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Fodio - Page 3

  • F outrage de gueule

    Le sperme est la dernière tendance culinaire à la mode. A la mode de con ! … La disposition à l’anthropophagie se développe naturellement en physiocratie. La mode est déjà une manie de cannibale, en soi. Bref, les spiteuses (celle qui n’avalent pas) sont d’ors et déjà mises au ban. Vive les avaleuses ! le sperme est un aliment très nutritif et peu calorique : chaque éjaculation contient du fructose, des protéines, des minéraux (magnésium, phosphore, potassium) et des vitamines (B12, C), pour seulement quinze calories. En plus il rendrait heureux : selon une étude de la State University of New York, les femmes qui ont été en contact avec le sperme de leur partenaire sont plus heureuses que les autres. Alors pourquoi se priver ?

    Une ménagère confesse s’en servir pour son café du matin. La journaliste qui mène une enquête sérieuse ( !) sur le goût du sperme n’a pas pu interroger le mari.

    Un type de San Francisco a sorti un bouquin de recettes.

    Des sexologues viennent pour rassurer que c’est un aliment sain, stérile, sans danger.

    Des voix parlent même d’éradiquer la faim dans le monde.

    Les branleurs frénétiques voient se profiler une vie délivrée du labeur, plus besoin de travailler pour se nourrir.

    Voici enfin se lever une aube nouvelle sur une humanité délivrée du péché d’Eve et de l’atroce condition humaine.

    Cependant, comme ça met en danger l’exploitation de l’homme par l’homme, je serais pas surpris qu’une campagne éthique vienne saper cette bonne nouvelle. Reste à trouver l’argument imparable. J’en vois bien un, mais je voudrais pas fournir des armes ni d’un côté ni de l’autre, vu qu’exploiteurs et exploités travaillent dans le même sens, comme tenons et mortaises.

    En substance, il est assez évident que manger du sperme rend con, toutes les chattes vous le diront, c’est dans la nature des choses.

    Le serpent, devenu fine gueule, ne se mord plus la queue, il se la suce pour mieux la déguster.

    Et les jusque-boutistes de conclure qu’il n’y aurait plus de sperme pour la reproduction de l’espèce humaine. C’est les écolos qui seraient content, la terre enfin délivrée du cancer humain. Si j’étais romancier de science fiction, dieu m’en préserve, voilà un scénario de fin du monde on ne peut plus fécond. Je vois même la fin pleine d’espoir, une émission de branlette échappant à la voracité du dernier homme tombant dans les mains d’un humain d’une autre galaxie, des milliards de spermato sauvés… et tout serait à recommencer.

    Fichtre, me demande si on m’aurait pas fait manger du foutre à mon insu.

  • Infernale cinécratie sociale

    Dans son dernier documoqueur en 2009, Michael Moore pose, ou fait semblant de poser la question, de savoir si le capitalisme est un péché et par là-même si Jésus était un capitaliste. Sa conclusion est sans appel, en bon catholique il répond qu’on ne peut être chrétien et capitaliste parce qu’on ne peut aimer à la fois son prochain et son argent. Rendons à césar ce qui appartient à César…

    En bon catholique ? Moore ne semble pas avoir lu le dernier livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse de Jean dans lequel il est explicitement fait allusion à l’aspect satanique du cinéma (13:15 Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués.).

    Il peut sembler étrange au profane qu’un chrétien s’en prenne à un autre chrétien. C’est qu’il n’y a pas de demi-vérité, ça reviendrait à adorer des demi-dieux. Ce que Moore révèle dans ses films, c’est l’injustice sociale, par où il lui semble lutter pour une justice sociale, alors que c’est toute la société que Jésus condamne, (pas de royaume de dieu sur la terre, celui qui veut gagner sa vie la perdra) et en sauvant un voleur et assassin sur la croix (un antisocial pour le moins). Moore pourrait aussi lire dans l’épitre de Jude, ceci :

    1:17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d'avance par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ.

    1:18 Ils vous disaient qu'au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies;

    Et un peu plus loin,

     1:22 Reprenez les uns, ceux qui contestent;

    1:23 sauvez-en d'autres en les arrachant du feu; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte […].

    Au lieu de se faire mousser au festival de Cannes, le dodu Moore (dont le corps reflète l’âme croyant peser sur le plateau de la balance de Saint Michel, l’archange du Jugement) ferait donc bien de se méfier des brûlots qu’il répand (et vend !) au nom du Christ sous l’oriflamme de Satan.

    Je crains un peu pour lui, ainsi va ma pitié.

    Allez, qu’on envoie l’apocalypse et qu’on ne parle plus de chrétiens cinéastes-sociaux, putains de moines !

  • Mort à la gloire

    L’acteur et réalisateur, Terry Jones, membre des Monty Python, nous avertit que le complexe militaro-industriel n’est pas étranger aux campagnes actuelles contre l’Iran, et de nous citer Eisenhower mettant en garde en 1961 contre la conjonction du politique et des militaires, le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime. Quand un militaire met en garde contre des militaires on a quand même un peu l’impression d’assister à un match de rugby féminin quand la mêlée n’en finit plus et que plus personne ne s’intéresse au ballon. Terry Jones enfonce des portes ouvertes en cinéaste qu’il est, un peu comme le musicien grec Theodorakis qui crie au viol de son pays par les marchands d’armes, comme quoi on (boches et françouzes) les aurait forcer à se ruiner les pauvres Grecs en achetant des tanks. Pas fainéant d’ailleurs Théodorakis pour reconnaitre que ses éditeurs sont des allemands, avec qui il s’entend très bien par ailleurs. Et Terry Jones aussi, lui, avec l’industrie du cinéma américain, qui ne vaut pas mieux. La vérité c’est que militaires, cinéastes, musiciens jouent dans la même cour, leurs industries se valent pour ce qu’elles lobotomisent presque tous les enfants du monde. Musique de film de guerre, ça parle ! c’est un business oui ou non ? Le réseau Voltaire sur Internet, ces passionarias de la politique, met en scène tous ces branleurs sous le drapeau de la subversion et pendant ce temps les mômes s’entrainent comme Achille à la gloire militaire, artistique ou financière sur l’ordi de maman. Pendant ce temps un Soral* se croit dangereux parce qu’un Guillon* l’a dit à la télé.

    La vérité papa, voilà ce qui est subversif, et elle est pas relative : c’est l’apocalypse ou la mort ! 

     

    *deux glorieux pédés inoffensifs et tarifés qui se croient importants parce que l’un vend des livres et l’autre du rire.

  • Nippons-la-joie

    Privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes, c’est ce que fait Tepco, l’entreprise japonaise désormais mondialement connue depuis la catastrophe de Fukushima. Que les japonais ne pendent pas les actionnaires par les couilles, c’est ce que j’arrive pas à piger. Ce peuple mérite-t-il peut-être de disparaitre, après tout. Cinq pays européens ont quand même décidé de sortir du nucléaire, après ça : Allemagne, Italie, suède, Suisse et Belgique. En France, malgré une réaction antinucléaire importante, le totalitarisme républicain a réussi à désamorcer la bombe. Té ! c’est que c’est le plus gros gâteau nucléaire du monde. Pourtant certaines voix politiques françaises s’élèvent pour demander une sortie en dix ans, génératrice par surcroît de milliers d’emplois, aussi bien pour démonter tout ce fatras que pour en reconstruire un autre un peu moins dangereux (énergies renouvelables).

    Peux pas m’empêcher de penser à Dédale, cet ingénieur de l’antiquité, foutu à la porte de son pays mais qui ne pouvait se retenir de fournir aux autres des solutions toujours plus foireuses aux problèmes issus des machines dont il était le génial inventeur. Ainsi lui doit-on le labyrinthe et le fil d’Ariane pour ne pas s’y perdre. Comme disait le savant Bacon il y a seulement quatre siècles, en parlant des hommes que représente ce Dédale, la science, l’intelligence et l’industrie des mécaniciens, des artistes ou des artisans, mais appliqué à de criminels usages, le mal qu’ils font parfois balance tellement le bien qu’ils peuvent faire que leur utilité semble se réduire à rien.

    Quand on nous aura collés partout des éoliennes, des panneaux solaires, des barrages, des pompes géothermiques et je ne sais quels systèmes « propres », serais pas surpris qu’on découvre que l’électricité est cancérigène.    

  • Myéline et Myosotis

    Me suis trouvé dernièrement invité à diner chez des amis en présence de la grand-mère alzheimerisé. Invité que j’étais pour la première fois, un peu timide, j’ai pas osé lui parler à la babouchka, mais j’ai eu envie de la toucher, de lui prendre la main. Me suis retenu en me justifiant intérieurement. J’aurais donné l’impression de caresser un chien. On aurait pu mal le prendre. Elle était devant la télé, fascinée, elle m’a pas regardé un seul instant. A table on a fini par l’oublier, puis elle a disparue, emmenée par sa fille dans sa chambre.

