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Fodio

  • Un homme entre mille

    l'histoire concerne Salomon à qui un abruti de pharisien, le docteur Séméï, pour ne pas le citer, reproche de ne pas vivre selon la loi. Il est écrit, affirme ce docte crétin : «  Il n'est pas bon que l'homme vive seul. ». Et ceux du sanhédrin de renchérir : - Prends une épouse Roi Salomon car qui reste sans épouse est le meurtrier des enfants qu'il n'a point. » Mais Salomon, le Salomon qui a préféré demander à l’Éternel de lui donner la sagesse avant tout autre chose, ce Salomon leur répond :

    - J'ai trouvé un homme entre mille mais une femme entre dix mille, je ne l'ai pas trouvée ! 

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  • Des démons

    Lapinos évoquait récemment les miracles qui ne sont qu'une forme du hasard et donc qui proviennent plus souvent du malin que du divin. C'est vrai qu'il est rarement possible de dire si un événement irrationnel quel qu'il soit est pour le meilleur ou pour le pire dans un temps plus ou moins long. Untel par exemple se réjouira du prodige d'un rebondissement impromptu de la bourse qui lui amènera un max de pognon et se trouvera par la suite dans une suite d’emmerdements dont son pactole est la cause sans forcément faire le rapprochement. Ce qu'il croyait venir du Ciel avait de grandes chances de venir de Mammon ou d'un quelconque démon. D'ailleurs parlons-en des démons. C'est une expression devenu courante de dire que chacun combat ses démons. Mais les connaît-on ces démons ?

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  • Nation éplorée... plan blanc, Apocalypse nao !

    Ce sont les mots du président français après l'accident de Nice en ce matin du 15 juillet. Il devait être 2 ou 3 h du mat, pas facile à dire « plan blanc » après le champagne ! Mais il a fait ça planplan le président, sans s’emmêler la langue dans les dents. Se trouve que je dormais pas,

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  • Laissez les morts brûler les morts

    Par les temps qui courent dans tous les sens en brassant de l'air, s'il y a une chose que je ne regrette pas c'est de n'avoir jamais rien fait de ma vie. Le piège, auquel j'ai échappé, par miracle, c'est une profession. Un oncle me résumait dernièrement à l'enterrement* d'un autre oncle : toi tu auras vécu plusieurs vies. Évidemment pour ces deux-là, ils étaient ingénieurs et n'ont eu qu'une vie et une mort d'ingénieur.

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  • Le fils de Lapinos

     

    Parait qu'on rit pas beaucoup en lisant Lapinos, alors voilà!

     

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  • Déphilosophons

    « La vraie vie, c'est le tout du monde qui se pose dans la satisfaction de l'être »

     

    Empédocle, Parménide, Héraclite ?!

  • Vils folliculaires vs politique inique (nique nique)

    Les Ukrainiens ne savent plus quoi faire pour obtenir des visas afin d'aller voir leur équipe de pédés à crampon taper dans un ballon européen. Alors ils emploient les vieilles recettes soviétiques. Un type sans histoire originaire d'un petit village sans histoire dans une région sans histoire, seul à la frontière ukrainienne, vient voir sa Natacha trouvée sur meetic Russian dating.com, c'est le pigeon idéal l'homme providentiel.

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  • Tante à Sion

    J'ai une tante catholique, donc pratiquement honnie de ma famille d'impies modernes. Suis passé la voir l'automne dernier. Elle était pas en forme, elle se fait vieille, dans les 80 berges. Tout juste si elle a pensé à m'embrasser. M'a accordé cinq minutes, alors qu'on ne s'était vu ni contacté depuis des années. Elle sent venir la fin. M'a demandé ce que je devenais, si j'avais trouvé mon équilibre. C'est une manie dans ma famille de me croire déséquilibré. Parce que je n'ai pas suivi le modèle bourgeois en vigueur on me soupçonne de toutes les tares en vogue. Bref, je lui dis que oui et non, quelle importance mon équilibre, je me bats de toute façon sur deux fronts, le front divin pour être à la hauteur de l'amour de dieu et le front social contre la bête.

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  • Épître aux Ukrainiens

    La grammaire rend libre ? c’est ce que répètent tous les universitaires fonctionnaires et les journalistes dans toutes les sociales démocraties nationales socialistes d’Europe et d’Amérique. Eh quoi! le Führer aussi a été élu. En temps de crise aussi. Alors ! Simple : la svastika, symbole hindouiste, roule pour vous, silencieuse et puissante comme une Mercedes vers le sauvetage tous ensemble de la planète par la culture du neurone ! Silence, on tourne  la religion de l’avenir, du progrès polytechnique.

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  • Correction politique

    Tandis qu’en Ukraine apparaît un nouvel homme providentiel, de sexe dit faible et portant le doux prénom de Nadia (« espoir » en russe), ce qui fait quand même beaucoup même pour la providence pourtant rarement prise au dépourvu, alors qu'on vient de dévorer une brassée de shashlikis (des brochettes) chez mes voisins après une dure journée de labeur au jardin, voilà-t-il pas qu'on évoque la possibilité, au point où on en est de désespoir publique, de ma possible participation sur l'échiquier politique (comme on dit) ukrainien. J'ai dit stop tout de suite, sans motiver cependant. Alors voilà, m'en vais le faire incontinent.

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  • Exit Pénélope

    « Voici ce que je dis, frères, c'est que le temps est court; que désormais ceux qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas, ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, ceux qui achètent comme ne possédant pas, et ceux qui usent du monde comme n'en usant pas, car la figure de ce monde passe. »
    Paul aux Corinthiens ; c'est ici d'une forme de prétérition (action de passer sous silence) inversée que l'apôtre nous invite à user. Ce n'est pas faire en passant sous silence qu'on fait, mais NE pas faire en passant sous silence qu'on fait. On fait ce qu'on veut mais dans l'esprit on y est pas vraiment, l'Esprit n'y est pas.

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  • Une bonne nouvelle

    Quand ce n'est plus de la gymnastique littéraire ça devient vite une sale manie, je laisse aux sages le soin d'en juger. Alors voilà j'ai un pilon, fruit de mes premières amours avec ce pays. Déjà sept ans le bonhomme, l'âge de raison. Et c'est en cours que je le rencontre bientôt. L'ai pas vu depuis sa naissance, les deux semaines où je lui ai donné, non pas le sein, mais le son. Lui ai donné la voix de son maître, comme dit l'autre.

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  • Un jeudi comme un mardi

    Les amis sont comme les femmes, chiant comme la pluie quand le temps est mauvais et pénible comme le soleil quand il fait beau, après on peut aimer la pluie et le soleil, je laisse aux sages le soin de juger.

    Comme je veux pas trop en imposer avec mon imbécile gymnastique littéraire, me fais un peu rare à vous écrire, je crois. Je préfère écrire à Lapinos, plus charitable que vous. Mais bon, voilà, Lapinos n'a pas que ça à faire de lire mes bafouilles, en plus il lit très lentement et j'écris très long et très vite ! mon côté sincère un peu pénible. 

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  • Rêve d'amour

    dure toujours... tant qu'on dort !

    Une bonne manière de choisir ses amis de nos jours c'est de leur demander ce qu'ils pensent du rêve. Tous ceux qui sont pour, à éliminer d'emblée. C'est vrai qu'il n'en reste pas beaucoup dans le camp opposé. Rien d'alarmant, au contraire, les amis, comme le métal, gagnent à être rares. Et d'ailleurs les rêveurs ont énormément d'amis. Attardons-nous donc un peu sur ces pro du rêve. John Lennon chantant Imagine prophétisait qu'il n'était pas le seul rêveur. À mon avis il savait très bien que la grande majorité des branquignoles qui l'écoutaient ne souhaitaient qu'une chose : rêver. Faire rêver fait partie du métier de chanteur populaire.

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  • L'Apocalypse ou la mort?!

    hongre pangaré.jpg

    Un pote m'interpellait, mais putain c'est quoi l'Apocalypse dont tu nous bassines les oreilles, Fodio?

     

    L'Apocalypse, c'est déjà pas un sujet de conversation pour les gonzesses. L'Apocalypse c'est l'anarchie à la puissance mille, la défaite des armées, des magistrats, et même de la mort. Et au milieu de tout ça, trompettes, calamités, insectes géants, il y a un cheval blanc!

     

    Un cheval blanc? Un cavalier énigmatique? Sans déconner ! et tu crois à tout ça?

     

    Si j'y crois? Mais c'est plus qu'une certitude que l'ordre et la vérité se haïssent. À la fin des temps le cavalier blanc triomphe de la bête et du faux prophète à la bataille d'Armaguédon,…

     

    Mouais, encore le combat du bien contre le mal…

     

    Seigneur, mais non! Seule la société juge condamne et exécute! Le plus important c'est l'astrologie, l'ange montre à Jean dans les étoiles le sens de l'histoire...

