du voile mensonger dont j’ai été recouvert dès mon plus jeune âge et que je fais preuve en conséquence d’une grande patience envers mon entourage. Face à la vérité l’intelligence n’est d’aucun secours, il y faut la volonté et surtout la patience, celles de retourner ou briser le fatal miroir. Si quelqu'un a des oreilles, qu'il entende! Si quelqu'un mène en captivité, il ira en captivité; si quelqu'un tue par l'épée, il faut qu'il soit tué par l'épée. C'est ici la patience et la foi des saints. Apocalypse 13-10.

  • Infernale cinécratie sociale

    Dans son dernier documoqueur en 2009, Michael Moore pose, ou fait semblant de poser la question, de savoir si le capitalisme est un péché et par là-même si Jésus était un capitaliste. Sa conclusion est sans appel, en bon catholique il répond qu’on ne peut être chrétien et capitaliste parce qu’on ne peut aimer à la fois son prochain et son argent. Rendons à césar ce qui appartient à César…

    En bon catholique ? Moore ne semble pas avoir lu le dernier livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse de Jean dans lequel il est explicitement fait allusion à l’aspect satanique du cinéma (13:15 Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués.).

    Il peut sembler étrange au profane qu’un chrétien s’en prenne à un autre chrétien. C’est qu’il n’y a pas de demi-vérité, ça reviendrait à adorer des demi-dieux. Ce que Moore révèle dans ses films, c’est l’injustice sociale, par où il lui semble lutter pour une justice sociale, alors que c’est toute la société que Jésus condamne, (pas de royaume de dieu sur la terre, celui qui veut gagner sa vie la perdra) et en sauvant un voleur et assassin sur la croix (un antisocial pour le moins). Moore pourrait aussi lire dans l’épitre de Jude, ceci :

    1:17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d'avance par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ.

    1:18 Ils vous disaient qu'au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies;

    Et un peu plus loin,

     1:22 Reprenez les uns, ceux qui contestent;

    1:23 sauvez-en d'autres en les arrachant du feu; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte […].

    Au lieu de se faire mousser au festival de Cannes, le dodu Moore (dont le corps reflète l’âme croyant peser sur le plateau de la balance de Saint Michel, l’archange du Jugement) ferait donc bien de se méfier des brûlots qu’il répand (et vend !) au nom du Christ sous l’oriflamme de Satan.

    Je crains un peu pour lui, ainsi va ma pitié.

    Allez, qu’on envoie l’apocalypse et qu’on ne parle plus de chrétiens cinéastes-sociaux, putains de moines !

  • Mort à la gloire

    L’acteur et réalisateur, Terry Jones, membre des Monty Python, nous avertit que le complexe militaro-industriel n’est pas étranger aux campagnes actuelles contre l’Iran, et de nous citer Eisenhower mettant en garde en 1961 contre la conjonction du politique et des militaires, le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime. Quand un militaire met en garde contre des militaires on a quand même un peu l’impression d’assister à un match de rugby féminin quand la mêlée n’en finit plus et que plus personne ne s’intéresse au ballon. Terry Jones enfonce des portes ouvertes en cinéaste qu’il est, un peu comme le musicien grec Theodorakis qui crie au viol de son pays par les marchands d’armes, comme quoi on (boches et françouzes) les aurait forcer à se ruiner les pauvres Grecs en achetant des tanks. Pas fainéant d’ailleurs Théodorakis pour reconnaitre que ses éditeurs sont des allemands, avec qui il s’entend très bien par ailleurs. Et Terry Jones aussi, lui, avec l’industrie du cinéma américain, qui ne vaut pas mieux. La vérité c’est que militaires, cinéastes, musiciens jouent dans la même cour, leurs industries se valent pour ce qu’elles lobotomisent presque tous les enfants du monde. Musique de film de guerre, ça parle ! c’est un business oui ou non ? Le réseau Voltaire sur Internet, ces passionarias de la politique, met en scène tous ces branleurs sous le drapeau de la subversion et pendant ce temps les mômes s’entrainent comme Achille à la gloire militaire, artistique ou financière sur l’ordi de maman. Pendant ce temps un Soral* se croit dangereux parce qu’un Guillon* l’a dit à la télé.

    La vérité papa, voilà ce qui est subversif, et elle est pas relative : c’est l’apocalypse ou la mort ! 

     

    *deux glorieux pédés inoffensifs et tarifés qui se croient importants parce que l’un vend des livres et l’autre du rire.

  • Hela Sanningen om…*

     

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    Mère  Svea de la Patrie

     

    Cette année la Suède prend la toute première place dans le classement débile des pays respectant le mieux la liberté de la presse. Traduire, dans ce pays, soit la presse s’auto censure, soit elle gouverne le pays ; Parions sur les deux. Pour y avoir vécu quelques années de ma jeunesse - jeune et con, je me croyais un homme je préférais les blondes, etc. -  j’avoue sans honte n’avoir jamais pris le moindre intérêt à lire les journaux suédois. Premier constat donc, la presse suédoise n’est lue que par les vieux cons. Mais comme devenu vieux con je ne la lis toujours pas, deuxième constat : elle est illisible.

     

    La liberté de la presse est une mauvaise blague. D’abord le journaliste n’existe pas, c’est un robot au service d’une entreprise laquelle se dirige comme un paquebot. Dire qu’elle n’aime pas les remous, les vagues. Que la mer en elle-même soit pourrie ne change rien à sa navigation mais que le pouvoir en place, n’importe lequel, s’agite un peu trop et c’est le naufrage. Licenciements, plan de redressement, faillite, reprise, refonte, etc. Dans ces conditions, les journalistes sur le ouaibe qui publient cette info pourraient au moins essayer de sortir de l’ornière , mais non, peuvent pas. Pour bien des raisons dont pas une ne rattrape l’autre. Sont collés à un mot : liberté. Savent même pas ce que c’est, la liberté, pour eux c’est juste un mot magique qui leur déclenche un rêve érotique et qu’ils expriment en statistiques (à chaque fois que je lis des stats, j’ai l’impression d’assister une éjaculation). 

    Les mots ne tuent pas, ils font bien pire.

    Ce sont les décrets qui tuent, les procurations, les condamnations, les actes légaux, les ordres d’attaques. Le problème des investigations quasi policières auxquels se livrent les journaux américains, par exemple, montre qu’en luttant sur le terrain de la loi, celle du marché en dernière instance, de l’offre et de la demande comme ultime loi du libéralisme socialiste ou républicain, tout le bazar juridique caché derrière n’étant que les fondations de ce mécanisme implacable qui équilibre l’humanité désormais entièrement/totalement/globalement et finalement soumise au droit du plus fort, en luttant sur ce terreau là on est sûr de s’embourber. Le droit ! comme ce mot pue l’hypocrisie humaine. Comme il aurait mieux valu l’appeler le gauche, le maladroit, le branque, l’erreur, la faute… le péché.