    Quand on passe sa vie à essayer d’oublier la vérité, il est fort logique qu’elle finisse par nous oublier. L’information n’a rien à voir avec la vérité. On peut être informé de tout et ne rien savoir. C’est le cas de bon nombre de gens pour qui la télé a constitué le seul contact avec le monde ou presque. Ils meurent saturés, d’informations, de données, de mémoire.

    Viennent ensuite tous ceux qui s’imaginent que la mémoire est le principe de l’intelligence, ceux-là aussi meurent idiots. C’est comme si on leur rappelait qu’ils ont été stupide toute leur vie. C’est désormais l’esprit qui déménage en premier, le cœur tient bon. Sont-ils punis de l’avoir économisé ce cœur ! une vraie leçon pour les autres. La gourmandise est un péché et à se gaver d’informations on finit par oublier d’éteindre la télé et j’ose même pas imaginer le nombre de vieux qui doivent clamser en regardant des reportages sur Alzheimer.

    Je regrette quand même de pas lui avoir pris la main à ma babouchka. Je me console assez lâchement en me disant qu’en supposant que par miracle ça lui ait rendu la mémoire, mes amis m’auraient peut-être pas pardonné. Dans les familles, il y a bien souvent pas mal de choses qu’on préfère oublier.

  • Maudite poussière

    «Au nom de quoi faudrait-il ignorer ce que vous représentez? Vous offrez une espérance. Les gens ont besoin d'espérance.»

    S’adressant à des prêtres catholiques qu’il régalait aux frais du peuple, le Dieu des français a parlé. Le Figaro rapporte en bon toutou. Et Sarkozy de déballer que la politique s’est emparée de lui et non l’inverse ; ils en étaient à parler de vocation avec les curés. L’animal trouve le moyen de dire la vérité quand il croit mentir et inversement. Car certes il est possédé par la politique comme il le dit ingénument, au moins autant que Judas l’était. Et comme ce dernier, il est convaincu d’avoir pris en main son destin. Le désir de servir son pays, la France, cette entité qui n’existe que dans l’imagination des niais et des profiteurs.

    Les gens ont, hélas, besoin de beaucoup trop de choses mais certainement pas d’espérance. L’argument ultime d’un esclave quand on parvient à lui faire admettre sa condition peu enviable, c’est toujours le même : raison de plus pour rêver ! et de se jeter dans la musique, le cinéma, des spectacles en veux-tu en voilà, de l’espoir plein les sens, ça rempli, ça rassure. C’est la foire aux rêves en permanence, l’espérance en perfusion. Depuis le temps que les gens votent, devraient piger qu’on se fout de leur gueule. Mais ils rêvent. On leur bassine à longueur de pub qu’ils ont raison de rêver, que l’avenir leur appartient. Ça mange pas de pain. La tête dans le sable, persuadées qu’on trouve pas plus fin, les autruches rêvent qu’elles se font mettre par Superman et qu’elles vont engendrer des autruchons capables de voler. Moi aussi je rêve que je vole, mais dieu merci je me réveille de ce cauchemar et je me secoue les bras pour en faire tomber la crasse onirique.

     

  • Au diable! etc.

    «La période d’inquiétude fait que les Français projettent à l’Elysée ceux qu’ils jugent les plus crédibles. Il y a des temps dans la campagne, des séquences, explique le politologue Stéphane Rozès, président de CAP. Si Hollande et Sarkozy vampirisent l’espace médiatique, c’est aussi parce que leur duel vient d’être lancé, qu’il était attendu et que la bipolarisation est un «phénomène auto entretenu» par les grands médias. Mais cela ne durera pas, assure Gaël Sliman. «Les médias vont construire pleins de scénarios excitants voire saugrenus autour de Marine Le Pen et de François Bayrou pour relancer le suspense car ils n’aiment pas les scénarios écrits d’avance»

    Vouloir voter après avoir lu ça, c’est se tirer une balle dans le pied sans vouloir se regarder dans la glace. D’abord vous êtes vu comme un lâche tremblant se tournant apeuré vers un grand chef. Ensuite on vous soupçonne quand même de savoir et même d’entretenir une distance théâtrale et forcément hasardeuse avec l’élection et sa lutte de candidats. En fin de compte on vous dit que ça se fait automatiquement (auto entretenu) mais que grâce au génie des journalistes/acteurs/romanciers/cinéastes/publicistes, vous allez pas vous ennuyer. Sont cyniques ceux qui veulent voir dans les élections qu’un jeu de scène, seules des femmes ou des enfants peuvent s’arrêter à la dimension comique de la lutte pour le pouvoir. Tout homme qui sachant cela accepte de mettre un bulletin de vote dans l’urne de ce régime est soit un lâche soit un abruti.

    Ce n’est pas parce qu’il est caressé, à la limite du délit publique de fellation, par tous les lécheurs de cul sur papier recyclé, tous ces romanciers/journalistes/politicologues/philologues/égyptologues/marchands-d’idées-moisies, publicistes-escrocs, banquiers-véreux, toute cette clique qui tond la laine de celui qu’on ne peut plus appeler le prolétaire parce qu’il sait écrire des SMS sur son I-je-ne-sais-quoi-dernier-cri et qu’il part en vacances quand il veut où il veut cinq semaines par an, c’est quand même au moment où le maquereau jouit de son instrument de travail que la police le serre. La jeunesse bien pensante républicaine encourage le vote en le décrivant comme une arme politique. Mais les élections sont truquées, la jeunesse ferait-elle semblant de ne pas le savoir ? il vaudrait mieux pour elle militer pour la vérité en approuvant le non vote. Remettre ainsi toute la démocratie républicaine en question et donner à la France le rôle d’une nation vraiment humaniste comme ce pays est en droit de faire. Ni les chrétiens Anglo-américains ou Russes ne peuvent comprendre la différence entre la charité, qui caractérise l’amour entre les hommes, et l’amour de la vérité, celui entre les hommes et dieu. Ils n’ont que le mot amour, pas de charité. Aussi le français est-il moins enclin à confondre ces deux amours. Français qui sont vus par le monde, à plus ou moins juste titre, comme des spécialistes de l’amour courtois, celui qui se parle en long en large et en travers, qui fait répéter à ses bourgeoises frustrées qu’elle ne peuvent jouir que par l’oreille après qu’un pédé comme Proust le leur a suggéré, et qu’un autre pédé comme Freud leur a faussement scientifiquement fait admettre. C’est comme ça que l’homme français sait très bien qu’on ne peut séduire qu’avec des mots. Or le peuple, la masse, est femme. Pour la charité, il sait très bien qu’il faut la faire sans tambour ni trompète sous peine d’en voir les effets annulés. Là où un Russe ou un Américain devra faire savoir à grand renfort de publicité le coût, la valeur de son amour pour les hommes (ou les femmes) qu’il confondra volontiers avec celui de dieu puisqu’il utilise le même mot, ou de l’anti dieu, ça revient au même - démocrates chrétiens ou républicains laïcs sont des libéraux qui s’appuient également sur la même morale, la même foi, les mêmes vertus - un français, lui, saura différencier la discrétion nécessaire à la charité ; qu’il appliquera d’ailleurs aussi à ses amours personnelles ou politique à l’occasion. Son humanisme dès qu’il se fait sentimental n’est plus français, il devient ridicule. Peace and Love chantaient les Beatles, résultat, cinquante ans plus tard la peur règne au moment de choisir entre la peste et le choléra. Belle manœuvre. Reste à savoir qui l’a ordonnée. « JE VOUS AIME» disent les politiciens aux foules, les acteurs dans les drames bourgeois à leur famille et les chanteurs de charme, alors que la charité qu’ils font ne va pas jusqu’à dire toute la vérité que pourtant chacun connait bien et qui est : AIMEZ-MOI!

    Mais aimer une personne est-ce que ça justifie d’en faire ou de se faire son esclave ? pensez-y avant de voter.

  • Turpignolade

    « J’aime profondément l’art ; je suis un vrai rat de musée. Mais c’est justement parce que j’aime l’art que parfois, il m’agace au plus haut point. Il y a tout un aspect sociologique autour du monde de l’art qui me paraît très parasite : on a fait de l’art une forteresse inaccessible aux non-initiés, on a dressé des barrières énormes autour, alors que ça devrait être l’inverse. C’est ce que j’ai essayé de détruire dans L’Art et le sang (son dernier opuscule)

    Un enfonceur de porte ouverte, dont j’ai oublié le blaze, qui s’exprime. Parait qu’il en a le droit. Un véritable artiste sait bien que dans les musées on ne trouve que putréfaction. Avec sa forteresse inaccessible ouverte à tous les vents, il a pas l’air de ce qu’il est le branleur. Ça l’agace, voyez-vous ça, Monsieur Pignouf, ces barrières énormes. Il doit avoir de la merde dans les yeux pour pas voir toutes les pubs vantant l’art et la culture, l’initié de mes deux. C’est un bédéiste faut dire, un auteur de bandes-dessinées. Son goût pour le sang doit tenir à sa passion pour la couleur rouge ou les jupes de sa mère. En vérité c’est un comique qui s’ignore, écoutons-le encore un peu :

    « Hier comme aujourd’hui, l’ambition est restée la même : faire autre chose que ce que propose le courant dominant. Il y a encore des luttes artistiques à mener de nos jours. De la même manière, je fais aussi de la musique, et j’ai fait le choix délibéré de chanter en français alors que je ne fais pas de « chanson française », là où d’autres se sentent obligés de chanter en anglais. Voilà le genre de comportement moutonnier que je trouve indispensable de combattre. »

    Subversion, humour, musique, ça mène pas loin. Le troupeau des artistes iconoclastes (en dehors du courant dominant, comme il dit) croit avancer alors qu’il pédale sur place au-dessus de l’abîme, comme dans les dessins animés. Plus profonde sera la chute !