     

    C'est de la bombe pour les amateurs de symbole!

     

    Tu crois pas si bien dire, comme les égyptiens ont le zodiaque ou l'ordre solaire, le camp des saints a son chemin dans les astres. Regarde au-dessus de ta tête, Arcturus l'étoile la plus brillante dans la constellation du Bouvier. C'est l'étoile du cavalier, vingt fois plus grande que le soleil, on la retrouve comme l'étoile polaire à l'aide de la grande Ourse.

     

    Mon pauvre Fodio, mais redescend sur terre !

     

    Pourquoi, tu m'as réservé une place au cimetière ?

     

    Et bien vous me croirez si vous voulez, il est mort trois semaines plus tard d'une chute de cheval. Quand j'ai demandé à sa femme la couleur du cheval elle m'a regardé d'un drôle d'air. J'ai pas insisté mais comme elle est avocate j'ai pas eu besoin de sa réponse. C'est seulement hier que j'ai eu la confirmation de ce que je savais déjà, le cheval était un hongre noir pangaré. Pourquoi pangaré ? mon pote était colonel de réserve.

    Quant à la tache blanche, n'y voyez aucun hasard!

  • Un pauvre équarrisseur

    Bien sûr qu’il faut poser les bonnes questions comme disent les perroquets philosophes, mais surtout il faut donner les bonnes réponses. Quand jeune puceau j’ai voulu impressionner ma horde familière du côté mater en leur déclarant que j’avais décidé d’être catholique et marxiste, ils m’ont regardé avec un air méprisant de bien-sûr-évident-ça-va-de-soi. La réponse ! J’en suis resté sur le cul.

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  • De la vieillesse

    Un pote me raconte comment sa sœur et lui ont tué leur grand-mère. Il lui lisait du Maupassant, elle lui servit des concombres à table. Les conséquences de l’esprit romantique de Maupassant sur celui de l’aïeule ne furent, selon mon pote, sans doute pas étrangères à la langueur de ses mâchoires dès lors qu’avalant tout rond une rondelle de concombre, l’ancêtre s’étouffa promptement.

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  • Rapportage mercurien

    La qualité primordiale d’un journaliste c’est l’opportunisme coco. A preuve j’écris un mot sur le roi du Maroc et pif paf deux semaines plus tard deux sbires de la grande presse française s’embarquent dans une affure louche avec sa majesté maghrébine, vous avouerez. Louche l’histoire l’est pas qu’un peu encore qu’en ajustant mes lorgnons je vois assez clairement ce de quoi il retourne. Comme ils s’ennuyaient à mourir au royaume de France nos deux compères ont eu l’idée d’aller mettre le nez chez leur voisin d’outre méditerranée. Sans doute leurs penchants pédérastiques ont-ils joué dans le choix du voisin, n’ont pas choisi la Suède non plus car c’est rien de le dire mais les gnards des néo-vikings sont quand même un peu mieux protégés que les jeunes éphèbes nords africains vu que le dieu dollars s’étend sur ces neutres nordiks depuis la guerre froide, pas que ça les réchauffe mais rempart anti-communiste oblige et avec un tel dieu on se forge plus aisément une armure anti-tourisme sexuel. Donc Pif et Paf au pays de S.A.S Machin II ou III (son blaze m’échappe) ont rien trouvé mieux à faire pour recycler leur vie sexuelle que d’enquêter sur les agissements de la marocaine famille royale, qu’en plein second siècle des droits de l’homme je vous demande un peu tous ces pauvres sujets privés de justice… Hic, la parade du monarque fut à la hauteur du cynisme de nos deux opportunistes. Le piège s’est refermé dans le rade d’un chic hôtel parisien et pouf, voilà Pif et Paf confondus par la justice impartiale de la république cinquième française du nom, gardés à vue par des nervis tout-à-fait incorruptibles et polis mais déterminés au possible. L’a été finaud le Mohamed (deuxième ou troisième du nom ça me reviendra aussi) sur ce coup-là. Entre nous j’ai l’idée qu’il a dû discrètement demander conseil au quai d’Orsay Momo sur cette affaire, une telle virtuosité dans le nettoyage politique ne lui est sûr pas tombée du Coran, encore que…bref, doit de toute façon pas l’ouvrir souvent sa bible not’ roitelet, ça se saurait. Je vois d’ici l’élan d’indignation qu’a dû soulever chez les chefs de cabinet du ministère le triste rapportage de nos rapporteurs : et la diplomatie bordel de chiotte aurait bondissamment commenté hors micro un digne porte parole orsinien ou orsaynien, hein, c’est quand même pas fait pour les clebs ça la diplomatie, a beau être des bougnoules, enfin ex bougnoules sauf vot’ respect (il assez loin le micro là ? bon enfin voyez ce que je veux dire hein !) faut papa quand même pas déconner merde à couille !

    Reste à savoir si l’esprit corporatif de la dite profession des proxos du droit de savoir va jouer contre ou en faveur de Pif et Paf. A mon humble avis leurs chances sont de l’ordre de cinquante-cinquante, le diable en cette histoire étant gagnant des deux côtés, c’est du kif kif mon ami. Quoi qu’il advienne, un proche avenir ne manquera pas de vous en informer, j’ai dieu merci pour ma part autre chose à branler que de perdre mon temps à ces billevesées politicardo-sexuelles.

    Ha ! une dépêche(-toi) de l’AFP vient de tomber : La « relation de confiance » entre les éditions du Seuil et les journalistes Eric Laurent et Catherine Graciet est « de facto dissoute », a annoncé la maison d’édition. Foutre fichtre ! Plus tocard qu’un journaliste : son éditeur. Allez la messe est dite : Amen !

    Et vive l’apocalypse par Mercure !

  • Charge royale!

    Antipresse en stock.

     

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    Maroc : prison ferme pour atteinte à la « sacralité » de Mohammed VI

     Walid Bahomane, jeune Marocain de 18 ans, a été arrêté le 24 janvier 2012, puis jugé et condamné le 16 février par le Tribunal de première instance de Rabat à un an de prison ferme et à une amende de 10.000 dirhams (1.000 euros), pour « atteinte à la sacralité de Mohammed VI ».

    Son crime est d’avoir publié sur sa page Facebook une caricature réalisée par un dessinateur burkinabé : Sa Majesté le roi Mohamed VI, Commandeur des croyants, dessiné dans une serrure.

    Le titre de « Commandeur des croyants » est également revendiqué par le sultan de Brunei et le mollah Omar d’Afghanistan.

    Ou bien ces types ne craignent pas leur propre dieu ou bien ils ont signé un pacte !

    À quelques jours d’intervalle, Abdessamad Haydour, 25 ans, était condamné à 3 ans de prison ferme pour des motifs similaires après avoir qualifié le monarque absolu de « chien de dictateur » dans une vidéo tournée lors d’une manifestation à Taza et diffusée sur Internet.

    Selon le blog Vox Maroc, la cyber-police marocaine dispose de vastes locaux à Rabat d’où elle se livre à des activités de propagande et d’intimidation sur l'internet ainsi qu’à la surveillance grâce à un logiciel espion français.

    En décembre dernier, la société française Amesys a décroché un contrat de 2 millions de dollars au Maroc pour la livraison d’ordinateurs et de disques durs et l’installation du logiciel de surveillance Eagle (sic!). Celui-ci permet de passer au crible plusieurs millions de messages, de les enregistrer et de relever des noms et des mots-clés, même déformés légèrement à l’écriture. Il identifie également les connexions sur les sites classés suspects, peut identifier qui y envoie du courrier et accéder au contenu des courriels ainsi qu’intercepter les appels téléphoniques.

    Même pas peur!

    Depuis près d’un mois, la jeunesse de la ville de Taza au Nord-Est du royaume connait un soulèvement sans précédent. On dénombre plusieurs morts et des centaines de blessés selon les rapports préliminaires de l’Association Marocaine des Droits Humains.

    Le revenu annuel par habitant du Maroc est de 5 100 US$ (146 éme rang mondial). Mohammed VI est le septième chef d’État le plus riche du monde.

    Le 17 mars 2011, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait qualifié devant le Conseil de sécurité les annonces de réformes royales de « discours courageux et visionnaire ».

    Un peu plus tard, son homologue états-unienne, Hillary Clinton, lors d’une conférence de presse conjointe a déclaré : « Il est du droit du peuple syrien de pouvoir bénéficier des mêmes transformations politiques réussies opérées au Maroc, en Tunisie, en Égypte ou en Libye. »

     

    Allah est grand, nul doute qu’il saura châtier à la mesure de leurs crimes  cette bande de vautours, les chefs de clans qui les soutiennent et les charognards informaticiens qui planent dans leur sillage en se prenant pour des aigles!