    Nous voici donc prisonniers d’une poignée d’abrutis qui s’imagine que la vie se réduit au bonheur qu’elle assimile au plaisir légal. Le pire est que cette bande de crétin ne fait que représenter le rêve de malade des citoyens du monde.

    Il n’est plus question de faire du journalisme ou de prendre les armes, il est question de dire la vérité. Que ceux qui ont des oreilles entendent, que les autres aillent se faire sodomiser ou sucer par leurs maitres.

    La suède est le pire pays libre et libéral qui soit en matière de liberté justement. Huit ou neuf millions de blondinets lobotomisés propres sur eux, tièdes à faire dégueuler le bon dieu, s’imaginent en cœur pouvoir donner des leçons de savoir-vivre au reste du monde et le pire, c’est que le reste du monde l’écoute. L’air de rien parce que ça reste un petit pays minable, mais avec gross respect tellement l’auto discipline qui émane de ce pays bien rangé l’inspire. Tout le respect qu’on aurait eu pour le national socialisme du Reichstag s’il avait eu l’heur de l’emporter militairement, celui qu’on a eu pour Staline ou Napoléon. La loi du plus fort est toujours la meilleure, même quand il arrive à ce plus fort de se planter, car elle lui survit et un autre plus fort vient faire sa loi. Qu’est-ce que ce genre de vérité, pourtant pas si nouvelle que ça pour les Français qui connaissent quand même un peu mieux Lafontaine que les Kirghizes ? 

    Le Suédois, c’est la force du Viking alliée à la bêtise du protestant, celui qui ne sait que compter. Et quand on sait compter, on sait aussi construire des immeubles fonctionnels, des infrastructures efficaces, nettoyer et laver son linge sale en famille, faire les courses à wall Street, torcher le cul des mômes élevés au rang d’idoles et payer les factures d’électricité des artistes gentiment subversifs. Pour assurer tout ce travail de bonne ménagère, un pays a besoin d’hommes forts, la pression est en effet énorme. Pas un hasard si les mafias américaines se constituent autour des entreprises de nettoyage. Le droit est une manie de femme ou de gangster, c’est sans doute pourquoi Balzac en homme de dieu a choisi l’art plutôt qu’une étude ou le barreau. 

    Tous les peuples sont femmes, disait je sais plus qui ; c’est pas tout à fait faux. C’est la manière dont ils se laissent gouverner qui révèle la femme en eux. Un homme digne de ce nom ne reconnait que la charité comme loi. Les invertis et les femmes n’ont qu’une peur, c’est de descendre seuls en enfer, raison pour laquelle ils aimeraient bien convaincre le monde entier que leur angoisse de liberté se résume à cafarder les magouilles de leurs homologues politiciens, encore plus couards qu’eux. Les politiciens, vous savez, ces couilles ramollies qui signent les décrets et pour lesquels vos fils iront un jour se faire couper les leurs en fines tranches ou dorer à point dans les antichambres de l’enfer que sont les déserts et leurs champs de pétrole. A moins qu’ils ne se fassent journalistes ! comme on se faisait curé, pour ne pas être soldat, quoiqu’en ait écrit la pédale Stendhal.

    D’ailleurs que le rouge et le noir flotte sur la Société Générale, rien de plus logique. Banquiers, politiciens, journalistes, archevêques, scientifiques, artistes, sont tous des anarchistes de foire d’exposition. L’argent n’est pas seulement le nerf de la guerre, il est surtout le liquide amniotique qui baigne et nourrit le fœtus de la bête humaine. L’épée de Christ en tranchant le lien générationnel vient transformer l’hémorragie sanglante et périodique féminine en liberté virile. La pitié de Jésus pour ses bourreaux, c’est ce qui s’appelle en avoir. L’anarchie du christ n’a rien de comparable avec celle des puissants à la tête du monde. Sa doctrine fondée sur la pitié et la charité ne conduit pas au libéralisme mais à la liberté, celle de connaitre la joie de vivre dans la vérité et l’absence de temps. Tous les compromis séculaires sont voués aux ténèbres, et plus ils sont hypocrites plus ils font la lumière sur leurs bassesse, leurs lâcheté, pour les cacher. Lumière aveuglante de Versailles et de son roi soleil pour faire oublier la cathédrale sombre et glacial de l’Etat où se les gèlent ses sujets, futurs citoyens du monde, entités légales d’aujourd’hui regroupés en petites chapelles identitaires pour se les réchauffer un poil. Dans les ténèbres pleines de la lumière artificielle d’écrans plus ou moins plats, plus ou moins géants ;  derrière l’œil de la caméra celui de la mort, toujours recommencée. Le temps d’exposition est relatif, comme l’espérance de vie.

     

    Allez, qu’on envoie l’Apocalypse et qu’on nous les brise plus avec la soi-disant liberté des petits rapporteurs. Quand le Figaro me publiera in extenso, quitte à ne pas citer la source, on en reparlera. En attendant, tous au trou ! les journalistes, pas leurs lecteurs, eux le sont déjà.

     

    Un cliché jaunis me reste du suédois, homme ou femme lisant son Dagens Nyheter ou son Svenska Dagbladet (rouge ou noir) glissé scrupuleusement chaque jour à l’aurore par la fente postale de la porte de son logis, bouffant des corn flakes ou du müsli avec des tartines de caviar en tubes métaphysiques sur du pain noir comme ses idées, prenant sa dose quotidienne de mots bienfaisants dans un silence de mort comme un shoot d’héro avant d’aller pointer au boulot. Le sourire que lui soutire la publicité est celui de la camarde. Pour l’avoir vu de mes yeux vus, et entendu de mes oreilles, le modèle scandinave c’est soupe à la grimace sur fond de chapelet de plaintes. Nous les suédois sommes le peuple plus ennuyeux de tous. Putain de moines, mère Svea, j’avais pas remarqué!

    Try harder**, c'est la devise de ces sous-yankees. ça foutrait presque un peu les jetons d'être constipé à ce point.

     

     

    * toute la vérité sur ...

    ** pousse plus fort!

  • Extrait d'Amertume

    Se penchant vers la petite paumée qui mate comme lui depuis quelques temps la même vitrine insane, il lui fait : ce serait possible de vous embrasser,  si c’était une question de vie ou de mort ?

    Elle, matant son profil redevenu attentif au vide, se donnant pas une ni deux secondes de réflexion répond : d’accord.

    Grosse pelle s’ensuit, passionnée apparemment puisque que de petits gloussements de douleur obscènes lui échappent, à lui, et oui ! ça te surprend ?

    Redevenus spectateurs l’un et l’autre, elle lâche après une mimique de satisfaction comme dans la pub Banania : c’est chouette.

    C’est chouette ?! qu’il interroge en exclamant. On dit plus ça depuis longtemps.