  • ПИДОРАС! Тебе пизда !

    En russe le mot pédéraste est une putain d’insulte, même homosexuel est moins fort. Il faut appeler les mots par leur nom comme dit mon frérot. En vérité pédéraste, pédophile, homo, gay, inverti, pédé, phoque ou vent arrière, désignent tous la même chose, un homme qui se conduit comme une femme et qui a donc la passion de l’enfance (l’étymologie peut au besoin éclairer les égarés, du grec  paidos “enfant”). Je pense à mes petits neveux, quand votre gonzesse viendra vous tanner avec son désir d’enfant, traitez-la de pédophile, idem quand elle voudra faire du shopping, vouloir posséder tout ce qu’on voit est un truc de môme. Mais avant réfléchissez-bien, vouloir vivre avec une femme, c’est pas vraiment d’un homme.

  • Pan sur le sujet hurlant et pantelant !

    L’a pas pu se retenir, l’éditeur du Fœtus récalcitrant de Jossot, de nous emmerder lui et tous les thuriféraires qui l’accompagnent. Savent pas lire ou quoi ? Jossot le dit pourtant que la pensée se forme à la lecture et que c’est ainsi qu’elle se déforme. Voilà ce que dit pourtant textuellement le promoteur/éditeur/emmerdeur : « Jossot y développe une pensée authentiquement individualiste, puisant aux sources du stoïcisme et du cynisme antique, s’inscrivant dans l’héritage de Nietzsche et Stirner, et alimentée par des contemporains comme Georges Palante, Han Ryner, Lacaze-Duthiers, Manuel Devaldès... » m’est avis que tout éditeur qu’il est, il prendrait le pied de Jossot sur le coccyx, comme il dit. Mais il y a pire, outre qu’on le traite de pamphlétaire (ce qu’il n’est sûrement pas, mais les liseurs d’aujourd’hui voient du pamphlet partout, leur manie !), on le sacralise dans la cathédrale littéraire. Ainsi ce blogueur qui parle « d’en-cage de l’être » en le comparant à Artaud. Encore un aveugle qui se prend pour un borgne. Artaud est un cinglé rendu fou par l’existentialisme, rien à voir avec Jossot. Sans parler de celui qui lui reproche de ne rien comprendre au football (mais si!) et celui-là qui évoque un mysticisme paradoxal. Le mysticisme de Jossot n’a rien de paradoxal. Les mystères de la foi  font peur aujourd’hui, mais on peut être anarchiste et avoir des couilles, voyez Jésus. D’autre part la liberté ne nous vient pas de la nature, comme le note ce chroniqueur un peu vite, bien au contraire, la nature nous enchaine, et comme la culture est naturelle à l’homme, ce qu’avait bien compris Jossot, il la fustige quand elle déforme l’homme au point de le rendre laborieux. C’est pour avoir goûté au fruit de l’arbre de la connaissance que l’homme fut condamner à trimer.

    On pardonnera facilement à Abdul Karim Jossot sa conversion à l’islam qu’il a sans doute pris pour une caricature du christianisme. C’est de bon ton et ça tombe bien en ces temps ou les faux anars font de l’anti-islamisme de salon.

    Et puis Jossot sait parler de son art :

    «A mon avis, une face tirée, tordue, déformée par la souffrance, la colère, le rire ou la frayeur est mille fois plus « belle » malgré sa laideur, que les têtes insipides et inexpressives qui surmontent tant d'anatomies établies selon les canons des pontifes. Shakespeare devait partager cette opinion quand il écrivit : « Le Beau est laid ; le Laid est beau ». Pour en extraire l'ordure morale, il faut exagérer l'expression des physionomies ; exalter la grimace, cette photographie de l'âme ; déformer les personnages d'un pouce compresseur, leur écrabouiller le nez, leur broyer les maxillaires, leur tordre l'épine dorsale, écarteler leurs membres, décerveler leurs crânes.

    Le caricaturiste est un justicier doublé d'un philosophe : à coups de matraque il fait craquer les masques et martèle, sur l'enclume de la pensée, le sujet hurlant et pantelant. »

     

  • La Bourse et la Vie

    Aussi jeté un œil sur une comédie romantique (!). Molière, ça s’appelle en plus, en toute simplicité. Un truc de pédé où on veut nous faire croire que Jean Baptiste Poquelin, élevé chez les Jésuites, était un fétichiste du théâtre et des mots. Crasse hypocrisie ! Essayer de faire du plus grand théologien français un génie de la république bourgeoise, ça mérite le pal. Le cinéaste tartufe croit aux valeurs de la putain républicaine, mais l’égalité a besoin de génies, la fraternité d’avares et la liberté d’esclaves. Un génie, quelques avares et des millions d’esclaves, après ça on se vante d’être progressiste. La duchesse à l’esprit caustique est une méchante et ce pauvre monsieur Jourdain un héros sentimental dans lequel le spectateur saura se reconnaitre. Tout finit bien puisque Molière sera finalement ce grand homme dont la France s’enorgueillit sans trop savoir pourquoi si ce n’est qu’on y parle sa langue. Alors que Personne ne parle plus comme lui depuis des lustres, mais voilà, le Tartufe demeure, lui, même s’il s’ignore la plupart du temps, il lui reste une chance de se découvrir… dans une autre langue certes mais qu’importe le flacon !
    De l’aveu prétentieux du pédoréalisateur : « ne pas faire une comédie, j’dirais, contemporaine ; faire un film qui ne ressemble pas aux autres. » 

    Cachez donc cette caméra que je ne saurais voir, que je dis, moi !

    Quant à Lucchini en bourgeois gentilhomme, faut bien sûr qu’il fasse semblant de n’être pas dans son rôle, ce tartufe professionnel, cacher cette aise qu’il ne saurait avoir, pensez, un artiste. 

    Enfin deux choses qu’il faut relever : le plus important, dit-on à Molière, est de pouvoir vivre de votre art, chose dont Molière se foutait éperdument, la preuve est qu’il en est mort et criblé de dette en plus. La deuxième, dite par le Molière de cette mauvaise farce, c’est un métier (le théâtre) du sentir et non du paraitre. Or c’est le paraitre que Molière stigmatise et dont il se sert, et non pas en sentant, mais en observant. Ni feeling ni sentiments ni émotion chez le vrai Molière, mais une charité bien ordonnée et un immense appétit pour la vérité. Tous ces artistes précieux et ridicules, ces pseudos misanthropes contemporains, ces cancéreux imaginaires, ces dom Juan républicains, ces Sganarelle subventionnés, qu’ils aillent se faire pendre par la peau des couilles dont par bonheur ils sont dépourvus.

    Molière d’un côté Shakespeare de l’autre, les nations, comme les femmes, ont l’instinct de la vérité, elles savent la reconnaitre au passage. De là à l’aimer, il y a un immense pas qu’elles ne sont pas toujours d’humeur à faire, il y a tant de choses plus importantes.

  • Fatal Coqtail

    Joue le clodo comme personne le fils Depardieu, suis bluffé. Un film plein de vie et d’amour qu’on lit au dos du DVD. On y voit que des zombis pourtant, des crevards. Une misère très esthétique sur fond de guinche à la française. Les cinéastes sont aussi vautours que les journalistes. Presqu’une pub pour la vie au naturel, en plein air loin de la ville et de ses tourments, un film à la Jean Ferrat avec du Zola dedans. Alors c’est l’enfant qui sauvera le débris humain. Une fable bourgeoise de plus, s’il en était besoin. Ironie républicaine, c’est un gardien du musée de Versailles que le gamin va chercher pour sauver le SDF.  Après on voit bien la solidarité familiale, son propre père qui veut pas l’accueillir chez lui mais quand même, à cause du gnard. La mère n’écoute que sa fibre, ouf, la morale est sauve. Suit la quête du clodo pour se faire reconnaitre de la matrice, de la société. Pour offrir à un môme des copains, de l’école et… de la république, comme il dit, et le voilà à trimer sur des chantiers. Courageux de la part d’un acteur qui est né avec un césar en or à la main. C’est quand même à peine de la composition son rôle tant les très riches et les très pauvres se ressemblent dans leur misère. C’est pédophile, incestueux et compagnie ce film. Autant dormir ou mourir que de regarder des trucs pareils. Suis une victime des trois F, un film, une femme et un bon feu, le bonheur bourgeois en trois mots, mortel ! un dimanche par moins trente degrés, j’ai aucune excuse.