    Quant à nous prions mes frères pour que l'Apocalypse ne tarde plus.

     

  • Bafouille aux commentiens

     

    J’ai un beau-père, Victor Gregorievitch, grâce à dieu plus de belle-mère, au cimetière cause alcoolisme depuis urette, plus de mère, grâce au fils et enfin un semblant de paternel qui grâce au saint esprit me file un peu de blé quand Pénélope me les brise un peu trop menues côté matériel que ces deux-là seraient faits pour s’entendre, mon vieux et P. si si si… bref mon beau-père, c’est pas le mauvais bougre comme on dit mais voilà quand on parle sérieusement tandis que les femmes sont au café en cuisine et qu’il veut me convertir à sa religion (il croit à un tas d’onneries païennes), et qu’il s’y prend de la manière la plus hypocrite ou la plus stupide en me laissant entendre qu’on a chacun son cerveau et donc chacun sa vérité et qu’il n’est pas lui religieux comme moi oh je me dois de lui dire avec un peu trop d’enthousiasme que je ne crois pas moi comme lui, moi JE SAIS que Jésus est venu pour abolir toutes les religions, il m’écoute à peine et quand nos femmes reviennent Vitia (surnom en russe à la con) voudrait nous faire taire au prétexte que les femmes Seigneur dieu ! (ainsi croit-il bon de s’exprimer) faut pas les ennuyer avec des propos d’hommes ! halala, dieu me branasse peux pas résister davaï je demande à Pénélope qu’elle lui correctement dans sa langue à son pape die comme il est raconté dans la bible quand Jésus doit s’y reprendre à deux fois avec la femme qui se croit utile et qui n’écoute pas l’homme, le fils de l’homme, je lui dis Victor, un homme ne se tait pas quand sa femme entre, il fait en sorte qu’elle l’écoute, halala, si Victor pouvait me faire un scandale mais justement le scandale Vitia avec sa fille surtout  il redoute et moi forcément je suis bien obligé de me servir de cette faiblesse pour l’aider pas l’humilier. Faire en sorte qu’il ne se sente pas humilié déjà j’avoue c’est le plus difficile, sa fille à qui je dois parfois de me mettre coupablement en colère parce qu’elle a hérité cet orgueil de pédéraste donc forcément mal placé, sa fille qui pour montrer à papa qu’elle s’est trouvée un moujik qui le dépasse lui le glorieux reproducteur doit lui raconter cette scène de la vie de Jésus parce qu’elle s’est rangée du côté de son mari, par coït obligation mais pas seulement et si il y rentre un peu de divin dans cet union parce qu’elle m’écoute quand même un peu quand je la bassine avec Molière Shakespeare ou Homère parce c’est une femme pas féministe et que l’homme qui la fait jouir se doit d’avoir priorité sur elle, non cause de la bible ou pas entièrement on est dans le flou romantique exactement mais aussi parce que la nature qu’elle connait bien le lui a dit qu’on est bien peu de chose, qu’à l’aurore elle est née baptisée de rosée s’est épanouie heureuse et amoureuse aux rayons du soleil s’est réveillée vieille et la lune cette nuit etc. vais pas vous refaire la chanson tralalilalère.

    Je rassure suis pas en train de pasticher Proust ou Captain Angry à la recherche du temps ou de la précision à 0,1 près perdus pour toujours et à jamais avec des phrases de deux milles lieux sous les mers, non non, je rassure, c’est seulement qu’après deux bouteilles de Sapéravi avec le beau-père, une de ses belle femme, la mienne, et quatre ou cinq chiens chats et que tous semblent vouloir me remercier de ce que je leur aurais soi-disant construit le paradis avec mes petites mains de charpentier amateur, alors que juste aidé à mettre deux trois trucs en harmonie, péché mignon que je m’autorise par charité ! là je mens sciemment bien entendu, oh je ne tends de piège à personne, suis pas assez intelligent pour ça, mais les gens croient patati que je suis patata mais c’est eux qui me tendent des pièges dans lesquels il semble que je me complaise à tomber lors qu’en vérité je reste puceau du  mal à mon grand désespoir.  On est puceau de l’horreur comme de la volupté disait l’autre, on l’est aussi du mensonge, enfin on peut toujours y croire…

    Bon après n’est-ce pas, vous raconter ma vie sexuelle non merci, Pénélope n’est pas plus patiente que n’importe quelle femme, c’est la religion de la facilité ; la vraie patience n’est accessible qu’aux hommes, j’en démords pas comme je disais.

    J’ai donc un beau-père, à peine plus barbon que moi et bavard comme cent pies, brave type à part ça mais se grise de mots et comment lui faire entendre la moindre vérité, que sa fille même… je lâche pourtant pas l’affaire et m’enthousiasme, et l’esprit aidant il me semble que je suis limpide et Rlaaa les femmes se pointent et mon Victor de me prier de rompre là because ces dames ! ou l’ halal ! parole de prophète pute et cent mille vierges !

    L’essentiel dans cette histoire c’est que je me suis emporté, non pas contre le beau-père mais après les chiens qui s’étaient fait la malle et que du coup je déboulai chez une de mes voisines, une pauvre femme abandonnée par l’amour qui gentiment persécute sa fille et sa petite fille, le trio diabolique ; moi qui en suis à vouloir sauver l’enfant des tenailles de ces deux mégères avec les armes du diable évidement ; flagornerie, compliments et que si la fille souffre c’est que la mère est trop bonne, parfaite pour ainsi dire et comment était donc votre mère Ludmilla Ivanovna (la grand-mère) normale ? c’est-à-dire ? parfaite ? noooon ! Ha ? mauvaise ? nooooooon ! alors ? oui bon, parfaite ! et vous ? ben moi aussi du coup, ha ? vous n’êtes pas meilleure ? heu, là elle commence à se demander si je me fous pas d’elle la Ludmila / Luda pour les intimes mais on en est encore pas là, or donc je rétablis avec les armes de l’esprit parce que c’est en vérité l’esprit qui parle par ma bouche, perso je sais même pas ce que je raconte mais ça vient tout seul et j’en suis presque à m’écouter pour savoir où t’c’est qu’j’en suis là comme dirait mon ex-soeur…vous n’avez donc aucune patience avec cette enfant que vous la tarabustez telle quelle ? quoi qu’il en était soit sera,babouchka pense qu’elle doit être la chef de famille mais la gamine a été élue/désignée par sa mère et que naturellement elle se l’est pas fait dire deux fois ! rhaaa que faire ?  l’ABC de la torture, le b.a.b.a. des femmes avec leur gnards misèreux et nous qu’on s’étonne après qu’elles aient pas la patience ces beautés, ce sexe soi-disant faible et qui sent fort le bouc. Je perds mon temps vous pensez, y a-t-il un seul pédéraste dans le genre élevé sous la mère capable de paner c’que je cause de la loose dla life bande de bolosses batardes !

    Non vous y êtes pas, ma patience s’épuise et puis quoi je vous dois hein ? je vous écris et vous lisez… là s’arrêtent nos relations comme dirait Poutine à Hollande ou Hollande à Poutine mais en vérité je vous le dis le Mistral ne souffle pas en Sibérie pourtant pas compliqué à piger si. Ha ! l’imbécile gymnastique. Je cherche pas à être sincère, je voudrais, je veux être vrai et la science ne me vient pas aussi facilement, l’art ha ça, on me complimente pire que si j’étais Ikéa en personne pour ce que je fais avec mes mains des jolies choses en bois mais quoi bordel de putain de moine moi j’y passe un an et baste j’en connais que vingt ans n’ont pas encore dégoûté de se faire et refaire un nid douillet pour ceci cela on va pas chicaner, je le fais pour moi et pour ce petit amour de Pénélope et quand je vois l’ingratitude je préfère me dire que je me suis fait plaisir à moi confiteor mais oh ça dure pas, because j’ai une question pas deux une seule à résoudre, pas une équation non de non trois fois non une vraie question, pourquoi est-ce que je vis n’est-ce-pas ; comment est pas important plaisir pas plaisir n’importe comment est la réponse mais pourquoi ? hein pourquoi ? j’ai pas comme mon pote Lapinos le sentiment d’être utile avec ma gym mais lui non plus dieu sait qu’il l’est, en tout cas à mézigue… alors qu’on envoie l’Apoc et qu’on en finisse avec ces comments et dans quelles positions.

    Sur la terre comme au ciel, n’en sors pas ! Na ! les français sont des na comme disait Céline, et oui c’est comme ça et on t’emmerde Ferdinand ! na na na ! et ton métro j’en fais du navion à réaction !na !

    Et ciao donc.