    Habon qu’elle demande et qu’est-ce qu’on dit alors ?

    C’est cool c’est bien c’est de la bombe de la balle, c’est choupinet, à la rigueur !

    Et les voilà repartis à se bouffer le museau sur fond de soupirs écœurant.

     

    Y a qu’au cinéma qu’on voit des conneries pareilles ? Allez, ça doit bien arriver sans arrêt ce genre de scènes lesbiennes et dans toutes les Babylone du monde où y a des cinémas. La vie n’est pas un songe mon pauvre Calderon, c’est des visions pour les jeunes cons et des rêves pour les vieux cons !  Le temps ne fait rien à l’affaire comme dit tonton, puisque c’est dans l’Ancien Testament. Les images qui parlent en revanche, ça, c’est dans le Nouveau. Dans l’Apocalypse de Jean pour être précis, il y est dit que tous ceux qui n’adorent pas ces icônes bavardes de la bête sont tués. Comme je suis toujours vivant, c’est louche. Que je me surveille un peu mieux peut-être !

     

    Allez, qu’on envoie l’Apocalypse après le petit café… et l’addition ! (sur le compte de qui vous savez, il ne se tire pas par la queue ces temps-ci)

  • Le pari de Fodio




    (scholie* de la sodomie)

    Lemme


    Tous les mecs qui ont eu des couilles dans l'histoire se sont rarement encombrés d'une meuf. Ce qu'un Muray n'a pas saisi, c'est le côté incestueux intrinsèque du chrétien qui l'éloigne d'abord de sa mère et ensuite de la femme, s'il en a la vertu, la force de la pitié. Du moins l'a-t-il compris à l'envers (sa conclusion qu'il y a un désir de levée de l'inceste dans la sacralisation de l'enfant alors que tout au rebours il y a liquidation incestueuse (inceste tueuse) la ruse consiste justement à faire croire qu'il y aurait une bataille à mener alors que ce n'est qu'un stratagème de plus pour nous faire avaler le mensonge freudien) C'est un fait historique, nous sommes le fruit ontologique de l'inceste. D'ailleurs Cain tue Abel, il l'encule PAS, ce serait revenu au même. D'ailleurs l'enculage est synonyme de mort dans la haute antiquité. Je déconne ? oui peut-être. Mais en attendant le trou du cul, c'est une sombre affaire.


    Il est assez clair que ça ne mène nulle part (ce qu'on n'est pas tenté de croire de prime abord quand on lit les blogueuses en folie genre Sindirella qui semblent prendre un goût flaubertien, ou bachelardien ce qui est pire, à s'y précipiter, vers ce nulle part. Dieu leur pardonne sans doute leurs lubriques bavardages, mais Il les punit toujours de leurs anamours transitoires, d'une façon ou d'une autre. En les condamnant au rêve, par exemple).

    Ça ne mène les hommes et les femmes qui s'y adonnent que là où ils désirent aller le plus vite possible, à savoir : la mort ! l'amour qu'ils croient voir dans les séries américaines qui n'est que l'amour de la morale yanki et hypocrite, celle de l'argent, d'où la pornographie pour financer tout ça, hé, ça coûte la propagande, même quand on l'appelle industrie, là que les coquins se servent de larges parts et n'en laisser que des miettes aphrodisiaques, de l'ersatz d'Eros, du thanatos. Ce serait une erreur de croire, sur la foi de leur peur de vieillir, que les victimes mondiales de la propagande misthico-religieuse yanki ne désirent pas mourir. C'est justement pour ne pas vieillir ou pour se venger d'avoir à vieillir qu'elles se jettent pour disparaitre. Qu'on leur dise qu'elles y précipitent avec eux les trois quarts de l'humanité, ce qui est autre chose que quelques milliers de mort par-ci par-là -6-ponctuellement célébrés en osmose complète avec l'actualité médiatico-politico-merdrique des marchands d'armes -6-  qu'elles cautionnent la loi naturelle instaurée en droit par le totalitarisme capitaliste par ignorance de l'ignorer, elles ne voudront PAS, s'étant mises en position de le pouvoir jamais, l'entendre.


    Et que je t'avoue très hypocritement (sans aucun engagement profond autre que celui factice des mots pour le dire, mots eux-mêmes rendus sacrés par un décret plus stupide et faible en esprit qu'hypocrite)  confiteor mon ignorance d'une pirouette ou d'un revers de la main et de se dégager de toute responsabilité (responsable mais pas coupable !) sous le prétexte d'une faiblesse naturelle et au prix d'une contradiction inique (même ignorée! Les conséquences de ces contradictions se moquent de l'intention)

    Les femmes d'aujourd'hui sont culottés, hélas pour les imparfaites car le pantalon sur une femme ça pardonne pas plus que l'ironie dans la bouche d'un saint. Une vraie femme capable de marcher en pantalon est une femme toujours en jupe, pour autant que j'aie eu à en juger, par déduction inverse puisque je n'ai eu à rencontrer que des obstinées du falzar.


    Ce sont les hommes élevés sous leur mère qui sacralisent la sodomie et ça arrange les femmes qui sacralisent très naturellement le sexe, ainsi ont-ils tous les deux, pour des raisons différentes, voire opposées, un intérêt certain à s'y appliquer. L'illusion, pour lui, d'aimer jusqu'au plus profond une âme de femme en passant par le plus repoussant de son entrée, sa partie la moins noble (et la moins dangereuse, génétiquement), et, pour elle, l'illusion d'avoir sacrifié son amour propre, souillée son âme par amour, de la vie précisera-t-elle. Mais la sodomie n'est qu'une coquetterie pour les femmes. Rares sont celles assez intelligentes pour en comprendre le sens profond. Quoi qu'il en soit, l'illusion est la même qui conduit à la famille nécessairement puisque comme disait un pédé célèbre de mon entourage, le coup de chapeau, c'est un coup dans le chat/ un coup dans le pot ! Et bingo... D'ailleurs les pédés adorent la famille, voir comment grave qu'ils souhaitent désespérément adopter ...

    La famille ça reste une affaire de gonzesse et c'est franchement PAS le plus important si on considère la grande famille des hommes, non ? (d'ailleurs plus si grande que ça une fois ôtés les trois quart de l'humanité comme il est prévu dans l'Apoc de Jean.)


    Pour l'instant les morts se comptent en quelques centaines de millions grand max mais quand on va passer à plusieurs milliard ça va être une autre paire de manches, les filles ! Faudra compter avec les chacals restants forcément. Et plus tant de femelles, ça va sans dire. A plus de la moitié de morts, on change de camps. On se met à compter ceux qui restent au lieu des morts, voyez ce que je veux dire. Les quelques coquins qui se vautrent aujourd'hui dans le ventre de la bête sont si repus qu'ils ne voient pas la prolifération et le combat acharné auquel se livrent les nouveaux démons qu'ils engendrent spontanément. C'est l'horrible réalité de la prophétie que toute personne un peu sensée ne peut manquer de redouter. Nous sommes arrivés à un point très précis de cette prophétie. Les bêtes s'affrontent entre elles, le même encule le même, le trou est comblé, la faille disparait : c'est l'humanité qui ressuscite et le nombre d'élus est connu : 144 000 très exactement.