  • De l’eau de là qui gèle !

    C’est les sports d’hiver en Ukraine ces temps-ci. On l’écrit du monde entier et des proches s’inquiètent. D’abord que je rassure, suis pas SDF comme le dandy bègue Beiguebeder. Et puis j’aime la vodka uniquement en Bloody Mary. Car la vodka est un antigel puissant, le point-com du gouvernement ukrainien tient à le rappeler à ceux qui osent parler de SDF, surtout les gazettes européennes, que ça n’a pas de sens dans un pays où les églises sont loin d’être désaffectées et où le degré de spiritualité ne descend jamais en dessous de quarante degrés. Jésus a transformé l’eau en vin parce qu’il vivait dans un pays où le douze-degrés suffisait, mais eût-il vécu un anticyclone sibérien de cette amplitude, sûr qu’il faisait de la vodka avec la flotte du Dniepr. On meurt pas de froid en Ukraine mais comme partout ailleurs d’une conjonction de la lune avec un alambique, de la déesse aux cent bouches avec la machine de Dédale, du paganisme avec la chimie, de la civilisation avec l’astrologie. Véritable congestion ! Et si les futures veuves ukrainiennes prennent bien soin de bien charger leur Kolia avant de l’envoyer au magasin, à la guerre comme à la guerre, c’est pour qu’au retour il se finisse de lui-même, sous la lune. Comme c’est poétique ? mais comment le dire ? Par moins trente dans un fossé, même les étoiles ne rigolent plus! Et dans la position du prieur, notez-bien, mais ça, y a qu’un philosophe foireux (pléonasme) pour en rire. Les quarante degrés de la vodka ajoutés aux trente-sept du bonhomme n’ont pas pu lutter contre le moins trente-cinq du thermomètre, Kolia est-il mort de froid ? Hippocrate dit oui, l’archevêque réfléchit, moi je dis allez prouver un crime pareil! Kolia est mort de beaucoup de choses, le froid l’a simplement saisi sur le méfait de complicité.

    Réduire dieu à un point ou l’homme à une nation n’est qu’une vérité mathématique vaguement opérationnelle dont tout le monde s’accorde à penser qu’elle n’a rien à voir avec la réalité. Les mathématiciens comme les juristes défendent leur chapelle, les militaires à leurs ordres. Quant aux journalistes, c’est le compte des morts qui les intéresse et toutes les morts se valent pour eux, plus le nombre est important plus l’argent qu’il représente l’est aussi, c’est ça le charognard rémunéré de qui on répète bêtement les propos. En Ukraine il fait froid l’hiver, tu parles, mais pas un journaliste n’est mort de froid, et ça c’est un scoop.

    Foutaises tout ça, en 2012 il fait froid partout même en plein été austral. L’enfer est un congélateur. Voilà une idée qui fait froid dans le dos ; Satan toujours maitre du feu.

  • Circulez on recycle

    J’ai longtemps hésité. Je ne voulais pas en parler, par pudeur, par discrétion, par simple respect envers certaines morts : les plus humbles et dramatiques, malgré leur indéfectible dignité, et même s’il n’est jamais, en soi, de mort ordinaire, surtout pas les plus invisibles aux yeux du commun, paradoxalement, des mortels.

    Mais c’est cette ultime et magnifique phrase – "le dandy du XXIe siècle est un SDF agenouillé devant une église désaffectée" –, contenue dans la très belle et si juste critique que Frédéric Beigbeder vient de me faire l’honneur de consacrer, dans "Le Figaro Magazine" de ce 23 décembre 2011, à mon dernier livre, "Le Dandysme - La création de soi", qui m’a finalement convaincu d’écrire.

    Daniel Salvatore Schiffer philosophe, in le Figaro

    Edité par Daphnée Leportois   Auteur parrainé par Jean-Marcel Bouguereau

     Suit un interminable article complètement délirant où il croit nous parler de la réalité, le philosophe publiciste. Il n’y a que des morts ordinaires, pauvre pédé ! Sa femme suce le Jésus en confession, ça l’autorise, pensez, le tartufe ! Il juge dieu comme dans un fauteuil. Rien que le titre de son bouquin est à gerber de narcissisme. Quant à l’ultime et magnifique phrase de l’autre paumé mince du genou et large des pattes, qui saurait pas reconnaitre une église de la synagogue de Satan, désaffecté lui-même, dites-le-lui qu’il suffit pas de se créer SDF pour être un dandy, il vous croira pas. Tous ces convaincus d’écrire, sur Mars et que ça saute. Une planète toute rouge qui porte le nom du dieu de la guerre, c’est tout indiqué pour les convaincus de la mort, les cons vaincus par la mort !

  • Humoristiquement correct

    Et moi, je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre!

    Jonas 4:11

    Alors l’affiche de campagne de l’humoriste à la langue pâteuse Stéphane Guillon ou non dans le Métro… qui sait si dans le ventre de la baleine elle eut été censurée ! Il part en 2012, sans blague ! mais ils sont combien à vouloir partir en 2012, c’est une manie, l’apocalypse est à la mode ? Ha, ça bat campagne ardemment ! le comité d’éthique de chez Decaux, l’afficheur d’abribus, se gondole, mort de rire ! On va être APOCALYPTIQUE coco, Dieudo dans les cordes. Ha les pédés sont bien gardés ! risquent pas de demander le droit à l’avortement ! qu’on les laisse accoucher en paix, bigre bougre!

    Un bon humoriste c’est comme un bon président, c’est un homme mort. C’est pas moi qui le dit, c’est dans toutes les gazettes, dans la rubrique nécro. Desproges, Mythe errant, Devos, chie raque, Bedos, Giscard, Houellebecq, j’en passe et des plus morts. Le bestiaire laïc de la religion républicaine est surtout composé de charognard, décomposé devrais-je dire, si j’étais politiquement incorrect.

  • Au charme! on les aura ...

    Evidemment les citoyens qui soutiennent leur république sont fiers de sa puissance ! regardent pas trop aux dommages collatéraux. S’émouvoir pour quelques crevards en Ethiopie ou au Kosovo quand c’est l’actu, ça passe tout seul , puis racler les fonds de tiroir en pleine crise pour aller lâcher des bombes sur la gueule d’un dictateur pétrolier quand il est en mauvaise posture, ça le dérange pas outre mesure, le citoyen, sauf quand il fait (mal) ses comptes. Le terrorisme ( invention de la révolution française, le mot pas la chose! qui elle, existe depuis une paye)  ça gène pas le citoyen quand il joue en faveur de sa retraite et ses acquis sociaux. Voir on en a coupé des têtes pour ces privilèges, congés payés, assurance maladie, chômage, alors on va pas renoncer à tous ses acquis obtenus dans le sang (bleu) ! Le citoyen est soit très hypocrite soit très con, voire les deux, mais oui pourquoi pas. Ce qui le rend très faible, c’est sa religion, celle de l’argent, celle de César. Le citoyen est avant tout un comptable pas foutu de distinguer dieu de la religion. Pas le choix me direz-vous, chaque bifteck lui est compté, faut raquer ! Après avoir mis son bulletin anonyme dans l’urne symbolique, anonyme et symbolique autant dire virtuel le droit de vote, rien de rien, il est surpris d’avoir à passer à la caisse, le Judas. Mais qu’est-ce qu’il espère, bordel ? un brevet de civisme, de bonne conduite ? des bons points ? pour les images on lui en distribue à qui mieux mieux tous les soirs dans sa télé numérique écran plasma, au cinéma, la radio, sur le net, en veux-tu en voilà de la foi qui se déguise. Le citoyen se pend en 5.1 dolby technicolor numérisé tous les soirs, avec la corde, toute aussi virtuelle, de la parole, la sienne celle des acteurs, des journalistes, des publicistes quoi. Le citoyen est bien obligé de se faire sa propre pub, sur Facebook ou sur sa tombe. Les "images qui parlent" de la bête le fascine, c’est rien de le dire, il est prêt à mourir pour avoir le droit de voir en vrai Dieudonné au Centre d’Action Culturelle de Mâcon (Saône-et-Loire), je le connais bien le citoyen, moi. Oui oui,  mourir de rire, on le sait depuis la Brel, c’est possiblement vrai, Ouioui dit oui au spectacle ! c’est qu’il revendique le droit de pouvoir rire de tout, en attendant Jésus, qui ne revient pas mais qu’est-ce qu’il fout bordel de merde, Jésus reviens! qu’il hurle l’humoriste ! ha ha qu’est-ce qu’on rigole. L’humour est une foutu drogue de pédé, passe encore les gonzesses ou les mômes. Oui bon, c’est plus agréable de vivre avec un humoriste, comme j’ai un oncle, mais ça tourne vite au cynisme avec l’âge. La femme et l’enfant sont cynique de nature, d’où qu’on doit les éduquer un peu, histoire de les tenir en respect, et le rire fonctionne aussi bien que la carotte ou le bâton. Mais avec l’âge mon oncle a profité et son esprit culotté, qui me faisait aimer le voir vivre, a viré à l’estomac. Ça me donne un peu envie de vomir parfois. Quand il me traite de profiteur voir de parasite, je ris jaune. Et quand il me vante l’estomac et la richesse de son fiston qu’a réussi dans les affaires, je lui réponds en rigolant qu’en effet il a bien profité le cousin, c’est génétique, on est profiteur de père en fils ! mais je lui ai tourné le dos sans m’intéresser à son rire. Si je l’ai envié longtemps pour son esprit caustique et drôle, j’envie pas la réussite de son fils, il me jalouse mes femmes (en vérité c’est moi jaloux de la sienne). Diable on peut pas tout réussir !  c’est vrai qu’elle aussi a profité, leur faut quatre sièges pour leurs vacances à Tahiti. J’ai l’air de dauber mais je l’aime bien mon cousin, je le croyais drôle. C’est que je suis pas gros, je pourrais chier tout debout sans me salir les mollets (les mollets de coq sont dans les gènes français, peuple de danseur sur ring s’il en est, la boxe est devenue française par la grâce du mollet projeté).