     

  • De toute dernière génération

    Un peintre se pointe chez moi répondant à mon évangile de la semaine dernière. Je lui montre l’endroit, les fenêtres d’abord parce qu’un peintre c’est quasi tout ce qui l’intéresse dans une taule, qu’elle ait pas de barreaux aux fenêtres ! Lui recommande de faire gaffe, j’vais pas compter les rayures mais c’est pas du plastique, c’est du bois de la forêt qu’on voit là-bas, peint par un maître peintre, scié par l’un des amants de ma femme et charpenté par l’autre, moi j’ai mis en place et je me tape les finitions, le plus délicat et le plus chiant donc on y fait attention comme à la prunelle de ses yeux. Désolé pour ta femme il me fait, y a pas que des Pénélopes et encore, question de temps pour qu’elles virent à la Juliette ou à l’Ophélie. Ça se discute que je lui rétorque mais c’est bien toute la différence entre un artiste peintre et un peintre en bâtiment. Bien campé sous son regard perplexe, pas lui laisser le temps d’enclencher la seconde, tu fumes que je lui demande ? Niet qu’il m’à-propose. Ha mais c’est pas bon ça ! que je lui lâche. De perplexité son sourcil gauche (le droit pour lui) risque l’étirement sinusoïdal à s’étioler au plafond. Comme je veux pas l’emmerder avec mes dîners de cons, je coupe court et lui montre sa fenêtre. Deux mètres soixante sous trois mètres de plafond, plein nord, le soleil n’y vient qu’en hiver le matin et le soir. Assez haut pour voir le ciel. Et les étoiles donc. La relativité de la lumière étant ainsi parfaitement démontrée, je l’aide à s’installer et de me remettre à vaquer.

    Parait que la lecture des news sur internet est en passe de devenir une maladie. M’étonne pas vraiment, C’est une vieille histoire non ? on trouve toujours des types pour en convaincre d’autres de se pendre avec une corde, et sans les cordes c’est toute la Marine qui s’écroule faute de liens. Savent même pas ce qu’ils font en activant ce canard. Si les gens prennent peur de l’information, genre ça s’attrape par l’ordi, c’est la banqueroute garantie, la faillite totale, la solution finale. Mais le journaliste n’est pas fou, il ne cherche pas à vacciner ses clients, il lui convient qu’ils tombent un peu malades, histoire de lui assurer des parfaits (remèdes) éditoriaux concoctés et empaquetés dans le vacarme des rédactions ou celui du café du Flore local. Le médecin est le plus intéressé à la maladie, et les journalistes ont un peu de la fonction des médecins de l’esprit. Je veux dire pas les psys, non, plus près du curé avec leur éthique républicaine inspiré directement de la casuistique catholique romaine. La maladie c’est de croire au dieu de ces gens-là auquel ils collent volontiers une majuscule pour mieux la lui faire à l’envers. Tromper le monde en comprenant trop tard que mentir c’est se tromper de monde. En vérité je vous le dis à vous parce qu’avec eux nitchevo quedal, veulent rien entendre… tout un chacun de nous qui ne voit que son propre reflet, n’entends que sa propre voix, ne pense qu’à son ventre mou et son caca dur, tout un chacun paie cash cette courtesse de vue. Faut pas rêver, l’information, c’est tout et c’est rien. C’est comme le yaourt, sauf que c’est du rêve qui fermente. L’informateur, le proxénète de la cité grecque, ça en dit long sur la sagesse des Grecs, comme il n’était qu’un salaud s’est fait honnête. Bien sûr qu’on a besoin de savoir, entre parenthèse ça ne peut être un droit que dans un régime totalitaire (le droit de savoir mon cul ! ) on en a besoin comme de baiser, ni plus ni moins. Plutôt plus que moins d’ailleurs parce que baiser devient vite impossible. Mais faut trancher nous dit l’apôtre, si ta main devient source de péché. Au point d’avancement de la lèpre sociale c’est carrément le cordon ombilical qu’il faut couper et le plus fissa possible. Je veux dire que se couper le machin ne sert à rien. C’est bien pire que ça. Les mecs qui se châtrent volontairement ou en cachette sont des trouillards de première. Et un journaliste c’est un mec qui se châtre publiquement. Un peu comme moi quand je vous raconte l’Ukraine et ses incartades nationales et internationales. Si les journalistes n’existaient pas on aurait tôt fait de les remplacer à commencer par nous-mêmes. Exemple :

    Aujourd’hui à l’ambassade de France de Kiev, un gendarme en poste à la sécurité du bâtiment s’est vu posé une étrange question par un individu coiffé d’un couvre chef à la mode ukrainienne de l’après grande guerre patriotique. Est-ce que vous connaissez-vous la taquetaquetique du gendarme a demandé dans un français approximatif l’homme ringardement coiffé à notre fonctionnaire armé. Naturellement la bonne blague bien sûr que je la connais a répondu l’homme aux rangers et barbichette cirées, et d’ajouter finement : vous ne vous attendiez donc pas à me trouver là. Le faux terroriste déguisé en poète a alors sorti de sous le manteau un lance roquette de toute dernière génération avant de rétorquer dans la langue de Molière : le branlebranle-bas du terroriste aussi, c’est d’être toujours là où on ne l’attend pas. Pas du tout du tout du tout lui a répliqué notre gendarme, on s’attendait tout à fait à vous trouver là, en revanche on avait pas pensé au lance roquette de toute dernière génération a-t-il ajouter avant de jeter son arme à terre et de déclencher l’alarme générale avec le pied. Tout s’est terminé dans un bain de vin que contenait la parfaite imitation de lance roquette de toute dernière génération. L’inconnu avait apporté du bourgogne pour tenter de soudoyer les fonctionnaires de l’ambassade afin d’obtenir un visa pour la France destiné à sa compagne étrangère. Interrogé dans un état d’ébriété apparemment avancé (les roquettes ne contenaient plus une seule goutte du jus de la treille) aurait déclaré ne pas être informé de la lutte anticorruption lancé dans le pays depuis la révolution de février dernier qui a vu la destitution du président élu.

    Ça c’est de l’information, coco ! le lecteur veut rêver, il veut pas connaitre la vérité. C’est pas bandant du tout la vérité, plus édifiant peut-être et encore, les deux ou trois vérités que je connais ne m’ont jamais grandi, sinon je serais devenu charpentier et célibataire. Y a pas plus menteur qu’une érection mais c’est ça qui paie les factures, putain de société. Et même charpentier Jésus ne l’a pas vraiment été ou alors pas longtemps. Y a que des sots métiers, c’est ma troisième vérité.

    En revenant voir mon peintre je m’aperçois qu’il n’a fait que des croquis. Et pour la couleur je lui demande ? La couleur affaiblit le dessin, les ombres, la perspective et même la composition tout ça c’est pour cacher que tu sais pas dessiner, ça impressionne le profane mais l’amateur ne s’y trompe pas. Picasso dessinait à merveille. Sinon t’as trouvé du jaja, faut aussi qu’on parle des filles, le modeling you know, la réputation des ukrainiennes est faite, et ce que j’ai pu en voir jusque-là… Pour le jaja c’est du Sapéravi, un cépage géorgien inconnu au bataillon français mais digne de libation, rien que le nom prédispose. Ça me fait penser qu’on n’a jamais su en quel vin Jésus avait changé l’eau des Noces de Canna. Et bien amène ton « fringuécontent » là et je vais t’en toucher deux mots parce que c’est justement un truc au sujet d’à propos duquel je me suis bigrement intéressé.

    Quand je disais qu’un peintre c’est autre chose qu’un musicien ou un architecte…    

     Dommage que celui-ci ne fume pas. Mais bon, personne il est parfait !      

  • Aux innocents, etc.!