    Libre à vous de vous croire plus malin qu'Aristote, Shakespeare et Marx. Moi, je le jouerais facile à 144 000 contre un seul ! ce tiercé. Je plaisante bien entendu, un chrétien ne saurait faire ce genre de pari.

    Ça doit être ma façon de scholier pour les femmes et les pédés de mon entourage.

    Cherchez la femme ou trouver le lemme !

    L'Apocalypse ou la mort !



    *Les scholies des textes antiques sont une source précieuse d'information, à la fois philologique et historique. Elles peuvent être marginales (écrites dans la marge) ou interlinéaires (insérées dans le texte même). Généralement, la note commence par reprendre le mot ou le passage commenté (appelé le « lemme »), puis fait apparaître les commentaires du scholiaste.


  • Animisme collatéral

     

    Comme je demandais à une amie ukrainienne où elle plaçait l'âme dont elle me rabâchait les oreilles, elle s'est trouvé bien embêtée et je l'ai vu rejoindre les deux pans de son corsage en un geste involontaire de protection. Le stalinisme a ramené ses ouailles cinq ou six siècles en arrière question animisme. Comme au moyen âge, l'âme pour eux est dans le cœur. C'est un peu moins stupide que les occidentales qui la placent entre leur vagin et leur clito en faisant un vague détour par le cerveau et vite revenir à leur petit trou, leur manque, comme elle disent depuis qu'elles l'ont lu dans Elle.

    Les petites filles de Staline, elles, ont des âmes en celesium 38 et elles en sont fières. Leur petit cœur est tellement trempé qu'il ne s'épanche que pour la part de lui-même qu'il doit bien quand même un peu lâcher pour obtenir des ménagements. En ça elles ressemblent un peu aux filles de l'ouest mais elles se payent le luxe de mépriser ces dernières  pour leur côté pute. Qu'elles soient aussi putassières que ces femelles lubriques ne les effleurent même pas. Là est la différence d'animisme. Le sexe reste pour elles une affaire privée, leur perversion ne touche que le cœur.

    Tout chrétien est susceptible d'être sujet à la révélation, soit par la foi du charbonnier, genre ma grand-mère, la foi des simples d'esprit qui est une sorte de savoir, soit par les Ecritures. Ce n'est pas pour rien que "apocalypse" en grec veut dire "révélation". Comme ce livre est le dernier écrit, il permet donc de remonter la source et de faire des rapprochements avec tous les précédents, dans un ordre qui est dicté par la personnalité de chacun. C'est pas un livre comme les autres. C'est pour être élucidé qu'il est conçu. Et ce n'est pas un acte isolé, il faut se faire aider, lire ceux qui l'ont lu etc. Beaucoup y ont travaillé par le passé et ont tous été en fin de compte touché par la vérité cachée qu'ils y ont découvert. C'est un puzzle dont chaque pièce nécessite d'être reconstituée par un travail de recherche théologique, historique et en s'aidant de l'art profane pour illustrer. La révélation se fait graduellement mais inexorablement et il arrive un moment où l'existence de Dieu ne fait plus aucun doute. On atteint à la foi du charbonnier. C'est extraordinaire parce que soudain la mort n'existe plus, alors que rien ne nous disposait à le croire. Et pourtant Jésus a vaincu la mort et l'a enseigné à ses saints. Par conséquent la seule sagesse qui tienne est celle de bien entendre ce qu'il en a été dit, en déformant le moins possible le message (échapper au prisme, à la nature, au miroir, à la mise en abyme, au néant, à la mort)
    Le seul pouvoir que le diable donne à ses sujets est de pouvoir anticiper leur mort... Alors demandez-vous ce que vous faites vraiment dans la vie, du cinéma?

    La peinture, qui a été recyclé en photographie, un art transformé en vulgaire technique, l'illustre. Personnellement je préfère la littérature. C'est mon côté pédé, car l'œil est bien supérieur à l'ouie, plus viril en somme ( Rien que le fait que sans les yeux on aurait jamais pu voir les étoiles, alors qu'on aurait pu entendre à peu près tout le reste.) Le terme de lumière pour désigner la connaissance est problématique aujourd'hui. A cause du prisme encore une fois. Et aussi de la Genèse, quand la lumière fut associé à l'apparition de Dieu (et Dieu dit que la lumière soit...).Les philosophes des lumières sont d'autant plus stupides et prétentieux qu'ils ne font, comme Descartes ou Pascal ou encore Newton, que spéculer à travers le prisme et leur science est plus polytechnique qu'humaniste. De fait, il vous faut revoir tout ce que vous avez appris à la synagogue de Satan (la fac ou l'université ou n'importe quel école républicaine ou catholique d'aujourd'hui).

    Il n'y a aucun moyen de comprendre le monde à partir des outils de réflexion de ces synagogues. L'Histoire l'a montré très clairement.

     

    Le plus ignoble c'est que la censure totalitaire de la sociale démocratie française est plus virulente et plus efficace que n'avait pu l'être celle de Staline et Mao réunis, tout simplement parce que c'est de l'auto-censure. Le bobal ne balance à penser qu'à l'intérieur des clous de sa religion laïque morale et vicieuse qui fait de lui un être libre et éclairé. Libre de croire en n'importe quoi pourvu que ça l'arrange, et éclairé sur un tas de choses futiles qu'il croit capitales! 

     



  • Des visions aux rêves


    "Vos jeunes verront des visions et vos vieillards rêveront des rêves."


    Cette citation tirée de la bible (le livre de Joël) par le plus grand scientifique de tous les temps, Lord Francis Bacon, (1561-1626), baron de Verulam, vicomte de St Albans (duquel la Baronne doit son nom et son esprit) mérite de servir la cause des défenseurs de l'Apocalypse en ça qu'elle vise bien ce diable de divertissement capitaliste, ce dernier n'étant pas né d'hier, non plus.

    De la télé, du cinéma et de la musique pour les jeunes, de  la psychologie pour les vieux. C'est exactement à ça qu'on peut « réduire » la bête! Et si ça n'est plus que ça, alors la parousie (Retour du Christ en gloire à la fin des temps, au moment du Jugement dernier.) est proche. L'Apocalypse est un remède à la mort, dit le Lapin. « apocalypse » qui veut dire « révélation » en grec. Avec une majuscule, c'est le livre de l'apôtre qui révèle le secret de la mort, ni plus ni moins.