    la "civilisation", comme la "culture", ont pratiquement été inventées par les régimes républicains afin de dissimuler une réalité barbare, dixit zombi, un briseur de rêve (le seul caricaturiste anar de talent qui enterrera tous les Cabus, Willem, Cardon, ces curés de talent au service de la papesse salope Marianne et ses funiculaires). Citoyens ! Cousins ! voisins !  mes biens chers frères barbares, profitez-en bien, le temps est proche.

    C’est là qu’on envoie les trompettes en 5.1.

    Si c’est pas l’apocalypse, ça, je sais pas comment l’appeler. Vos gueules, ça va commencer ! Merde j’ai encore oublié les popcorns !  ça casse l’ambiance.

    C’était bien on a pleuré, conclura mon oncle, d’une voix chargée d’humanité, le cœur sur la corde vocale, un grand comédien le tonton ! qu’au sein des vignes du Seigneur , Seigneuret tu profite à jamais. Qui c’est qu’a dit que tonton Roger est un pédé ? sûrement pas la mariée qu’était morte de rire. Peut-être le mort, oncle Archibald ! Merde, les vrais enterrements viennent de commencer, les revenants s’en mêlent à leur tour, bravo ! bon allez, rangez-vous des corbillards si vous le voulez, moi je laisse les morts enterrer leur morts, paka.

  • La pub tue!

    Christian Blachas, le vieux beau de Culture Pub, l’émission de télé pour les impuissants de la bite et du cerveau, vient de tituber pour la dernière fois. Suis pas spécialiste en nécros et ce blanc-bec ne mérite guère qu’on s’attarde sur sa charogne mais soyons franc, il l’avait bien cherché. Le numéro deux de la chaîne, Thomas Valentin, salue la mémoire d'un homme qui « a montré combien la pub était le reflet, avec une longueur d'avance, de la société ». On ne saurait mieux dire en parlant d’un macchabée. La pub reflète la pourriture de la société et Blachas faisait de la pub pour la pub, la pourriture l’a rattrapé, in nomine patre

    L’avait pourtant un beau prénom…

  • Mouche à Mierde

    Merkel et Sarkozy, une union "naturelle", titre la gazette Europe n°1. Le métèque Sarkozy, président plus pour longtemps des Français, va chercher du soutien chez les boches pour tenter de se faire réélire ; toute honte bue ! Dans une gazette suisse on comparait les deux pays d’un point de vue économique et franchement c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Pas étonnant que ces deux pays se foutent sur la gueule depuis si longtemps. Notez qu’on pourrait bien envoyer tous les boches en Japonie et mettre des Grecs à leur place, en rien de temps on aurait de nouveau un peuple naïf et belliqueux ni plus ni moins. C’est une question de chimie, pas un hasard si les boches sont les meilleurs dans ce domaine. Quant à Hollande il faudra pas longtemps avant de s’apercevoir que c’est une baudruche gonflée aux formules magique, la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. On pourrait tout aussi bien tirer la présidence au hasard comme le suggère une blogueuse, ça ne changerait rien à la donne. Si ce n’est que le populo comprendrait peut-être qu’on se fout de sa gueule depuis le début. Combien de fois faudra-t-il lui répéter qu’il n’y a pas de lendemains qui chantent, sauf dans les couloirs de l’industrie du disque, avant qu’il ne se décide à refuser de mettre un bulletin anonyme dans une l’urne funéraire de ses rêves républicains. Reste que l’anarchie n’est pas une doctrine politique, ce serait un contre-sens, une monstruosité. L’anarchiste a autre chose à foutre que de la politique. Son œil d’aigle le voue à la science ou à l’art, science matérialiste évidement, et art contre nature, ça va de soi. L’art abstrait est aussi une monstruosité. Rien de plus naturel que l’abstraction. Contrairement à une idée très répandue dans l’éducation nationale, les mathématiques ou le latin ne rendent pas plus intelligent, bien au contraire. Ils conduisent à l’opiniâtreté, maladie des plus commune dans cette institution. Ce qui est complètement abstrait et très naturel c’est la conception de la vérité sous une forme relative. Les yeux de mouche du citoyen ne voient que la vérité qui l’arrange, comme c’est romantique…et tellement naturel. L’anarchiste est quand même plus exigeant. Et le peu qui viendra de ce dernier à ce premier, c’est sa fiente. La mouche républicaine peu bien se nourrir du cadavre de l’aigle anarchiste fourvoyé en politique, quand il plane au-dessus de la mêlée et qu’il se mêle de ce qui le regarde, alors les mouches du coche se pavanent, mais c’est sur la pourriture qu’elles s’emploient, et ça va finir par se sentir.

  • Fondamentalement

    Mon petit frangin se fout gentiment de ma gueule quand j’évoque le diable. Il me dit comme ça : « t'inquiète pas pour le diable je t'ai déja dis quand t'étais petit c'est comme le bon dieu et higelin y on jamais existés c'est des histoires de grand-mère. »

    Un exorcisme à façon, s’il faut appeler les mots par leur nom, comme il dit. Mon petit frangin est un angoissé de première bourre, comme ma mère l’était, qui en est morte. Il ne peut pas rester seul. C’est ainsi que se manifeste assez subtilement le diable. Croire en dieu n’est pas non plus très difficile, plus facile que de croire au diable, mais si peu malaisé que même les femmes y parviennent. En revanche comprendre les Ecritures, même si ça ne nécessite pas une intelligence hors du commun, est une tâche qui rebute nombre de gens. Autrement dit, c’est aimer dieu qui est ardu. Aimer le diable, même en le niant ou en lui donnant d’autres noms, est à la portée de tout un chacun et rare sont ceux qui s’en privent. On sait depuis longtemps que c’est sa ruse ultime, faire croire qu’il n’existe pas ou qu’il est bénin. Mais il est malin. On peut voir l’angoisse comme une sorte de réaction du corps et de l’âme. L’appétit de bonne santé du corps correspond à celui du bien et du vrai pour l’âme. Pas pour rien que dans le christianisme la maladie est associée au péché. D’ailleurs à ce sujet mon frangin est un expert. Pour justifier un adultère, depuis légalisé, il s’est inventé une maladie. Et comme c’est un malin, il a fait en sorte que ce soit une maladie vaguement honteuse. Une douleur au fondement (au cul) dont aucun médecin ne pouvait trouver la cause. Ça lui permettait de voyager sans éveiller les soupçons de sa femme, et comme sa maitresse bossait dans une agence de voyage, vous devinez la suite. Finalement lassé d’une situation pour le moins ambigu ou tanné par sa nouvelle conquête, il a décidé de divorcer et de marier la maitresse en question. Depuis son mal au cul a disparu. Diabolique !

    Ma mère aussi niait diable et dieu mais comme c’était une bonne femme dans le fond, je me demande d’où lui venaient ses angoisses. Peut-être d’avoir à clamser avant mon paternel ?

     

    Outre que ça encourage le commerce d’anxiolytique, cette manifestation de Satan, ça ne favorise pas tellement les relations humaines déjà marquées par le signe du diable, c’est le péché originel n’est-ce-pas. D’ailleurs toutes ces victimes du malin dépensent une énergie considérable en relations sociales et activités ludiques et divertissantes diverses. A tel point que ça en devient fatiguant même pour eux. Et puis c’est en vain car le soir venu il faut affronter cette putain d’angoisse qui vous retire le sommeil réparateur. Quand comprendront-ils que plus ils s’agitent et s’excitent pour trouver l’harmonie comme ils disent, moins ils ont de chance d’y parvenir ? et quand bien même, il leur faudra ensuite affronter une nouvelle vérité : il n’y a pas de confort spirituel. 