     

     

    Pause dans mes activités de bricolage = gains de temps pour écrire ce qui explique mon regain d'imbécile gymnastique littéraire de ces derniers temps. Il m'est arrivé tant d'aventures ces six derniers mois que j'en finirais pas mes phrases comme quand je raconte avec les sourcils en points d'exclamation. Tiens je viens récemment d'apprendre que le Dniepr s'appelait jadis le Borysthène et qu'un certain Bion, philosophe cynique scythe (= Ukrainien) y est né trois siècle avant JC.  comme quoi y a pas toujours eu des faux vrais nazis et des vrais faux terroristes dans ce foutu pays. "La route des enfers est facile à suivre : on y va les yeux fermés" qu'il aurait écrit le Bion. C'est assez bien vu pour un homme réputé athée. Dieu sait que l'homme ferme de plus en plus les yeux, et sur beaucoup de choses. Les femmes, elles, ferment les yeux sur tout par paresse le plus souvent ou par goût pour la mort. Oui j'ai remarqué que les hommes sont incités à les fermer leurs yeux sur tout ce qui pourrait les libérer de l'emprise mondaine politico-militaire. La musique, la militaire aussi, c'est du bruit ordonné par un code (le solfège) et de fait contribue parfaitement à cet aveuglement en donnant le sentiment d'un réconfort, celui qu'apporte le rêve éveillé bien ordonné. D'abord fermer les yeux et se croire invisible est une manie puérile qui cesse à l'âge adulte, voire adolescent, sauf pour les acteurs qui cultive cette manie les yeux grands ouverts si je puis dire. Ensuite la liberté, produit de la signification sont difficiles voire impossibles à regarder en face. Les âmes faibles se sentent menacés:" Libre! mais pourquoi faire que diable!". Voilà ce qui arrive aux innocents aux mains soi-disant pleines, il ne désirent même pas se délivrer de leur chaine. C'est que ça les rendrait dangereusement coupable! et en tant de morceaux, à ramasser à la petite cuillère comme on dit. L'innocence ça vaut pas un clou, mieux vaut une culpabilité entière et bien connue, plus facile à combattre et à vaincre. La mode étant à "l'innocence fière de l'être", genre "non je savais pas et je t'emmerde", le genre qui vient juste après "chacun sa vérité " du même niveau au-raz-des-baskets philo-sophiste, Je dis qu'à ça une seule réponse; "tu savais très bien et c'est moi qui t'emmerde parce que de toute façon maintenant, tu sais donc tu n'es plus innocent, voir si tu vas devenir hypocrite, na!" Voilà comment qu'il faut leur parler aux suppôts de Satan. Bon c'est guère efficace je vous le dis tout de suite, et même ça ne marche jamais pour ainsi dire. La raison c'est que l'Esprit est libre et qu'il souffle où il veut, pour autant il peut se pouvoir que parfois, suite à un langage viril de la sorte, le ciel veuille bien m'éclairer dans mon désir d'aider mon prochain. Dans ces moments-là j'ai vraiment l'impression que c'est même pas moi qui parle. Idem pour quand j'écris, d'ailleurs.

    Et j'allai vers l'ange, en lui disant de me donner le petit livre. Et il me dit: Prends-le, et avale-le; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel.

    Apocalypse

  • Bonjour l’honneur !

    Titre ironique vu que je m’intéresse plus à mes petites affaires qu’à celle de l’Ukraine et je trouve naturel qu’on me le reproche mais la cause en est que l’Ukraine, comme la France par ailleurs n’existe pas pour de vrai, pour moi. Ce sont des entités trop abstraites, ces nations, et qui plus est vouées aux gémonies par je ne sais combien de prophètes juifs ou chrétiens. Pas oublier le silence des églises, ces prostituées complices de la transformation d’abstraites nations en code répressif, pénal,  tout à fait concret, lui. L’appartenance à une nation, une patrie est un crime contre l’esprit de dieu nous disent les prophètes et l’obligation de passeport pour circuler dans le monde le signe le plus tangible du totalitarisme mondial en phase terminale. Satan semble l’emporter sur tous les fronts, y compris celui de la science qui n’est plus qu’une foire à prix Nobel accueillant des disciplines de plus en plus hasardeuses qui trahissent un charlatanisme consommé, le tout à base calculs informatiques ou statistiques censés maitriser tous les domaines de la technologie. Foutaises diaboliques, la science est tombée dans le piège de la femme, dixit Lapinos, elle en est réduite à concevoir des bagnoles, des machines à laver et des téléphones partoutistes pour bavasser entre commères ou comploter entre marchands d’armes. Aujourd’hui c’est les militaires qui sont à la pointe de la recherche mais demain ce seront leurs mères, les politiciens, les psychologues, les publicistes, les « artistes » en somme les intellectuels de partout et de toujours. La différence entre un militaire et un homme politique c’est que si le premier est bien moins intello que sa mère le second l’est bien plus ce qui revient strictement au même. 

    Les pays seraient comme ces femmes pour lesquelles devaient mourir les chevaliers du moyen-âge ? Et oui, mais en groupe, en bataillon, en masse pour finir ! bonjour les charniers ! Ce monde est sous l’empire du mal alors veuille le ciel qu’il passe, entrainé par la révélation. Si j’arrive à faire voir à un seul militaire le genre de pédéraste qu’il est vraiment je mérite la canonisation sur-le-champ… d’honneur !   je veux bien donner ma vie pour sauver celle d’un pote, d’un voisin, d’une connaissance, voire de Porteur ou de Captain Angry à la grande rigueur, mais pour un passeport et un drapeau je passe mon tour, mais j’irai pas non plus mourir pour n’en pas avoir, ce serait par trop manquer d’auto-charité, mieux vaut en avoir plusieurs en périodes troubles. Cela dit le christ en était probablement dépourvu après sa résurrection, alors…

    Conclusion l’honneur ça pue la mort, qu’on envoie l’Apocalypse et qu’on en finisse avec les gonzesses en treillis ou en costard cravate.

  • Pâques mais pas que!

    Les amoureux de la culture, comme tous les amoureux, aiment surtout à se fondre dans l’objet de leur désir, un peu comme la grenouille de la fable, ils s’imaginent se faire aussi gros que le bœuf en daube, la culture en l’occurrence. Et ça daube évidemment. C’est qu’ils aiment les paradoxes et celui-ci les enthousiasme. Partir de si petit pour devenir si gros. En vérité le seul paradoxe qui vaille est celui qui nous incite à vivre pour mourir, tous les autres palissent à côté. On n’insistera jamais assez sur le rôle néfaste de l’Eglise catholique romaine pour ce qui est des solutions apportées à ce paradoxe, sa soumission à l’anthropologie sous son air de sainte nitouche. Se mettant du côté de la nature quand elle ne devrait se consacrer qu’au surnaturel, du côté du temps alors qu’elle a mission d’être intemporelle, consacrant l’enchainement des causes naturelles qui conduisent les hommes vers l’animalité, la jouissance de chaque instant avec la peur de la mort derrière chaque instant de plaisir. Ce qui fait que même un chrétien se voit réduit à l'asservissement, non pas prisonnier en Christ comme Paul , mais esclave de son boulot ou plus grave de ses fausses croyances des Evangiles, fausses croyances qui répondent surtout à son besoin de social. L’opium du peuple comme disait Marx, c’est ce besoin de grégarité avant tout. Peu importe qu’on nomme sa religion modernisme, athéisme, épicurisme ou christianisme, il s’agit avant tout de pouvoir vivre ensemble OR nulle part le christ ne donne de clé pour ça. La parabole des ouvriers de la première et de la dernière heure est un camouflet à toute prétention de fonder une quelconque doctrine sociale. 

    En ce samedi qui commémore Pâques, les orthodoxes ukrainiens se torchent à la vodka en attendant lundi, férié aussi, de pouvoir téléphoner à leur potes et leur dire que Christ est ressuscité. C’est la tradition, la culture si vous voulez. J’ai toujours envie de leur répondre du tac au tac, y a peu de chance que ça t’arrive, ils ne comprendraient pas hélas! Croient-ils qu’il a vaincu la mort pour que nous puissions vivre comme des porcs ou des fourmis ? La charité, c'est-à-dire l’amour, nous pousse comme Jésus à les dissuader de se faire les esclaves d’une quelconque fonction, de rentrer dans un moule bidon, d’adopter un banal style, de se rendre prisonnier du troupeau, bref de se comporter en mortel. Voilà le sens de la résurrection. Faites comme moi laissez tomber toutes ces conneries humaines et vous vivrez à nouveau, voilà la vérité du message. La seule chose qui retient un chrétien de se suicider c’est d’annoncer cette bonne nouvelle. Seulement voilà, comme ils ne veulent rien entendre, il faut se battre et prendre le risque de se faire haïr, voire persécuter, rien que pour leur dire de ne pas avoir peur PUISQUE Christ est ressuscité. La raison pour laquelle Satan a besoin de fidèles chrétiens c’est pour les réconcilier avec la mort. Des gens qui ont réduit le fils de l’homme à une toute petite hostie ! Leur devise : plutôt l’enfer accompagné que le paradis tout seul. Non, non, non, ne me dites pâques…

     

    Bien sûr cette charité n’a guère les apparences de la douceur maternelle, par exemple, ceci pour les hommes qui voudraient vraiment voir vaincre l’amour. Si ça semble même tout le contraire, c’est que le mensonge est vicieux, et que sous la blancheur de son sein la mère cache une drogue puissante, l’héroïne maternelle, celle qui vous fait paraitre le monde aussi bénin qu’il est malin. Pas étonnant qu’à ce sevrage succèdent toutes les addictions possibles et imaginables, de la musique au cinéma en passant par la photographie, la philatélie, la pornographie, la cuisine, l’architecture ou la littérature. L’art et avec lui la culture, la tradition, est sans doute l’opium le plus puissant. Mais contrairement à toutes les conneries qu’on raconte, l’art n’a jamais délivré personne, les artistes encore moins que les amateurs, bien au contraire mais c’est tellement chic de le croire. La seule chose qui puisse nous délivrer c’est la vérité, celle qui conduit à l’amour. Sans vérité pas d’amour, sans amour pas de vérité. Voilà pourquoi il faut vouloir la liberté que nous offre le Christ, sans conditions et même au prix de sa vie. Ça vaut de toute façon mieux que de la donner pour des amours foireuses. « Y a pas que l’amour dans la vie » est une parole de femme !