    Oui l'Apocalypse peut aider à vaincre la peur de la mort, c'est un parfait, un médicament, oui Pépère, n'ai pas peur d'en user, mais sans en abuser, ce serait idiot d'en claquer. Je ne plaisante pas, c'est à double tranchant, potion/poison, le tout caché derrière les visions cinématruc trompeuses de la réalité et l'interprétation cotonneuse des rêves d'un vieux bourgeois de boche, mauvais juif, bien boche, bon bourgeois et bien trop sexuel pour être honnête, encore moins pour être vrai. Du cinéma de tapette tout ça, de la religion qui s'ignore? ou se connait trop bien! Freud/Tartuffe, cachez ce rêve que je ne saurais interpréter. Mais ce n'est rien de réel, rien, pas même la théorie de l'acte manqué qui n'est en elle-même que le jugement instantané de l'instinct animal humain, naturel, et qui adore les signes.


    La religion de ces gens-là, c'est l'adoration du hasard, ce dieu des imbéciles. Et le hasard en psychologie, c'est comme les chiffres en politique, on lui fait dire ce qu'on veut, et donc pour le bourgeois ce qui rapporte le plus. Le bourgeois a le sens utile, le sens du profit, net d'impôts si possible. J'ai cru longtemps à l'honnêteté de Freud, mais le Lapin l'a bien cerné. En effet, son interprétation d'Œdipe est totalement erronée. Il suffit de lire Bacon ou Shakespeare pour s'en convaincre. Œdipe est un tyran boiteux, pas une victime du tout, du tout.


    Exit donc la psychologie issue de la philosophie spéculatrice platonicienne, faussement humaniste, vaguement humanitaire, colonne statique d'une architecture branlante et onaniste (pléonasme), et qui supporte les temples de verre dressés à la gloire de Satan. Longue vie à la science matérialiste humaniste, d'Aristote à Marx en passant par Bacon et qui mène à un constat autrement plus capital : que l'Histoire est une prophétie. Si ça c'est pas une révélation...


    1:3 Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche.


    Pour mieux cerner quelques faits essentiels je vous invite à lire ceci chez Lapinos

  • A dada sur mon dada, si si!


    A dada sur mon dada, da da !


    Le temps commence à me botter sérieusement le pope et ma gymnastique s'en ressent. Ça devient de la gesticulation articulittéraire. Mais passons. Pendant que les bobales se démènent pour sauver les indigents à l'autre bout de la terre, vu que ceux autour d'elles sont devenus invisibles, vu que ? moi, je tremble pour mon pauvre cheval qui en claquant pourrait bien me faire passer de leur côté (du côté des indigents pas des bourgeoises ballotées, est-ce utile de le préciser ?) Non que ma vie dépende de ce foutu bourrin qui me sert à me rendre aux divers lieux qui me font gagner mon pain quotidien, mais parce que je me vois mal affronter les cavaliers de l'Apocalypse à pied. Ce serait très unfair et surtout désespéré.

    Cependant je me demande : pourquoi des cavaliers ?


    9:17 Et ainsi je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui les montaient, ayant des cuirasses couleur de feu, d'hyacinthe, et de soufre. Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions; et de leurs bouches il sortait du feu, de la fumée, et du soufre.


    De leur pots d'échappements ?  Mettez-un tigre dans votre moteur que disait la pub de je sais plus quel marchand de mort, Total ? Total ! ha Total ! quel nom prophétique ! Global l'aurait fait aussi, mais j'aurais dit Total quand même, Total le dit Global que j'aurais écrit. En vérité le Final (d'ailleurs je me souviens de Fina aussi, il me semble mais bref, vous m'avez compris). On veut dire Total -6- les nazis -6-, on traduit global -6- encore les nazi mais américanisé cette fois -6- et on finit par signifier Final. (qui vise une fin, un but)

    Car ne vous y trompez pas ! Si le pédéraste Goebbels a cru bon de rectifier l'interprète lors de son procès à Nuremberg, rectification qui portait sur le terme allemand total lösnung ( traduit en français et en anglais par « solution finale » !) c'est qu'il y voyait, en bon nationaliste socialiste, c'était une solution globale, tout bêtement. Il croyait au bonheur de l'humanité, là sur la terre, comme l'entière population planétaire bobale, qui voit la planète comme une boule de cristal. La même croyance qu'utilise toute honte bue la dictature capitaliste chrétienne démocrate aujourd'hui. Et vous trouvez ça drôle ?  Dans le pays où je vis, ils en sont à hésiter entre élire une femme ou un voleur emprisonné à la présidence, oui Baronne, il vous faudra dire ma présidente peut-être ! A l'heure où j'écris ça doit être fait (l'élection ou si c'est la semaine prochaine je sais pas) mais pour moi je vois pas trop la différence. Je pourrais faire le misogyne mais ce serait trop facile. Mais enfin ça montre bien qu'on est proche du final, pour pas dire totalement dedans. Disons que globalement, la bête touche à sa fin. (Si vous arrivez pas à suivre ne craignez pas de relire).


    Je délire ?...


    Je vous le dis en vérité, pauvres aveugles bouchés par tous les trous que vous êtes. Dans le ventre de la bête que vous êtes tous bandes de pédés, oui même les brutes rugbynomanes, les voleurs de chapkas à l'arrachée (c'est le cas de mon peut-être futur président) les poètes pétomanes annalitisés genre Dantec, Houellebecq, et toute cette bande bec pas très fins, les costaud de la téloche, de la presse, les Hiroshima mon Zémour, les capitaines capitonné d'industrie puissantes et hasardeuses,  et les petites fiottes coquettes et implacables tueuses, genre Poutine ou Sarkozi, qui disposent d'une force d'armement redoutable, des chars aux lance missiles et leur gaz d'échappement, celui qui leur échappe au moment de l'impact. Bref toutes ces tapettes qui nourrissent le Léviathan, je les prends une par une dans le petit bois derrière chez moi et je leur fais avaler ce qui leur sert de couilles, métaphoriquement bien entendu et s'ils le souhaitent, je leur fais rendre gorge comme on dit, la bourse ou la vie que je leur dis en substance. César ou Dieu ! très politiquement incorrect, convenez-en ! mais qu'il soit bien entendu entre nous, si nous nous quittons vivants, que ma charité n'a d'égale que celle de Dieu et que s'il refuse le pacte d'amour, et qu'il veut me foutre sur la gueule avec ses petits poings ou qu'il me sort une arme dissimulée, son canif de boy scout ou son portable à rayon laser, la foudre du seigneur et mon cri qui tue l'enverront tout droit en Enfer. (Jamais négliger la foudre dans un combat loyal, c'est un conseil que je donne  volontiers à mon petit cousin) Le coup de foudre en effet me serait FATAL si mon adversaire se trouvait être une tigresses slave aux yeux fendus. ELLE me serait fatal ! ha ! Seigneur... la beauté du diable ! me l'avez fait toucher par tous les bouts de ma peau, sentir et connaitre jusqu'en son fond merdeux, du fion du cœur, sodomite jamais rassasié, le bougre diable implacablement attiré dans le trou noir et puant de la sottise humaine, de ce trou du cul d'Apollon. Mais la beauté de cette Circée, au contraire de Rimbaud, moi je l'ai pas trouvé amère. Pas le moindre. Tout au rebours. Je l'ai trouvé écœurante, beaucoup trop sucrée depuis que le goût des friandises m'a passé. Le Lapin parle de physiocrates, je trouve ça très bien vu. Voilà en quoi la foudre peut transformer un homme. La foudre de l'éternel féminin certes mais aussi celui de l'éternelle connaissance, le feu de Prométhée, de Lucifer)


    Pour les couleurs des « cuirasses »  je suis pas assez couillu pour vous le dire pour l'instant et je crains de dire des iconneries.