  • Pop Pope Codex

    La plèbe est tarée, certes, mais d’où lui viennent ses tares si ce n’est de l’élite politique, religieuse, intellectuelle qui les lui a inculquées, à force de morale, de raisons, de méthode, de mathématique, de droit. Elite complètement tarée elle-même mais avec cette dose massive de cynisme qui donne au propriétaire le droit de vie ou de mort sur sa propriété ou sur quiconque la menace, le cynisme est un antidépresseur puissant. Toutes les guerres advenues ou à venir n’ont qu’une seule cause ; la possession, terrienne, immobilière et/ou sexuelle. Le peuple vit dans la peur, celle de ne pas posséder d’abord puis celle d’être dépossédée du peu qu’il a conquis avec sa sueur et son sang, de se faire posséder, avoir comme on dit. L’enculé toujours près de se faire enculeur, arrosé arroseur, etc. Pas étonnant que fatigué des turpitudes d’une vie de labeur inepte il se venge parfois sur sa progéniture, vengeance sexuelle ou fiduciaire que l’élite est bien obligée de lui concéder sous peine de se mettre en danger.

     

    L’inceste n’est pas l’apanage des petits, les grands de ce monde n’ont aucun scrupule à montrer l’exemple, il serait trop facile de le démontrer (dernièrement le fils Sarkosy rapatrié au frais des contribuables par son papounet pour une vulgaire diarrhée, peut-être une intox à l’extasie, qu’importe, son papa nounou qui rêve de mettre sa progéniture… de la mettre au sommet des ses phantasme érotico-politique, rêve de puissance, par procuration comme tous les rêves). La plèbe est tarée mais elle se tient en respect parce qu’elle y est tenue au sens flicard du terme dans la polis, la cité par une élite aussi tarée qu’elle et de laquelle elle reçoit des leçons de cynisme et de désespoir au quotidien, relayées par des journalistes pétés de thune, comme dit Lulu qui ne bande plus. Notre Président, Député, Maire, Patron, qui êtes bien vu en haut-lieu, Donnez-nous dans six mois nos congés payés, Pardonnez nos saignantes agapes comme nous pardonnons à ceux qui nous ont mangé le cœur, Ne nous soumettez pas à l’augmentation de l’essence et Délivrez-nous du chômage et des embouteillages, Ainsi soit-il. 

     

    Et quand elle se veut rationnelle, la plèbe, elle est aussi nécessaire qu’un banquet culturel en musique. Entre un accordéon et un synthé, la raison du plus fort sonne toujours la meilleure. Descartes n’a jamais fait que déraisonner, ses formules magiques résonnent encore, certes un peu moins fort que celle d’Einstein sauf pour un français pour qui elles sont comme le latin d’église. La messe est dite, la farce est jouée ? Le destin de chacun serait-il désormais de trouver la meilleure musique pour accompagner ses petites lâchetés et ses médiocres renoncements, les funérailles quotidiennes de sa vie de possédé, en syncope comme le jazz, synthétisées comme la pop, métallisées comme le rock, ou lyriques comme le rap ? Nique ta mère, c’est que des mots dans la bouche de prêtre BBB (black blanc beur) fourrés au crack, à la coke ou au cannabis et qui arborent des croix chrétiennes en or massif au bout de lourdes chaines qui scintillent autour de leur cou de Judas ?  des mots dont le symbole est la corde du pendu. Tous les musiciens sont des petits pédés élevés sous la mère, des curés qui s’ignorent mais qui vénèrent leur mère. Des célébrants du culte matriciel, du cul de leur mère, des coqs en toc, de la volaille criarde. Le renard sait bien qu’à la nuit tombée ils rêvent de l’œuf en or énorme qu’ils vont pondre au matin et que les emporter pour les saigner n’est alors qu’un jeu d’enfant. Dans la basse-cour, dès le crépuscule on ne croit pas plus au loup que le peuple ne croit au diable devant le journal télévisé du soir. Le film qui suit peut bien lui révéler sa condition, il n’en ira pas moins se vendre à la société mère dès l’aube venue. Les oiseaux, s’ils font le même office, ont au moins le bon goût de ne pas y ajouter de parole quand ils célèbrent l’œuvre de dieu. De qui le merle se moque-t-il si ce n’est du rossignol ?

    O  mocking bird have you ever heard words that I never heard, chantait robert Marley. Le même qui chantait So much trouble in the world and Redemption song, emancipate yourself from mental slavery,  none but ourselves can free our mind. Enrobé de reggae, le message est passé à la moulinette de l’industrie showbizienne. Le blues des esclaves s’est bien vendu aussi, et la révolte des rappeurs drogués, des punks no future, des gothiques satanistes, des psychadéliques, trans, world, synthétiques, rock, pop, rythm&blues, j’en passe, pour un tel inventaire il faudrait un poète magasinier, genre Prévert. C’est la musique qui est vendue à la source. Les piafs et les serins le savent bien dont le chant n’est qu’un reproche au créateur de les avoir soumis à l’impitoyable loi de la reproduction, de la multiplication. Les musiciens ont tous une âme de comptable, pas par hasard. On peut compter sur eux pour nous accompagner dans cette longue descente aux enfers qu’est la vie moderne, un casque sur les oreilles, des lunettes de cosmonaute sur les yeux, le pif bourré de poudre de perlimpinpin et l’estomac rempli de conservateurs, le corps bariolé de tatouages et des fringues marquées comme celles des esclaves. Psychopompe et Nike ta mère, au nom de la loi!

     

    Allez, qu’on envoie l’Apocalypse et en silence, les bruits des ventres affamés, des balles traçantes et des ambulances devraient suffire à faire une bonne musique de film.

  • Чем более мы слабые тем более нуждаемся в том чтобы быть богатыми*

    Un pote me fait remarquer qu’il s’agit là de vie privée. Mon dieu, il a l’air de penser que je n’ai pas de vie privée. Je voudrais le rassurer ici. Je ne parle à personne de ma vie spirituelle. Ce que je fais avec les hommes, la communication qu’on partage comme disent les vendus, les astrapades, les schmilblickés, les philologues fanatiques, tout ça ne ressort pas de mon intimité. Je n’ai pas de cette sorte de secrets. Mes comptes sont publics et transparents. En revanche dès qu’il s’agit de communion, il m’est impossible d’en parler et pour cause. Et puis suis trop pauvre et pas assez pédé pour avoir l’instinct de propriété. Que ceux qui me trouvent impudique se demandent pourquoi ils éprouvent le besoin de couvrir les ressorts de leurs actions intimes. Dernièrement j’ai eu affaire au KGB local, le SBU comme on les appelle. Un gros porc à qui j’ai tenu cœur (impossible de lui tenir tête). Sans doute un peu plus jeune que moi mais je devais bien lui rendre 10 cm et cinquante kilos. Je me suis aperçu que je tremblais. En vérité j’ai eu un peu peur pour lui. Autant égorger un cochon me rebute, quand j’ai dû sacrifier mon Roméo (voir les épisodes précédents, Roméo était le nom de mon bouc) je me serais battu, autant trucider cette parodie d’être humain, assassin jusqu’au bout des ongles, on le lisait sur le petit rectangle suant qui lui servait de front, eût été, je le confesse, un vrai plaisir. Pas facile d’en faire un ami, j’avoue. Mais sans doute possible en d’autre temps d’autres mœurs. Je tremblais de devenir à mon tour un assassin. Dieu merci, la présence de ma Pénélope m’a retenu de commettre l’irréparable. Que ce Vladimir vladimirovitch se rassure, je n’irai pas le dénoncer à la vindicte publique, je m’assoie sur la loi des hommes comme aux gogues, je ne lui donnerai pas l’occasion ni le plaisir de décapiter mon cadavre comme il a dû le faire pour Gonzague, le journaliste  martyr ukrainien (sûr qu’un juré populaire n’hésiterait pas une seconde à l’envoyer à l’échafaud rien que sur sa mine patibulaire). Pas le moindre soupçon de doute que derrière ce front bas de plafond se cache un cœur d’or, ou disons de miel, je le vois bien doux comme un agneau avec sa petite femme et ses gnards, rien de surprenant. L’est probable pas assez riche pour être vraiment faible mais sentimentalement parlant, ce doit être une vrai pâte comme on dit, c’est le genre qui fait les meilleurs assassins. Un bon gros toutou qui doit lécher loyalement la main de son maître. En revanche qu’il s’inquiète de son avenir spirituel car de ce côté non séculier, je ne réponds de rien, la colère du ciel vient de loin, très loin, tombe de très haut et l’enfer est tout proche. On le comprend TOUJOURS trop tard.