  • Intermède politique (suite et fin).


    Mon rôle de conseiller spécial du futur président ukrainien a tourné court hier. Suis allé à Maïdan (la place de l’Indépendance occupée) essayer de le rencontrer pour lui botter le moral et l’inciter à passer à l’action. Mais ces démocrates, la première chose qu’ils commencent à faire dès qu’ils possèdent un peu de pouvoir c’est de se fermer au démos, au peuple. Impossible donc de rencontrer Klitchko, on m’a rit au nez. Ironie du sort je tombe sur une journaliste française. Comme tous les gens de sa caste elle a tout lu, tout bu, tout vu, y compris la nuit du 10 décembre où ça a chauffé sa mère. Ha c’était bien ça ! me confie-t-elle. Deux fois vautour, femme et journaliste, un pléonasme vivant tant la profession de rapporteur convient naturellement à la lâcheté des femmes. Qu’on vienne pas me parler de ces journalistes héros de l’information qui se font tabasser, voire assassiner, à ça je réponds que rapporter comporte des risques, on l’apprend dès la maternelle. Vous pouvez lire son article ici, voilà ce qu’elle a tiré de cette nuit, cette branleuse. Typique de l’esprit de vautour de ces lèche-culs, le type ne se considère pas comme un héros mais pour autant elle en fait le titre de son article. Ça doit être la dernière tendance en journalisme, c’est celui qui le dit pas qui l’est !

     

    Sur ce j’ai chopé deux branleurs qui tenaient une caméra et un micro, des gars de la télé, m’ont écouté puis un jeune journaliste s’est pointé, sourire aux lèvres, et te les a embarqués, sans doute m’a-t-il trouvé pittoresque. Mon propos est pourtant simple et vrai. Le peuple ukrainien à 99% en a marre de son chef et veut le virer. Mais pour ça faut y aller, le prendre par le collet et le descendre dans la rue, l’amener à Maïdan et déclarer des élections anticipées. Autrement dit, il faut agir. Moi du haut de mes soixante kilos tout mouillés, mon anonymat et mon grand âge, je peux même pas l’approcher le cochon géant, tandis que Klitchko il peut lui, et le conduire fermement jusqu’à la mairie occupée par le peuple. Ces deux-là jouent dans la même catégorie des 2mètres pour 100 kg. Alors la question se pose, qui tirerait sur Klitchko ?  tout le monde me répond spontanément « personne ». Sauf naturellement quelques européens en mal de romantisme qui s’imaginent que des costauds encore plus costauds que lui, auraient vite fait de te le mettre à terre, ni une ni deux, et que tout ça est vraiment puéril, la politique c’est sérieux mon vieux Fodio !  les pauvres innocents. Si Klitchko avaient des couilles il aurait fait ce que je dis depuis longtemps, mais c’est un démocrate chrétien, hum, Judas aussi l’était. Mais trêve, la raison pour laquelle personne ne tirera sur Klitchko, quoiqu’il fasse, en fait il y en a plusieurs : d’abord c’est un champion du monde, de boxe qui plus est, pas de patinage artistique, une sorte de héros national, deuzio, il est l’adversaire déclaré du président, et troizio il a un frère ! Et le petit frère c’est pas de la gnognotte non plus, boxeur itou et pas moins bon que son ainé.

    En vérité je n’y ai jamais cru à l’homme providentiel, le peuple ukrainien en revanche, si. Mais voilà, on s’aperçoit à présent que le héros n’est qu’un bavard et que comme président, il vaudra pas mieux que les autres. L’Ukrainien n’est pas foncièrement démocrate, en tous cas pas si on en revient à l’époque des cosaques qui n’étaient pas des mercenaires quoiqu’en disent certains historiens mal renseignés. C’était des types qui se voulaient chrétiens et libres. Comme à cette époque et comme à toutes les époques d’ailleurs, pour être libre il faut sans arrêt se battre contre les jaloux, les possédés, les aliénés, ils se battaient pour se protéger. Pas vraiment chrétiens donc, ou disons pas assez. Ils aimaient un peu trop le monde, leur terre, leur femme, leur mère, la bagarre et la vodka, tout le contraire du Christ en somme. Pour autant c’était des hommes qui se respectaient dans la mesure où ils ne s’imposaient pas de lois inutiles, chacun pouvait vivre comme bon lui semble en s’en remettant au chef, le Hetman qui, quand il se montrait incompétent, se voyait renvoyé dans ses foyers, quitte à se faire couper un bras ou la tête en cas de faute grave. Mais ce monde n’étant pas le royaume de dieu sur la terre ils se sont fait manger par les armées de la tzarine Irène les cosaques, avant de se faire découper en morceaux par l’armé rouge, et Staline s’en est finalement servi pour ses basses œuvres, destin tragique. On en appellerait en vain à l’esprit cosaque désormais. Les Ukrainiens comme tous les peuples de la terre sont amenés à devenir des démocrates et grossir le troupeau mondial qui se rue à fond de ballon ovale ou rond dans la géhenne.

     

    Voilà, je clos donc cette parenthèse politique, Maïdan est en train de devenir un haut lieu romantique de culture de la révolte, un peu comme le journal Libération en France, ils seront demain au pouvoir et boucleront tous les postes à responsabilité pour instaurer le totalitarisme des lâches. Au point qu’on en regrettera la « famille » dans dix ans.

    Serais pas étonné qu’Akhmetov en fasse partie, lui le voleur, le parrain de Yanoukovitch, celui dont la fortune s’élève comme par hasard à 15 milliards de dollars, le mentor du parti des régions, le parti de la famille, le patron du seul journal qui titre aujourd’hui sur un « Maïdan caché », que soit disant certains oligarques seraient en lutte sournoise contre la famille. L’art de se ménager des portes de sortie. En même temps qu’il a l’air de dire avec courage et objectivité une vérité au peuple, il suggère clairement à son président que si le vent tourne il sera du côté des vainqueurs. Ces types-là ont toujours raison, comme les jongleurs, le genre Gallimard par exemple qui possède deux bureaux en temps de guerre, ou ces américains qui font partir trois avions porteurs de bombe atomique sur Hiroshima au cas où. Tout prévoir, avoir un pied dans chaque camp et une multitude de bras dans chaque panier, ces types sont des activistes bouddhistes, zen qu’ils restent dans n’importe quelle situation puisque tout leur rapporte. Le mensonge est légion ils en ont fait leur fond de commerce, et le commerce étant satanique… Bref, la vérité restant une et indivisible, ils brûleront dans les flammes de l’Enfer, c’est-à-dire que leur vie n’est qu’une longue agonie sans aucun répit. Même en repos ils trouvent le moyen de s’agiter, et de cauchemar en mauvais rêves ils parviennent au terme de leur vie avec un immense sentiment d’injustice : quoi ! quoi ! quoi ! coassent-ils, tout ça pour finir entre quatre planches ! c’était bien la peine !

    Oui-da, on appelle ça la justice du Ciel.

    Allez qu’on envoie les trompettes de l’Apocalypse, putain de moine ! et venez pas me parler de Noël ou je vous fous mon poing sur la gueule, que le ciel me le pardonne, les vrais chrétiens me comprendront.

  • Lettre ouverte à Vitali Klitchko, champion du monde.