    Dans la mythologie grecque, Hyacinthe (en grec ancien Ὑάκινθος /Huákinthos) est un jeune homme d'une grande beauté, aimé d'Apollon et Zéphyr. Il trouve la mort accidentellement ; de son sang naît une fleur.

    Le pseudo-Apollodore offre une version différente : Hyacinthe est le fils de la Muse Clio et du mortel Piéros, héros éponyme de la Piérie. L'aède thrace Thamyris s'en éprend, donnant ainsi naissance à la pédérastie. Ha fichtre foutre, bigre bougre !


    Hum, ça commence à s'éclairer. Pour le feu et le soufre vous comprenez comme moi, c'est assez clair, si j'ose dire.


    Mon bourrin a moi contient cent trente six chevaux sous le capot. C'est un nombre à prendre avec des pincettes vu les circonstances (ce ne sont pas des chevaux fiscaux, ceux-là on connait très précisément leur nombre, mais des chevaux vapeurs, et la vapeurs n'est-ce pas, c'est pas facile à compter !). Mais le temps que je les rassemble ces chevaux à tête de lion, et que je les lance à l'assaut des pourfendeurs écolomerdeux, les physiocrates à moustache du genre ma mère (et Mamère la mémére noël des pacseurisés à haute température, aussi) les Zébulons et leur culot, leur cul dans l'eau planétaire, les mulots Hulot à vouloir transformer le monde en celui de petites femelles révoltées par le nombre de méchants capitalistes qui souillent son jardin d'Eden à la con, ces salopes qui se font cul bénits pour nous faire croire que les entrailles immonde de la bête dans lesquelles ils gesticulent sont sans odeurs, et pleines de saines et pures viscères derrière les icones/écran qui en tapissent les parois ! et tous les cultureux, raciniens, stendhaliens, lacaniens, proustien, les Kultureux Kandiskiens wagnériens nitchéistes, les leclézien les levisiens les begbédiens, les nonnes athées onfrayienne, finkielkrautienne, les nababs hollywoodiens et leur putes asservies les bushiens, les obamiens, les Jézabels qui les sucent, les Scarlet Johanssonienne, les Marilyn Monrothéistes lubriques... brêfle, la liste est loin d'être exhaustive et pour tout vous dire, quasi infinie... mais pas pour Dieu n'est-ce pas... pour lui cette liste n'a pas vraiment d'importance, c'est l'autre liste, beaucoup plus courte, celle des élus qui l'occupe. Bref le temps que je les rassemble et que je fasse le tri parmi les canassons survivants à ce froid implacable -6- moins vingt-six !-6- qui sévit depuis trois ou quatre jours, la lune décroit mais n'est qu'au demi croissant, je crains le pire, et que ça dure, et que mes montures chevalines n'y résistent pas, le temps donc, toujours le temps, le maudit temps !


    Mais à tout Seigneur tout honneur !

    A nous pauvres pécheur il est demandé sans tarder de s'occuper de la bête et de trancher !

    Comme dirait mon pote, décider une fois pour toute et sans détours s'il faut dire Amen ou merde à Dieu. Trancher dans l'art ET dans le cochon !


    J'ajoute ceci vite fait pour les sensibilitées écoloses ; à méditer :


    9:19 Car le pouvoir des chevaux était dans leurs bouches et dans leurs queues; leurs queues étaient semblables à des serpents ayant des têtes, et c'est avec elles qu'ils faisaient du mal.


    Rien ne ressemble plus à un serpent qu'un moteur et son tuyau d'échappement, sa queue pour ainsi dire, car elle est généralement placée à l'arrière cette tubulure qui pète. Le tulbécule de papa, comme disait le fou chantant.


  • Comme on connait ses seins...


    Tatiana est une jeune et splendide créature rousse qui a tout pour réussir dans le monde d'aujourd'hui. Tout et même trop. En effet, Tatiana possède un cerveau et un cœur, comme bien des femmes, mais elle a quelque chose dont les autres semblent complètement dépourvues : une âme. Tatiana est croyante. Elle croit au Dieu de la bible, à Jésus Christ et au Saint Esprit. Mais elle connait aussi très bien Marx. Cependant elle a deux points forts qui lui permettent de faire oublier ces tares à n'importe quel athée capitaliste. Et elle a décidé de s'en servir.


    Ayant remarqué que la pornographie était une industrie florissante qui piétinait à la fois la dignité humaine et les saintes écritures, elle veut offrir sa pudeur aux désespérés. Elle a eu l'idée d'une campagne de publicité, pas moins. Elle veut poser à demi nue pour dénoncer à la fois le business du lucre et la faim dans le monde. Elle hésite sur le slogan.


    Comme je sèche un peu, elle propose de me montrer ses arguments. Difficile de refuser sans la vexer. Je dois avouer que ses deux obus ont de quoi faire un sacré cratère dans la forteresse ennemie. Ces deux produits du travail de la nature qu'elle attribue à Dieu, et, vu leur perfection, on en doute pas, elle pense qu'elle n'a strictement rien fait pour les mériter. C'est pourquoi elle est prête à les offrir de bon cœur à la vue du monde entier et au détriment de sa pudeur. Il y a là évidemment une contradiction entre sa foi et sa conscience.


    Comme je dois avoir l'air un peu perplexe (sa foi et sa conscience!), elle me lance un mot: chrématistique! me voilà obligé de sortir mon dictionnaire. Je pense d'abord au chrême, l'huile consacrée des chrétiens mais pas du tout. Elle m'explique de bon cœur quand nous comprenons que Robert ignore superbement le mot : c'est le contraire de l'économie, me dit-elle après avoir remballé ses armes de destruction massives (ouf, ma perplexité était à bout). Selon Aristote la chrématistique commerciale substitue l'argent aux biens ; l'usure crée de l'argent à partir de l'argent ; le marchand ne produit rien : en l'absence de règles strictes visant leurs activités et d'un contrôle de la communauté dans son ensemble, tous sont condamnables d'un point de vue politique, éthique et philosophique. D'ailleurs, Karl Marx, dans des pages fameuses du Capital reprend l'analyse des conséquences sur les personnes de ce qu'il nomme auris sacra fames (maudite soif de l'or) du nom latin donné à cette passion dévorante de l'argent pour l'argent, c'est-à-dire de la chrématistique commerciale instaurée par ceux qu'il appelle « les économistes ».