     

    *   plus on est faible plus on a besoin d’être riche

    Lapinos

  • Delay tare (ou terre)

    Pour dire que je déterre ce simulacre de pub du blog de mon cousin Lapin (j’ai failli dire latin dis donc) et qu’il aimera sûrement pas savoir que je me tape ses vieilles peaux à trois heures du matin parce que ma Pénélope prend toute la place dans le lit (et dans ma vie depuis trois jours) et que j’ai plus la force de la clouer par terre ; Seulement à lire ce petit morceau de spéculation, me suis aperçu que certains retours en arrière ne sont pas forcément inutile.

     

    « (…) Ces améliorations, comme vous les appelez, me semblent comme autant de maillons dans la longue chaîne de la corruption qui réduira bientôt en esclavage la race humaine tout entière et la plongera dans une misère incurable ; vos améliorations se déroulent suivant une croissance simple, tandis que les besoins factices et les appétits artificiels qu’ils engendrent procèdent, eux, suivant une croissance exponentielle. C’est ainsi qu’une génération acquiert cinquante besoins et qu’on invente cinquante manières de les satisfaire, qui chacune à son tour en engendrera de nouvelles, si bien que la génération suivante en a cent, celle d’après deux cents, celle d’après quatre cents, jusqu’à ce que chaque être humain devienne un tel composé d’inclinations perverses qu’il se trouve entièrement à la merci des circonstances extérieures, perd toute indépendance et toute originalité et dégénère si rapidement de la dignité primitive de son origine sylvestre qu’on ne voit guère d’autre perspective pour l’espèce humaine que celle de périr exterminée par sa propre imbécilité et sa propre ignominie (…) »

     

    Trio sublime, de Thomas Peacock (1785-1866).

     

    Si quelqu’un peut m’envoyer ce bouquin je lui laisse volontiers la nouvelle adresse de mon terrier.

     

    Idem pour la bio de Bloy par Joseph Bollery (à bon entendeur, grandes oreilles !)

  • Conte en cieux

    En un an j’ai emmené ma Pénélope une seule fois au cinéma, voir La Planète des singes. Dieu merci ça lui a pas plu. Je me félicite de la perspicacité de mon choix. Maintenant que notre fringale a ses quatre saisons dans le cornet, je crains petit l’avenir replet, repu, répétitif, le goût infect des habitudes. Me faudrait créer d’autres saisons, après tout pourquoi quatre, je demande. Les romains, qu’étaient des paysans dans l’âme, faisaient commencer l’année en mars, ce qui explique le nom des quatre derniers mois de l’année, au motif que c’était le mois du prince végétal, primavera, premiers verts, primus tempus, printemps. Mars, le paysan est souvent belliqueux et bourré de principes. J’aurais, pour ma part, aimé vivre dix-huit mille deux cent cinquante saisons, raison de ma renaissance presque quotidienne depuis ce jour de janvier qui me vit inscrit sur les registres de l’état civil, né d’un père chauffeur et d’une mère réchauffée. Je dis « presque » cause qu’il y eut bien quelques jours où je me suis pas réveillé, ne m’étant pas endormi. Je retiens surtout que naitre en janvier, sous le signe de Janus que les Anciens appelaient Chaos, ça vous laisse à penser (pour moi c’est déjà fait). Au reste, comme le soleil tourne à plus ou moins trente mille tours par vie humaine, me faut encore trouver une dizaine de millier de nom de saison, primus galbeus, primus rubeus, etc. vu que je vais pas me taper le boulot de trouver une couleur pour les innombrables passées. Après on pourrait aussi compter les heures, puis les minutes, on en finirait plus de compter. Et même on finirait comptant. D’ailleurs si on multiplie dix-huit mille deux cent cinquante par vingt-quatre ça fait un compte tout rond de trois cents mille heures, dix-huit millions de minutes et un milliard quatre-vingt millions de secondes. Rien de plus con qu’un chiffre, si ce n’est un nombre. En passant, je remarque qu’il faut vingt-quatre images par seconde pour donner l’illusion de la vie, on appelle ça le cinéma. Alors vingt-quatre heures par saison pour rendre l’aberration d’une vie, on est plus à ça près.

    Passons, comme dirait Janus le portier, je sais maintenant pourquoi le cinéma et les anniversaires m’emmerdent. Les bons comptes font les bons morts, un point c’est tout. Suffit de lever les yeux au ciel, la saison Comptant fout le camp, voilà la saison qui vit…à Crédit.      

  • Homo Bonus

    L’homme est-il ou non perfectible ? si vous posez la question à une femme, elle vous dira oui sans réfléchir. C’est qu’elle a sa petite idée. Mais disons-le tout net, cette idée tient plus de l’instinct de propriétaire, comme toutes les idées. Je voudrais rassurer les hommes de bonne volonté qui souffriraient de n’avoir pas d’idées, il y a pire : manquer d’esprit. Prenons une idée en apparence bénigne. Vous avez remarquez au cours d’une promenade en forêt qu’une branche de noisetier pouvait plier sans casser et déployer une force dont votre visage porte encore la trace. Vous sortez un bout de ficelle de votre poche et décidez de joindre les deux bouts de la branche préalablement tronçonnée tout en lui imprimant une flexion musclée. Par inadvertance vous pincez la corde ainsi tendue et oh surprise une note gracieuse s’échappe de la chose. Illico vous décidez d’en faire une autre et vous comprenez vite que de la taille de la branche dépendra la hauteur de la note. Enfin vous décidez d’attacher ensemble toutes les branches et vous voilà capable de jouer votre air préféré. Sur ce arrive un sanglier que votre sérénade a dérangé. Si vous n’avez pas pensé à construire des flèches, je ne donne pas cher de votre peau. En revanche, qu’une belle vienne à passer par là et vous aurez de quoi la séduire pour peu que vous connaissiez de jolis vers à joindre à votre sonate. Mais dès lors, fini pour vous les ballades peinard en forêt. Il vous faudra penser à lui fournir une cuisine équipée, une salle de bain électronique et un grill pain atomique. Autrement dit vous eussiez mieux fait de cueillir des noisettes au lieu d’avoir des idées.

    Mais revenons à ma question et essayons de répondre en homme en ayant le courage de l’admettre. Si l’homme était perfectible, depuis le temps, ça se saurait.

    C’est juste une idée de cannibale. 

  • No solution

    Pas facile de faire comprendre à une femme qu’il y a assez de gens sur terre pour qu’elle en rajoute. Faut absolument qu’elle ponde son œuf. Pour peu qu’on y réfléchisse un peu, tous nos problèmes viennent de là. Pensez si on avait pu les raisonner, on serait peut-être une dizaine de millions sur la terre. Ce serait presque le paradis. Dire qu’aujourd’hui ce sont aussi les hommes qui ont des désirs d’enfants, comme ils disent. L’espoir s’amenuise, c’est rien de le dire. Il y aurait à l’heure actuelle environ 200 pays dans le monde. Et tous de vouloir compter le plus d’habitants possible. J’en déduis qu’après les femmes, ce sont les pays qui sont les plus stupides. Si j’avais un pays je ferais en sorte qu’il y ait trois habitants par fonction utile. Deux qui travailleraient, en alternance, et un troisième qui ne ferait à rien, ne serait-ce que pour motiver les deux autres. Je compte assez mal mais il me semble que quelques dizaines de milliers d’habitants seraient suffisant pour avoir du pain et des enjeux.

     

    On pourrait créer des robots qui consommeraient par exemple, qui rouleraient en voiture dans les embouteillages toute la journée pendant qu’on resterait peinard à causer avec son voisin du temps qu’il fait. Le soir, ils regarderaient la télé à notre place, on les enverrait le samedi faire du shopping, se cultiver, en croisière, dans des clubs de vacance, des musées, ils visiteraient la terre pour nous, ils auraient des problèmes d’argent, des dépressions, et même de temps en temps on les enverrait à la guerre pour qu’ils nous fassent de chouettes films pleins de sentiments après, qu’on leur ferait regarder pour les détendre de leur vie harassante. Ça nous laisserait un temps fou pour méditer. On leur grefferait un sexe pour qu’ils se créent un tas de problème et même qu’ils se reproduisent, ça nous éviterait d’avoir à les construire. Je dis pas qu’on vivrait comme des dieux, mais enfin on vivrait peut-être comme des hommes pas trop cons. A tout prendre ce serait une sorte de petit progrès.

     

    Resterait toujours ce délicat et insoluble problème de notre reproduction. Insoluble car pour trouver un équilibre il faudrait se raisonner. Et la raison c’est aussi emmerdant que la morale. En cherchant du côté de la liberté on pourrait peut-être arranger un peu les choses. Mais que les hommes se sentent trop libres et plus personne ne voudrait faire de gnards. Ni appartenir à un pays d’ailleurs. Ça limiterait les enjeux et en conséquence pas mal de fonctionnaires. Les hommes seraient de moins en moins nombreux, les robots en revanche pulluleraient. A la fin il n’y aurait plus que des robots. En somme, ça ressemblerait pas mal au monde d’aujourd’hui. 