    Bien fait d’attendre avant de l’ouvrir sur l’Ukraine, le pays qui fait quasi la une mondiale depuis un mois et au sein duquel je vis un exil aussi exotique que passionnant depuis bientôt une décennie, j’aurais manqué vous dire la vérité, que j’ai fini par découvrir grâce à dieu. Je vous la livre toute fraiche, débarrassée de la pourriture journalistique occidentale et russe. On a affaire à deux voleurs d’envergure, Yanoukovitch et Akhmetov. Le butin :  15 milliards de dollars ! 7 chacun c’est la règle des parrains russes, la moitié du magot à celui qui a permis de mettre la main dessus. Couple de voleurs à laquelle on peut adjoindre la paire Poutine et son parrain dont j’ai oublié le nom parce qu’on n’est pas tenu de se rappeler le nom d’un type pareil, le meilleur pote d’Akhmetov (entre mafieux on se tient les coudes), c’est le plus célèbre parrain  russe, lui, il vole une Russie rendue presque consentante à force de viols répétitifs depuis Pierre le Grand jusqu’au kagébiste arriviste du Kremlin. Les peuples sont femmes avait remarqué Marx. On sait depuis Napoléon, Hitler et Staline à quel point c’est vrai. Seulement les Ukrainiens, ma petite dame, c’est des cosaques, pas des moujiks, pas le même esprit scrogneugneu !  Donc voilà ce qui doit se passer et qui se passera si Klitchko m’entend au lieu de se laisser sucer par les boches (ses conseillers politiques). Ces 15 milliards appartiennent à l’Ukraine, il faut les reprendre, arrêter et mettre en examen toute la famille Yanoukovitch et Akhmetov, geler leurs avoirs, y compris dans les banques russes, et les renvoyer en Russie ou au Kazakhstan et cul-nus. Pour ça il faut peut-être provoquer une guerre civile afin que l’armée choisisse son camp. Mais jamais un soldat ukrainien ne tirera sur un autre Ukrainien, et on veillera contre l’infiltration, pas d’officier pro-russes ou on les collera en taule pour 20 piges, ferme et pénible, pire qu’à Kharkov peut-être si c’est possible. Quant à Timoshenko elle sera invitée à rendre son appartement londonien et ses avoirs en millions de dollars ou à s’exiler à Saint Hélène si les anglais n’ont pas peur de se faire voler leur île. Voilà le programme qui incombe au hetman Klitchko ou Tagnibiok  (mais ce dernier doit avant tout vaincre les réticences hypocrites et européennes (pléonasme) pour son passé et présent national socialiste, c’est pas gagné !)

    C’est assez simple dans son ensemble, comme toujours la politique quand on s’en tient aux faits, mais c’est le seul plan qui donnerait une chance aux Ukrainiens de montrer au monde qu’ils ont des couilles. Tout le reste sera de la diplomatie (hypocrisie) dont le peuple fera les frais en attendant l’occasion de pouvoir se venger d’un chef trop mou après en avoir viré un trop dur. L’Ukraine se doit à elle-même d’avoir un président à l’esprit cosaque, un véritable Hetman ou crever la gueule ouverte en livrant ses filles à la prostitution yanki, comme la RpP, la Russie du pédéraste Poutine.

  • Humanisme contre Bouddhisme.

     

    "On ne triomphe de la nature qu'en s'y soumettant." : cet aphorisme de Bacon, souligné (trop tardivement) par  Simone Weil, résume tout l'humanisme chrétien authentique, contre le bouddhisme chrétien inventé par les curés du moyen âge. Triompher de la nature est en effet un mobile historique et non moral : un païen ne peut pas le comprendre, voire l'admettre (à l'exception de Homère, Aristote et quelques autres, ce qui incline Bacon à soupçonner, pour le dire vite, que Ulysse est un héros "juif").

     "...en s'y soumettant.", car l'opposition de l'âme et du corps est la plus débile et sans fondement. Sur le plan moral, elle a pour conséquence d'engager dans une lutte mystique contre soi-même, la plus exténuante pour l'esprit, et perdue d'avance. L'âme n'offre pas une plus grande résistance à la mort naturelle que le corps.

    Le monde moderne accomplit l'inverse et produit l'effet opposé du conseil de Bacon : il se décrète libre vis-à-vis de la nature en se soumettant à des idéaux judéo-chrétiens truqués (féminisme, égalité, démocratie), ce qui est le meilleur moyen pour demeurer dans son emprise. De fait, si l'on prend le monde moderne pour l'accomplissement de la morale judéo-chrétienne, Nitche a raison : c'est la pire barbarie que l'humanité a jamais engendrée. Le contrat passé par les religions païennes avec la nature est beaucoup plus prudent : il ne promet pas ce qui est intenable, comme ne cessent de le faire les politiciens modernes, et qui est la cause des plus terribles vengeances populaires... "naturelles".

    La position philosophique satanique de Nitche est la plus rationnelle qui soit. Et en même temps elle est parfaitement inaudible et donc inapplicable dans le monde moderne, qui n'a pratiquement pas sur le plan politique d'autre choix que celui du mensonge. Autrement dit : il est impossible de revenir en arrière sur le mode de gouvernement totalitaire selon le vœu de Nitche. Aussi éloigné soit le gouvernement des Etats-Unis de l'action charitable et du christianisme, il ne peut pas se passer de serments sur la bible et d'une constitution officiellement "judéo-chrétienne". Et Shakespeare explique pourquoi. Shakespeare explique pourquoi Nitche n'est qu'un élément de la stratégie de Satan, le plus viril mais pas forcément le plus efficace.

    Essayons d’illustrer, en quelques traits ce que concrètement tout ça veut dire. La nature c’est la loi du plus fort, et le plus fort chez l’homme c’est sa raison, donc la raison du plus fort est toujours la meilleure comme le dit dans un trait fulgurant le poète La Fontaine. Voilà l’arrêt de la nature, c’est sans appel. A prendre comme un formidable avertissement aux gens d’esprit et à leur raison. Si tu le prends au pied de la lettre, de là, vendue est ton âme au diable. Bien sûr le rachat reste toujours possible mais le temps vient à manquer, toujours, parce que la vérité n’attend pas dans ses effets. Ce que tu prends pour une victoire sur le temps est juste une perte de temps, sèche, c’est en fait la pire des capitulations, la pire des humiliations. Quand tu te rends compte ce qu’est vraiment le temps, que tu piges que tu ne peux pas le vaincre, pas, en tous cas, avec ta philosophie à deux balles, psychologie cinématographique, que tu ne peux plus pleurer sans le dolby 5.6 et le plasma géant, alors ceci est pour toi ! car n’oublie jamais : Le plus fort est aussi le plus sentimental !

    La victoire sur le temps c’est bien sûr la victoire sur la mort. Pas un enjeu de pédé sentimental pour faire plaisir à sa maman. Et les gens consciencieux sont priés de patienter avec leur ticket d’idéal. La vérité transcende le temps, elle ne le relativise pas comme l’algèbre.  Pas de lâches au pays de la vérité. Tout chrétien véritable le sait pour peu qu’il veuille bien se passer de gymnastique littéraire ou mathématique cinq minutes. Voilà pourquoi Shakespeare dit que la conscience fait de nous des lâches, il sait lui que c’est une formidable machine à fabriquer des idéaux dont l’hypocrisie ne se révèle que dans la puanteur des charniers. 

  • Ben ouais mais bon hein!