    Je sens que la nuit va être longue à devenir demain.


    J'ai bien quelques idées  mais elles me paraissent toutes en deçà du formidable objectif de Tatiana et je n'ose lui en faire part. Et puis, je ne suis pas publicitaire, loin s'en faut ! Ce qu'il y a de bien avec toi, me dit-elle, c'est que tu n'as encore rien fait. Je me garde de lui dire qu'il ne faudrait pas en abuser. L'argent est la putain universelle me dit-elle, le fétiche par excellence. Il exprime le lien social sous la forme d'une abstraction. Les gens s'imaginent que la valeur est dans les objets, que le salaire est le prix du travail et que l'argent fait des petits comme le pommier donne des pommes. C'est une aliénation pure et simple. Je veux offrir mon corps au salut de l'humanité.


    Des images de crucifixion commencent à me défiler dans le cerveau. Pour les clous, je pense qu'il faudrait faire ça au piercing histoire de remettre les choses à leur place.

    A part ça,  je crois que l'image de Tatiana sur la croix en monokini devrait se suffire à elle-même.


    Juste avant de sombrer, comme a propos, de sa douce voix d'enfant elle me récite l'apocalypse:

    "Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux."

    Dehors il neige et je pense aux douze tribus, ces cent quarante quatre mille dont les robes sont blanchies par le sang de l'agneau. Aucune chaleur ne les frappera. Pas même le réchauffement climatique !

    Mais la chaleur de Tatiana ?

    "Il n'est si petit saint qui ne veuille sa chandelle."


  • Agnostiques fanatiques, mes frères,

     

    Mot nouveau du jour : infâmilialisation, nom féminin, mot-valise bourré à craquer.

     

     

    Warning ! Certaines descriptions, voire certains mots, pourraient heurter la sensibilité de personnes sensibles particulièrement sensibles.

     

     

     

    Cet aveu me coûte beaucoup mais ces hommes qui se disent athées ou agnostiques, et le croient, me font pitié. Dieu que ça permet une grande innocence ! Au prix hélas ! d'une grande ignorance. Sont-ce ou ne sont-ce pas tous des dégueulasses ? Ignorance, rançon logique pour un état qui est certainement souhaitable pour un enfant (l'innocence, vous savez, ce truc qui excite les pédophiles, enfin ceux qui aiment les enfants) mais état dont le bon sens veut qu'il ne demeure pas. Demeurer innocent et donc ignorant, être demeuré, entendez demeurer demeuré, volontairement. En ce croyant malin en plus, vraiment c'est tordu. Ça me fait pitié quand je m'y reconnais, soyons franc. Pas facile d'être catholique de nos jours, bien moins facile que de se prendre pour le centre du monde, innocemment, et se prendre à sa propre pitié. J'avoue, je me sens pas meilleur, mais pas pire non plus. Au moins je me dis que ma pitié devrait être plus grande pour les autres puisqu'ils sont plus nombreux que moi ; quand même !

     

    Au risque de paraître idiot, on a tous été enfants, on sait donc tous ce qu'il en est de l'innocence. Ça devient, avec le temps et le passage à l'acte sexuel, de la pudeur. L'acte sexuel de la nature, je veux dire la puberté en clair, pas le coït lui-même. Cet état de puberté qui nous conduit à essayer de donner un sens (une morale, le bien le mal) à l'appel de nos sens. Où alors pourquoi une jeune vierge rougirait-elle de vous avoir confié qu'elle adore son portable alors que franchement, où est la honte ? (faut que je fasse attention avec l'ironie, c'est pas parce que des gens d'esprit m'écrivent...la vraie honte serait d'en faire sans le savoir !) Chacun sa pudeur donc. Et pourquoi cette pudeur est-elle excitante si ce n'est parce qu'elle introduit la notion du bien et du mal ? Les animaux baisent-ils comme ils mangent oui ou non ?

     

     

    Et la pitié, c'est comme l'amour, plus on en parle et moins on l'excite, la suscite et l'obtient en fin de compte. Mais le véritable amour comme la pitié force la pudeur. Il faut bien en finir et se déclarer ! Et c'est justement ce que ne font pas les prétendus athées et les soi-disant agnostiques d'aujourd'hui et d'avant hier, qui sont des païens de la pire espèce, sortes de fausses vierges, fausses pudeurs, fausses fièvres, simulateurs les anges artificiels venant d'un faux septième ciel, comme dit Brassens, forcément.

     

    C'est en toute innocence qu'enfant nous établissons notre dictature sur le monde. Nous y exerçons notre puissance, où est le mal ? Mais que le monde révèle sa véritable dimension, et le diable sait que ça arrive à la vitesse des ondes à présent, dès le premier clic mettons, et le sentiment de sa petitesse, de sa vulnérabilité, de la puissance du mal s'imposent à l'enfant à travers les voiles de son innocence (et je ne mentionne pas le porno qui n'est que la partie visible de l'iceberg.) Ce n'est qu'après,  à travers les voiles de la chair que nous recevons d'en haut des pressentiments d'éternité suffisants pour effacer à ce sujet tous les doutes.

     

    Alors je pose la question, que peuvent devenir ces enfants pour qui l'existence du monde tient à un œil qui en regarde un autre quand c'est le même qu'il voit ? (Mondialisation immonde et narcissique, tous différents ET identiques, pour qui l'art majeur est le cinéma alors que c'est à peine un art thérapeutique (passif) tout au plus)

    La réponse je ne la connais pas mais je sais qu'en moi quelque chose se révolte à l'idée qu'ils puissent devenir innocents.

     

    Des enfants élevés dans l'agnosticisme font parfois d'excellents hommes, j'en veux pour preuve Simone Weil, le penseur, et non la femme politique. Mais beaucoup se jettent à corps et âmes perdus dans la course aux armements, faut bien bouffer comme ils disent. Faisant du fait de s'armer pour gagner sa vie l'impératif et la justification à tout ce qui pourrait s'avérer moralement répressible dans ce combat, se basant sur les textes de loi, hélas un peu trop conçus en fonction de la nature et peu enclin à dicter un comportement charitable. En gros, voyez, ma chère, respecter le bien d'autrui n'est pas égal à bien respecter autrui. Mais pour l'innocent agnostique, si ! Tout est dans tout et réciproquement, relativement ET absolument. Quelle naïveté, mais quel bonheur... et quelle pitié ! J'ai cette image du bonheur de l'enfant qui court après un papillon et qui s'explose sur une mine anti personnelle, voyez, pas réjouissant ! L'horreur sans nom, comme on dit.