  • Salade Russe

    Faut pas être fin psychologue pour voir que Poutine a une tête de maniaque. Largement autant que Sarkozy dans un autre genre, polaire. Le blondinet avec sa tête de monsieur-tout-le-monde a dû essuyer bien des revers dans son ascension vers le pouvoir suprême comme disent les imbéciles de journalistes. La contestation moscovite prévoit de faire descendre un million de personne dans la rue. Poutine hausse les épaules, rien d’extraordinaire commente-t-il. Et force est de lui donner raison. Sur les 145 millions de Russes en admettant qu’une vingtaine de millions vote, ce qui déjà en dit long sur la légitimité du pouvoir, même s’il a bénéficié d’une majorité, ça fait pas mal de millions de gens qui n’ont pas voté pour lui. Alors un petit million qui descend dans la rue pour dire son désaccord, d’un point de vue strictement logique, pas de quoi fouetter un chat. Si, en Europe, les dirigeants politiques ne sont que les marionnettes des banquiers, en Russie, c’est pas la même chanson. Les deux ou trois banquiers qui ont favorisé l’accession de P. au pouvoir ont vite été obligés de déchanter, l’un d’eux a même fini en cabane. On est loin d’un Mitterrand qui confiait à sa bergère son impossibilité d’appliquer ses promesses électorales à cause de la pression des financiers.

     

     Gorbatchev, le seul président russe depuis Staline à n’avoir pas tapé dans la caisse, conseille à P. de lâcher le pouvoir. G. n’est pas naïf au point de croire que P. en est capable. Pour les Russes, G. est suspect. Pas normal ce qu’il a fait, vaguement pervers. Tous les Russes qui votent, tous sans exception, s’identifient parfaitement à celui à qui ils donnent leur voix. C'est-à-dire qu’à sa place ils feraient la même chose, favoriser sa famille, ses amis, son clan. Les Ukrainiens sont pareils. Les slaves, comme les ritals, sont des peuples qui vivent sous l’empire de leur mère. Et les mères, la justice sociale, elles s’en battent ce qui leur sert de couilles. Du moment que le fiston gagne bien sa vie et que la retraite est assurée !

    L’alternative à Poutine, c’est des communistes qui ont lu Marx comme Berlusconi a lu la Bible, d’une main, des nationalistes à la droite d’Hitler, des libéraux aussi menteurs que voleurs et des joueurs d’échecs maniaques. A peine il avait quitté le pouvoir que Gorbatchev faisait de la pub pour une marque de pizza, son côté pervers. Un recyclage pourtant logique pour un homme politique. En avance sur son temps le Gorbi, disons en phase. Poutine est trop ringard et pas assez intelligent pour piger ça. Quand il fait de la pub pour Harley Davidson, il se fait même pas payer. Serais même pas surpris qu’il fasse un carton dans la foule comme le poète de Liège, mais avec un ou deux tanks, pour dire. Quand il compare les manifestants à des singes, on peut dire que c’est un avis d’expert.

    Pour conclure, 125 millions de Russes sont pris en otages par vingt millions de cons. Peu de chance pourtant qu’ils parviennent à détrôner leur roi.

  • Exit Noël

    Par Lapinos

    Il y a plus spirituel encore que le boycott des Jeux Olympiques de Pékin ou ceux de Londres en 2012, c'est le boycott de la sempiternelle fête de Noël, mélange écoeurant de paganisme et de christianisme.

    A vrai dire je ne suis même pas sûr d'avoir jamais croisé chrétien qui, passé onze ans, fête Noël sans remords, tant la laideur et l'indécence de cette fête sont frappantes ; sauf peut-être aux Etats-Unis où, comme dans les écoles de commerce, toutes les occasions sont bonnes pour se beurrer à mort, et tenter d'oublier qu'on mène une vie d'esclave parfaitement inutile.

    Les gardiens du Temple républicain ne s'y frottent d'ailleurs pas trop, au père Noël, ces couilles molles, mais préfèrent affronter l'islam ou un pape gâteux, la tête farcie de schnaps philosophique, plutôt que la coalition des chambres de commerces de France.

    Les Républicains sont des connards incapables de concevoir que la seule neutralité religieuse compatible avec la possession, immobilière ou sexuelle, c'est le cimetière. Le paradis républicain est un immense charnier, passé, présent et à venir. Ce qui caractérise le curé, c'est l'inculpation incessante d'autrui, afin d'échapper à sa propre responsabilité. Seul l'anarchiste a vraiment le sens de la responsabilité, qui consiste à éviter de collaborer à l'échafaudage d'édifices gigantesques, qui nécessairement finissent par se casser la gueule, après avoir écrasé les plus faibles pendant des siècles.

  • Guerre de choix

    Le type se sent devenir Bardamu : je regarde que les films de guerre, je me sens aussi bas de la morale qu’un cinéaste, je préfère ces films à la guerre elle-même, même si je l’ai jamais faite, a-t-il l’honnêteté d’ajouter. Une fois devrait suffire pour peu qu’on y survive, je suppose qu’aurait dit le vrai Bardamu. En revanche on peut pas dire que ce soit vrai pour l’humanité vu le nombre de guerres qu’elle a connu. Elle apprend pas vite la gueuse. Une oublieuse, l’humanité. Odieuse pour tout dire. Les humanistes se shootent à quoi, qu'on me le dise ! au futur antérieur ? Aux rêves de progrès ? C’est peut-être ça qui les rend infâmes ! Juste le contraire de ce qu’il faut faire en somme. Au lieu de rêver d’un paradis sur la terre, mieux dresser un constat pessimiste dès les premiers massacres. Ce qu’a pas manqué de faire le Christ, forcément, peu d’élus après ça.

     

    Les guerres n’ont jamais été que des règlements de compte, des additions des soustractions, des pingouins cupides à enrôler des divisions d’obligés notoires, vous et moi, pour aller se massacrer à leur place au nom d’un territoire remplis de meubles et d’immeubles même pas à nous. Le goût de l’honneur est une saloperie à la puissance, les honneurs qu’on doit à tel héros de la guerre est à la force de l’estomac, une gageure, un renvoi. Les vomir tous ces vendeurs de rêves, ces rêveurs de ventes. Leurs progrès on en a vu les limites. Leur nouvelle technologie à exalter la médiocrité, leur culture en perfusion, leur cinéma esthétique, leur poésie inepte, leur musique robotisée, leur Internet salace. Et tout ce qu’un De Gaule a été foutu de nous apporter à nous françouzes : du nucléaire. De quoi se faire sauter le caisson des millions de fois. Qu’est-ce qu’on pouvait attendre d’un type pareil, je vous le demande, un acteur contrarié ! Mon Bardamu finit par me révéler qu’il n’a aimé qu’un seul film de guerre, Voyage au bout de l’Enfer avec ce diable de Robert de Niro en personne. C’est son Voyage au bout de la Nuit en somme. A la différence que ni les acteurs ni l’auteur du film n’ont été persécutés comme Céline.

     

    L’apocalypse au cinéma c’est gentil, tant qu’à faire, je préfère encore une farce sur la shoa comme La Vita Bella de Bégnini. Encore qu’on pourrait étendre le propos bien au-delà de l’Allemagne nazie. Certes aujourd’hui le personnel de Pôle Emploi vous poursuit pas à coup de mitraillette, c’est beaucoup plus subtil, les proprio sont dans leur droits, etc., mais l’ordre règne tout autant, comme on dit. Et à voir comment chacun court après son identité, ça sent pas bon du tout. Mon film préféré c’est La Planète des Singes, au moins ça fait pas rêver. C’est pas comme The Foutain Man d’Ayn Rand qui prend Aristote pour un rêveur du temps qu’il écoutait son maitre Platon avant de le prendre à contre-pied, à contre-rêve. L’homme est un animal naturellement politique qu’il a dit après ça Aristote, et les couillons ont compris que la politique était ce qui différenciait l’homme de l’animal alors que c’est quand il devient naturel, animal, que l’homme est politique, voilà ce qu’il dit vraiment Aristote. Les singes sont là pour nous le démontrer. Et à défaut les fourmis les abeilles ou les loups.

     

    En fin de compte quand on se sera débarrassé de la politique et de la société on aura plus besoin de cinéma, encore un peu de persévérance. Après si on me demande ce que je ferais en cas de guerre, j’ai pas la réponse mais j’y réfléchis, patience.

  • Mortelle Formule

    L’amour physique est sans issue. Il mène pourtant à la tombe aussi sûrement qu’une fourchette. Baiser et bouffer, des jeux sexuels et du pain, et la mort au bout du chemin. Mathématique ! Rien qui ressemble plus à un tas de sable qu’une pyramide égyptienne. Faut être un maniaque sexuel ou une gonzesse pour chipoter sur la tangente et le cosinus. On n’incline jamais que vers le trou.

  • De Rien

    Le vrai confort matériel, c’est l’absence de toutes ces saloperies qui nous pourrissent la vie, ce qui mène à la spiritualité.

    Le vrai confort spirituel, c’est l’absence de toute spiritualité et ça conduit au cimetière, question de temps.