    On voudrait bien tous aller au paradis et dieu n’est pas contre a priori, il a même tout fait pour ça, seulement voilà on a la tête dure, de l’orgueil à revendre, et paresseux, gourmand, luxurieux comme c’est pas permis. Alors faut pas s’étonner si l’enfer est notre lot sur terre. Il existe de par le vaste monde des milliers de gens bien meilleurs que ma pomme, prêts à donner leur vie pour leur prochain, mais quoi, la plupart sont des désespérés, leur vie elle vaut peau de balle. Les gens sont tellement déterminés par leur environnement que les bons comme les mauvais ne le sont qu’en vertu de la situation qui leur échoie. Un tel qui au village est un parangon de charité peut devenir à la ville le pire des égoïstes, tout ça parce que la ville le rendra insensible au prochain, qu'il lui sera pas possible de reconnaitre tous les passants, les zombis qui lui ressemblent et qui défilent dans le métro. Et inversement le robot urbain placé à la campagne ne pourra guère faire autrement que devenir aimable avec son voisin, ne serait-ce que par intérêt. De nature les hommes ne sont ni bons ni mauvais, c’est contre nature qu’ils peuvent le devenir, non pas culturellement, car la culture, la civilisation est aussi naturelle à l’homme qu’aux singes ou aux girafes, mais surnaturellement, c’est-à-dire à travers la parole de dieu, et là encore le piège de la culture s’ouvre devant lui camouflé sous une couche de croyances et de paroles humaines. A commencer par la croyance dans ses propres mots. Croire est aussi foireux qu’un pet de tourista. Dieu n’a pas caché les clefs du paradis, ce sont les hommes qui les ont tellement enduites de leurs délires visqueux qu’elles lui sont devenues impossibles à saisir. A tel point qu’il se fait gloire de transmettre à sa progéniture cet amour du vide en le faisant passer pour du plein. Pour le dire plus clairement l’homme transforme le vin en eau de boudin avec son esprit corrompu et c’est sûrement pas un hasard si le premier miracle du christ a consisté à faire précisément le contraire. Comprenne qui peut ? Dieu nous a fait libres et la première conséquence à en tirer pour quiconque est doté d’un cerveau en état de marche c’est que l’égalité c'est carrément pas possible. Si nous étions tous égaux nous ne serions pas libres et il n’y aurait aucun mérite à faire le bien, ni le mal. Autrement dit le bien et le mal n’existerait pas et nous y serions déjà pour ainsi dire au paradis. Mais c’est pas parce que les choses ont foiré dès le départ, que ce con d’Adam et cette pauvre conne d'Eve ont lamentablement merdé, qu’il faut baisser les bras, bien au contraire, ça devrait être une motivation d’enfer, pas commettre la même erreur, le même crime contre soi-même. parce que bon qu’on ne s’y trompe pas, l’histoire d’Adam et Eve c’est tous les jours à chaque seconde et pour chacun d’entre nous que ça se joue. Quand on a pigé ça on n’a plus besoin de donner sa vie pour rien, son prochain, on peut essayer de faire mieux. Et c’est là que s’entrouvre le chemin de la liberté qui conduit à la vérité, là que les amours mortes en finissent de mourir comme dit la chanson, là que l’amour qui est la véritable nature de l’homme reprend tous ses droits, à savoir le seul qui nous est donné, celui de nous aimer les uns les autres, non pas en nous gavant de rêves, mais au contraire en réduisant nos délires à une peau de chagrin et en faisant de chaque instant, dans la joie et la douleur, un petit coin de paradis pour l'autre. Ce qu’il faut de patience et de persévérance ? pas moins qu’il n’en faut pour devenir damné. Comme disait Robert Marley, on croit être au paradis et on est en enfer, mais Seigneur, qui le sent le sait. Mon frère, arrête de croire au père Noël, c’est une ordure qui existe à grand peine, crois-moi, mieux vaut passer à autre chose, à l’action par exemple. Croire, penser, réfléchir, tout ça fait de nous des lâches, le vrai courage c’est de tendre la joue gauche, de pardonner et de se mettre au turbin, au vrai turbin, celui qui consiste à trouver la raison de notre présence ici-bas, le reste c’est du délire de petit garçon accroché aux jupes de sa mère pour petits garçons accrochés aux jupes de leur mère, c'est le travail de la femme, la raison de notre absence, le délire qui mène tout droit au cimetière, c’est pas pour toi. L’Apocalypse ou la mort, c’est pas une question pour les gonzesses et les pédés, c’est la dernière question d’homme pour homme, pas une pub pour Dégueulis de Lancôme ou Pet gluant de Chanel. L’apocalypse ou la mort c’est le trousseau de clefs ramassé dans le caniveau, te reste plus qu’à trouver les trous de serrure et les portes qui vont avec. C’est sûrement pas une mince affaire mais quoi, t’as mieux à faire ? 

    Putain de moine mais réveille-toi nom de dieu!

    Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre, afin que les hommes s'égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée.  Apocalypse 6:4

  • Pentecôte pour Tous...

    ... et Liberté pour Quelques-uns

    Par L. & F.

    La Pentecôte, comme le mot français ne l’indique pas trop, n’est ni une pente ni une côte, encore que ! mais vient du grec et signifie cinquante. C’est le cinquantième jour après la résurrection du Christ, moment où il remonte au ciel et où l’Esprit descend sur la terre (d’où l’étrange évocation de côte et de pente en français).

    Pour le profane, le citoyen moderne d’une quelconque rep dem ou dem rep (république démocratique ou démocratie républicaine), il est sans doute difficile d’imaginer la liberté que vient offrir l’esprit de dieu aux derniers hommes de bonne volonté. Profane et suppôt de Satan que l’esclavage historique choque encore, le sien actuel ne lui étant même pas connu et pour cause. Mais plus choquant à nos yeux le fait de dissimuler que l'esclavage est systématique, et qu'il n'y a aucune civilisation qui ne soit pure de cette pratique, et surtout pas la civilisation bourgeoise occidentale dont la domination sur le reste du monde n'a pas d'autre cause. On peut trouver que l'Occident va trop loin dans l'autocritique ; nous constatons que cette "autocritique" ne diminue en rien son esprit de conquête.

    Il ne s'agit pas pour l'historien d'incriminer les blancs plutôt que les noirs, mais de dire qu'au moment où nous parlons c'est l'Occident qui est du côté du fouet. Contrairement à la morale ou la psychanalyse, l'histoire n'a pas de fonction dans les tribunaux.
    Le racisme et l'antisémitisme n'existent pas, d'ailleurs : il n'y a que des prétextes à l'esclavage et à la conquête, prétextes variables selon l'opportunité. N'importe quel historien un peu sérieux sait qu'il n'y aucune différence entre la discrimination raciale et la discrimination religieuse puisque leurs buts sont les mêmes.

    "L'esprit critique de Voltaire s'arrête à la Compagnie des Indes." : le mot est toujours valable, pour tous nos intellectuels humanistes, et bien plus encore dans la mesure où Voltaire ne bénéficiait pas d'une position médiatique inexpugnable.

     

    Malgré leurs efforts, l'art et la culture - l'architecture démoniaque des cathédrales gothiques - et tous les autres monstrueux léviathans sous le prétexte "judéo-chrétien", rien de tout ça ne peut empêcher la fin du monde et l'Esprit de descendre sur ceux qui veulent être des apôtres.

    L’apocalypse ou la mort ?

    A bon entendeur, salut !

  • Du Christianisme

    Le droit, inventé pour protéger les sociétés, est établi sur l’égalité. La société, qui n’est qu’un ensemble de faits, est basée sur l’inégalité. Il existe donc un désaccord entre le fait et le droit. La société doit-elle marcher réprimée ou favorisée par la loi ? En d’autres termes, la loi doit-elle s’opposer au mouvement intérieur social pour maintenir la société, ou doit-elle être faite d’après ce mouvement pour la conduire ? Depuis l’existence des sociétés, aucun législateur n’a osé prendre sur lui de décider cette question. Tous les législateurs se sont contentés d’analyser les faits, d’indiquer ceux blâmables ou criminels, et d’y attacher des punitions ou des récompenses. Telle est la Loi humaine : elle n’a ni les moyens de prévenir les fautes, ni les moyens d’en éviter le retour chez ceux qu’elle a punis. La philanthropie est une sublime erreur, elle tourmente inutilement le corps, elle ne produit pas le baume qui guérit l’âme. Le philanthrope fait des projets, a des idées, en confie l’exécution à l’homme, au silence, au travail, à des consignes, à des choses muettes et sans puissance.

    Le christianisme ignore ces imperfections, car il a étendu la vie au-delà de ce monde. En nous considérant tous comme déchus et dans un état de dégradation, il a ouvert un inépuisable trésor d’indulgence ; nous sommes tous plus ou moins avancés vers notre entière régénération, personne n’est infaillible, le chrétien s’attend aux fautes et même aux crimes. Là où la société voit un criminel à retrancher de son sein, le chrétien voit une âme à sauver. Bien plus !... inspirée de dieu qu’il étudie et contemple, il admet l’inégalité des forces, étudie la disproportion des fardeaux. S’il vous trouve inégaux de cœur, de corps, d’esprit, d’aptitude, de valeur, il vous rend tous égaux par le repentir. Là l’égalité n’est plus un vain mot, car nous pouvons être, nous sommes tous égaux par les sentiments. Depuis le fétichisme informe des sauvages jusqu’aux gracieuses intentions de la Grèce, jusqu’aux profondes et ingénieuses doctrines de l’Égypte et des Indes, traduites par des cultes riants ou terribles, il est une conviction dans l’homme, celle de sa chute, de son péché, d’où vient partout l’idée des sacrifices et du rachat. La mort du Rédempteur, qui a racheté tout le genre humain, est l’image de ce que nous devons faire pour nous-mêmes : rachetons nos fautes ! rachetons nos erreurs ! rachetons nos crimes ! Tout est rachetable, le christianisme est dans cette parole ; de là ses adorables sacrements qui aident au triomphe de la grâce et soutiennent le pécheur. Pleurer, gémir comme la Madeleine dans le désert, n’est que le commencement, agir est la fin. Les monastères pleuraient et agissaient, ils priaient et civilisaient, ils ont été les moyens actifs du christianisme. Ils ont bâti, planté, cultivé l’Europe, tout en sauvant le trésor de nos connaissances et celui de la justice humaine, de la politique et des arts. On reconnaîtra toujours en Europe la place de ces centres radieux. Si vous croyez que dieu ait à vous juger, le chrétien vous dit que tout peut se racheter par les bonnes œuvres du repentir. Les grandes mains de dieu pèsent à la fois le mal qui fut fait, et le trésor des bienfaits accomplis. Soyez à vous seul le temple, vous pouvez en recommencer les miracles.

    Vos prières doivent être des travaux. De votre travail doit découler le bonheur de ceux au-dessus desquels vous ont mis votre fortune, votre esprit, tout, jusqu’à ce talent naturel, image de votre situation sociale.