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Чем более мы слабые тем более нуждаемся в том чтобы быть богатыми*

Un pote me fait remarquer qu’il s’agit là de vie privée. Mon dieu, il a l’air de penser que je n’ai pas de vie privée. Je voudrais le rassurer ici. Je ne parle à personne de ma vie spirituelle. Ce que je fais avec les hommes, la communication qu’on partage comme disent les vendus, les astrapades, les schmilblickés, les philologues fanatiques, tout ça ne ressort pas de mon intimité. Je n’ai pas de cette sorte de secrets. Mes comptes sont publics et transparents. En revanche dès qu’il s’agit de communion, il m’est impossible d’en parler et pour cause. Et puis suis trop pauvre et pas assez pédé pour avoir l’instinct de propriété. Que ceux qui me trouvent impudique se demandent pourquoi ils éprouvent le besoin de couvrir les ressorts de leurs actions intimes. Dernièrement j’ai eu affaire au KGB local, le SBU comme on les appelle. Un gros porc à qui j’ai tenu cœur (impossible de lui tenir tête). Sans doute un peu plus jeune que moi mais je devais bien lui rendre 10 cm et cinquante kilos. Je me suis aperçu que je tremblais. En vérité j’ai eu un peu peur pour lui. Autant égorger un cochon me rebute, quand j’ai dû sacrifier mon Roméo (voir les épisodes précédents, Roméo était le nom de mon bouc) je me serais battu, autant trucider cette parodie d’être humain, assassin jusqu’au bout des ongles, on le lisait sur le petit rectangle suant qui lui servait de front, eût été, je le confesse, un vrai plaisir. Pas facile d’en faire un ami, j’avoue. Mais sans doute possible en d’autre temps d’autres mœurs. Je tremblais de devenir à mon tour un assassin. Dieu merci, la présence de ma Pénélope m’a retenu de commettre l’irréparable. Que ce Vladimir vladimirovitch se rassure, je n’irai pas le dénoncer à la vindicte publique, je m’assoie sur la loi des hommes comme aux gogues, je ne lui donnerai pas l’occasion ni le plaisir de décapiter mon cadavre comme il a dû le faire pour Gonzague, le journaliste  martyr ukrainien (sûr qu’un juré populaire n’hésiterait pas une seconde à l’envoyer à l’échafaud rien que sur sa mine patibulaire). Pas le moindre soupçon de doute que derrière ce front bas de plafond se cache un cœur d’or, ou disons de miel, je le vois bien doux comme un agneau avec sa petite femme et ses gnards, rien de surprenant. L’est probable pas assez riche pour être vraiment faible mais sentimentalement parlant, ce doit être une vrai pâte comme on dit, c’est le genre qui fait les meilleurs assassins. Un bon gros toutou qui doit lécher loyalement la main de son maître. En revanche qu’il s’inquiète de son avenir spirituel car de ce côté non séculier, je ne réponds de rien, la colère du ciel vient de loin, très loin, tombe de très haut et l’enfer est tout proche. On le comprend TOUJOURS trop tard.

 

*   plus on est faible plus on a besoin d’être riche

Lapinos

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