     

     

    On retrouve parfois la même expression bouche-ouverte sur le visage de certaines femmes au moment de l'acte sexuel. L'expression qu'on aurait tous si on assistait pour de vrai à cette scène ? Celle qu'aurait n'importe quel psychotique devant un film des Monts Pythons ! Probablement celle de l'enfant ou même de l'homme découvrant pour la première fois un crucifié, quelle horreur ! Que sais-je encore ? Cette terreur que simulent assez bien les femmes, disons adultes, dans un lit, en général par instinct de reproduction, ne peut pas être, bien entendue, pas tout à fait la même que celle devant la brutalité du hasard anti personnel, trop pas ! Mais elle s'en inspire. (Si votre femme met sa main devant sa bouche c'est qu'elle ne simule pas, craignez alors le pire)

     

    En l'absence d'un Dieu créateur, cette expression revient pourtant à les mettre, ces terreurs, simulées ou non,  à égalité, ce qui ne fait d'ailleurs que confirmer la nature du lien entre Eros et Thanatos selon les Grecs, sexualité et mortalité selon les autres.

     

     

    La culture de ce lien, et donc très loin de sa nature, a donné la parole de Dieu, comprenne qui peut. Qu'on le veuille ou non, soit la sexualité est un artifice issu de cette parole et la mort n'existe pas, ou bien c'est un acte naturel qui devient vite sacrificiel chez les animaux parlant que nous sommes. Les femmes qui n'ont aucune difficulté à admettre à la fois la gentillesse des animaux et la méchanceté des hommes pré soixante-huitards le font par ignorance de cette artificielle subtilité sexuelle qui ne doit rien à la nature mais tout au paganisme et à l'animisme, une fois ceux-ci dépassés. Choisir d'ignorer cette parole, parfois même en l'étudiant, revient à nier un quelconque progrès de l'humanité au moins jusqu'à la renaissance. Faut reconnaitre que s'y retrouver jusqu'à ce dernier stade de l'humanisme chrétien parmi les penseurs qui l'ont fait exister est un sacré travail. Et l'écueil de l'école républicaine n'est pas le plus facile à surmonter. Mais il existe toujours des hommes et disons une ou deux femmes, Dieu merci,  pour garder intacte la trace de ce lien et nous rafraichir les idées sur la véritable nature de notre culture. Quelque chose de quantique dans le saint esprit ou de cantique...le quantique des cantiques ? Mais n'allons pas y perdre notre lapin ! La défaite de notre pensée n'est guère que la pensée de notre défaite. Et en l'occurrence une non-pensée.

     

     

    Non-existence de Dieu, critique relativement ET absolument absurde de la religion, un peu à la John Lennon, que le monde ne fasse plus qu'un, sans religion, ni frontières, ni possessions, quand on sait le genre de possédés hystériques qu'ont générés les Beatles (un mot-valise tiens, de beat, rythme et beetle, charançon, coccinelle ou doryphore, coléoptère ou bousier ??? Parait que le groupe Radiation, originaire de la ville de Tchernobyl en Ukraine, a avoué s'être inspiré de la chanson Rentre chez toi pour créer leur célébrissime tube вернуться.)  ici !

     

    Quoi qu'il en soit, c'est le credo toujours le même toujours changeant, su et insu, des prétendus athées et soi-disant agnostiques nourris à la pop et au rock and roll. Entre parenthèses, notez qu'on y est en plein dans le « world as one » qu'il chantait John le chevelu. Ca s'appelle Globalisation en anglais et Mondialisation en français. Si les nazis l'avaient emporté, on dirait Totalisation et quiconque de traduire par Finalisation, direction la chambre et gaz, raoust schnell, sérieux ! vous voyez ce type, Goebbels, en train de donner des leçons de traduction à ses juges, quelle morgue ! mais pour une fois il avait entièrement raison, ironie fumeuse et fumante de Dieu. Solution totale qu'il disait le Goebbels, pas finale, TOTALE,  qu'il a insisté au procès de Nuremberg ! (la finalité suggère qu'on poursuive un but, pas la totalité, voulait juste sauver sa peau, était-il sincère? Les allemands sont si naïfs, comme l'avait remarqué Balzac !) Mais nous y sommes nom d'un petit nazi ! (jag väljer nog nazisterna ! réplique du film de Mel Brook sur Hitler qui nous faisait tant rire avec Xavier, mon neveu suédois) ! Oui oui Xav, tout un chacun  globalisé, mondialisé, totalisé ET finalisé.  Il est vrai qu'on totalise encore beaucoup de croyants dans le monde, mais les plaquettes s'usent et, d'après des sources sûres, on serait déjà en train d'attaquer les disques et que ça chauffe pas mal, même que ça risque de mal finir au hasard d'un virage, en deux mille douze ? Twenty twelve comme disent les anglais qui osent se moquer de nos soixante-dix, quatre-vingt, et autres quatre-vingt-dix ! Va-t-on entendre l'année prochaine qu'on sera en vingt dix ? puis vingt onze et enfin vingt douze en fin, selon d'apocryphes spéculations para apocalyptiques et neo dantesque!  ça nous laisse le temps de relire l'Enfer de Dante et même l'Apocalypse de Jean, non ?

    Du calme !!

     

     

    A propos J'attends un petit opuscule par la poste sur Marx (de la part d'un pote qui pense que l'Apocalypse est le plus difficile à élucider des textes du Nouveau Testament, en plus d'être le dernier) pour en dire plus sur ce qu'un judéo boche véritable humaniste aristotélicien, dixit mon pote, peut bien envisager comme finalité à l'infâmilialisation capitaliste. (ça me distraira peut-être de mes angoisses sur mes comptes dans le rouge !) J'ai lu naguère une analyse marxiste de la schizophrénie trouvée dans l'encyclopédie Universalis qui m'avait laissé sur ma faim. Mais pour l'heure ce mot nouveau étrange me semble assez schizophrénique comme ça.

     

     

    Pour conclure ce billet beaucoup trop long ?  Je crois bien que la pitié que j'éprouve pour mon âme meurtrie ne se soulage même pas à l'idée de la souffrance de celle de mes frères athées et agnostiques. Mais depuis que je sais que le désespoir est un péché mortel, je fais des efforts pour penser à eux, qui s'en plaindra ?

     

    "Ce n'est pas mon affaire de penser à moi. Mon affaire est de penser à Dieu. C'est à Dieu à penser à moi."

    Simone Weil   1909-43

     

     

     

     

    Post Billeterie  : Comme DAB (distributeur automatique de billet de banque) je confesse mon impuissance à répondre à tous les mails, je ne vous donne pas de chiffres, vous ne me croiriez pas. Sachez qu'en pratique j'ai une largeur d'esprit et une probité intellectuelle très exceptionnelles. Mais pourtant encore de l'avis de certains très insuffisantes. Ils ont raison, la perfection seule est suffisante. Je vais passer en turbo pascal!